18/06/2013

Portraits de candidats: Philippe Meyer de Stadelhofen

Philippe Meyer de Stadelhofen (Parti Vert'libéral), 53 ans

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C'est un homme calme et réfléchi, avec lequel il saute aux yeux que toute discussion sera forcément constructive. Philippe Meyer de Stadelhofen se définit comme un adepte de l'équilibre et de la négociation; selon lui, les solutions existent toujours, tout comme les terrains d'entente, à chaque fois que l'on privilégie le dialogue.

 

Faisant preuve d'une saine ouverture d'esprit, excluant tout a priori ou étiquette, ainsi que d'une consensualité l'amenant à ne voir nul besoin de hausser la voix pour trouver un accord, il se considère également comme quelqu'un de pragmatique, car il préfère réfléchir à des solutions que de chercher le responsable des problèmes.

 

Après des études en économie politique à l'Université de Genève, Philippe Meyer de Stadelhofen se lance dans le monde bancaire. Passant notamment par une expérience de stagiaire à New York auprès d'American Express, il est actuellement responsable des crédits à la banque Hyposwiss depuis 2009, profession qui ne l'empêche pas de dédier son temps libre à la musique (il est saxophoniste à l'AMR) et au sport.

 

Sa volonté de s'engager en politique date de 2009, à une époque où il s'intéresse de plus en plus à la cause écologiste. Il rejoint les Verts la même année, mais il se rapproche ensuite du parti Vert'libéral, des valeurs duquel il se considère plus proche, et rejoint en 2010 la toute jeune section genevoise, dont il est actuellement le Vice-Président. C'est un contact avec Isabelle Chevalley (Conseillère Nationale vaudoise), seule représentante romande du parti aux chambres fédérales, qui l'a décidé à franchir le pas de l'adhésion. Un des motifs de celle-ci est que, estimant que "l'écologie doit exister pour elle-même", il regrette qu'elle soit devenue trop "politisée". Il privilégie une approche pragmatique, celle de la défense de projets sans a priori sur ses futurs adhérents.

 

Membre du WWF et défenseur de la sortie du nucléaire, Philippe Meyer de Stadelhofen a toujours voulu participer à la promotion des valeurs écologistes, mais le manque de temps l'en a longtemps empêché. Une des raisons de son engagement au parti Vert'libéral est le constat que l'écologie n'est pas assez défendue à droite de l'échiquier politique: "on est à un tournant, il faut donc prendre des décisions importantes pour la suite". Mais dans un canton qui impose à tout parti de convaincre au moins 7% des électeurs pour siéger au Grand Conseil, il va de soi que cette campagne électorale sera un véritable challenge, ce qu'il n'ignore pas: il est au contraire passionné par l'aventure qu'il est en train de vivre avec ce jeune parti.

 

Quant à sa candidature, il ne la considère pas comme individuelle. "Le Grand Conseil, c'est une équipe de 100 membres dans laquelle il faut éviter une guerre de tranchées". Philippe Meyer de Stadelhofen regrette que les différents partis politiques ne dialoguent plus entre eux, car la conséquence inévitable est l'absence de toute construction collective de solutions. Son ouverture d'esprit l'amène par ailleurs à ne pas reconnaître d'adversaire politique en particulier, même si la collaboration s'annonce plus difficile avec les formations dites "extrêmes".

 

Il s'intéresse en particulier aux questions de mobilité et d'énergie (participant d'ailleurs au groupement "coordination énergétique", qui a pour but de trouver des solutions et des innovations dans ce domaine), mais mentionne également la thématique du logement, qui fait partie intégrante de son activité professionnelle. Sa principale préoccupation concerne le bilan énergétique des bâtiments, qui contribue actuellement à hauteur de 40% des émissions de carbone, bilan qu'il souhaite améliorer en luttant contre l'excès de réglementation en la matière et par la répartition de l'effort entre les propriétaires et les locataires.

 

Interrogé quant à son regard sur la vie politique en général, il constate que "les partis historiques ne sont plus à l'écoute de la population [...] et les nouveaux partis au discours populiste arrivent avec des solutions à l'emporte-pièce, qui ne sont pas bonnes. Il n'y a plus aucun discours entre les différents partis, et rien ne se construit. On a besoin de gens qui apportent des solutions sans excessivement se soucier de résultats électoraux: actuellement, on joue à qui pisse le plus loin." Philippe Meyer de Stadelhofen a grand espoir de voir son parti dépasser les 7% de voix en octobre et accéder au Grand Conseil genevois pour la première fois de son histoire, concédant que les Vert'libéraux ne pourront selon lui pas obtenir plus de 9 sièges.

 

De son point de vue, Genève est tout d'abord multiculturelle, c'est-à-dire un assemblage d'énergies venant des quatre coins du monde. Il met en garde contre le fait de se croire les meilleurs du monde: attention à l'arrogance et au fait de se reposer sur ses lauriers; c'est par ailleurs ce que les confédérés reprochent souvent aux genevois. Selon lui, Genève doit savoir se projeter dans le futur et avoir une vision pour l'avenir, car "les succès du passé ne sont pas une garantie pour l'avenir", et doit oser faire des choix.

 

Pour conclure ce portrait, "faire avancer la cause environnementale au-delà des clivages politiques", voilà la phrase qui résume l'engagement de Philippe Meyer de Stadelhofen. Vous pourrez suivre sa campagne dans les médias (il envoie régulièrement des courriers des lecteurs à la Tribune de Genève) et sur le site du parti Vert'libéral genevois.

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