22/02/2013

L'envol de la jeunesse

Il y a exactement un an, le 22 février 2012, après des mois de travail de la part des Parlements des Jeunes communaux de Thônex, Meyrin, Versoix et du Grand-Saconnex, le Parlement des Jeunes Genevois vit le jour. Plusieurs dizaines de jeunes venus de tout le canton fixèrent les objectifs et le cadre de ce grand projet de société dans leur première Assemblée Générale. Le président du Grand Conseil, Pierre Losio, y prononça un discours des plus conventionnels, montrant à quel point il restait de chemin à parcourir avant de convaincre et d'être crédible aux yeux des autorités.

 

Pour cette première année, la présidente Zéa Girod et le Conseil avaient la dure tâche de mettre le Parlement des Jeunes Genevois sur de bons rails. Comment assurer le succès et la pérennité d'une association qui cherche à représenter une génération entière, alors que tout est à faire? L'année écoulée montre que rien n'est simple. En cette journée du premier anniversaire du PJG, le seul progrès matériel notable réside dans le petit budget qui vient d'être alloué par la Ville de Genève (qui par ailleurs servira surtout à couvrir les dettes de l'an passé). Il manque au PJG un siège et un budget permettant de réaliser des projets d'envergure. De plus, on est bien loin d'une reconnaissance des autorités quant au rôle de représentation de la jeunesse genevois que le PJG cherche à remplir. Ces défis sont cependant en voie d'être vaincus, même si le temps sera encore et toujours nécessaire.

 

Cependant, il est évident de souligner que l'argent, les locaux et l'attention des autorités n'ont aucune importance si la motivation, la créativité et l'engagement des membres font défaut. Tel n'est pas le cas actuellement: malgré l'obstacle pécuniaire, qui constitue souvent la dernière condition à leur réalisation, les projets abondent, comme l'organisation de tables rondes autour de votations, d'élections ou de thèmes déterminés. Le PJG collabore avec de plus en plus d'associations de jeunes, comme STOP Suicide et la Soupô, pour des évènements aux résultats fructueux. Au vu de tout ce qui précède, force est de constater que le PJG ne manque aucunement de ressources.

 

La lutte contre l'abstentionnisme électoral des jeunes, la défense de leurs intérêts aux plus haut lieu et l'encouragement à l'engagement citoyen constituent les principaux buts de l'association. On ne peut nier que ces sujets sont peu présents à l'ordre du jour des autorités, malgré leur influence importante sur le rôle que pourraient se donner les jeunes dans leur société. 

 

Le PJG n'a qu'un an. L'idéalisme innocent et la motivation sans faille seront encore la règle pour longtemps, ne permettant pas de douter du bon succès de son entreprise. L'Assemblée Générale de janvier a vu se réaliser plusieurs changements, dont le retrait de Zéa Girod au profit de Nicolas Fournier à la présidence. Une page se tourne, mais alors que deux des parlements de jeunes fondateurs, Meyrin et Versoix, sont morts faute de membres, le PJG n'a rien à craindre. Ses membres sont sa force vitale inépuisable et apparemment éternelle, et ils feront des merveilles à l'avenir.

 

Les combats des premiers jours sont encore à gagner, mais la détermination des jeunes du PJG vaincra tous les obstacles. Vous entendrez parler de nous.

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