18/09/2013

Portraits de candidats: Jérémy Seydoux

Jérémy Seydoux (Parti Vert'libéral), 18 ans.

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Le point de départ obligé pour toute description de Jérémy Seydoux est sa taille: il est grand. Très grand. Par ailleurs, il est empli d'une énergie (renouvelable?) en apparence inépuisable. Enfin, il est jeune: à 18 ans et à l'heure d'aborder sa dernière année au collège De Stael, il est le benjamin de ces élections au Grand conseil. Il se décrit comme engagé, hyperactif, ambitieux et philanthrope. Il aime entreprendre, être un peu "leader" dans ce qu'il fait.

 

Jérémy Seydoux est réputé dans son collège pour son engagement en faveur de Staël TV, la chaîne télévisée des étudiants, qu'il a fondée il y a deux ans: "c'est la troisième saison consécutive, ma dernière; après cela je démissionnerai [...] il y a beaucoup d'émotion." Outre cette activité journalistique, il est également trompettiste et secrétaire de la Musique Municipale de Plan-les-Ouates, membre du Parlement des Jeunes Genevois, de l'association des élèves du collège de De Staël, participant au Students' United Nations, ex-participant à la session des jeunes et bénévole auprès du Plan-les-Watts festival, un projet de jeunes pour les jeunes, dont la sixième édition l'an passé avait accueilli plus de 7000 personnes. A ses heures perdues (pour autant qu'il lui en reste), il pratique la plongée sous-marine.

 

En ce qui concerne la politique, celle-ci a toujours fait partie de la famille Seydoux. Son père, Laurent Seydoux, fut successivement Conseiller municipal (y compris Président de celui-ci) et Conseiller administratif (pendant huit ans, passant par deux mandats de Maire) de la commune de Plan-les-Ouates. Il est également un des membres fondateurs des Vert'libéraux genevois. Cette ouverture sur la vie politique n'a pas manqué de séduire Jérémy Seydoux. "Maintenant que je suis dedans, ça me plait, me passionne." Le jeune homme a déjà plusieurs passages sur le plateau de "Genève à chaud" (émission politique de la chaîne locale Léman bleu), ce qui, en termes de visibilité politique, lui donne une certaine crédibilité, quelques mois seulement après avoir soufflé ses dix-huit bougies.

 

Selon lui, le parti Vert'libéral est un parti en accord avec sa génération, prônant plus d'intérêt envers l'environnement, une meilleure qualité de vie et le replacement de l'humain au centre des préoccupations. Jérémy Seydoux n'ayant jamais été "à gauche", il trouve dans ce parti quelque chose qui lui plaît: "un parti écologiste de droite, je trouve ça plutôt sexy." Il y reconnaît véritablement son ADN même: la poursuite d'objectifs de réduction des émissions de carbone, l'assainissement des bâtiments, le développement de la mobilité douce, mais également la construction et le maintien d'une économie forte. L'avantage est que son parti n'a pas (encore?) de comptes à rendre et ne traine pas de casseroles, ce qui permet à Jérémy Seydoux de se projeter en avant et de participer directement et librement à l'émergence des Vert'libéraux, ce qu'il considère comme une expérience riche. En résumé, il affirme que ce parti, à l'opposé des Verts qui opposeraient l'écologie à l'économie, considèrent ces deux thèmes comme complémentaires: "l'écologie est la solution à une économie prospère, mais sans elle, l'écologisme ne peut être mis en oeuvre."

 

Jérémy Seydoux est candidat aux élections du 6 octobre prochain. "A l'électeur de choisir qui est digne; je propose ma maigre expérience, mon engagement et mes projets", dit-il en ajoutant que sa candidature est en quelque sorte l'aboutissement de son engagement. "Si on ne s'engage pas, on laisse la place aux autres; pour une grande gueule comme moi, qui aime proposer de nombreuses choses, à quoi bon laisser parler les autres?", plaisante-t-il. S'agissant d'une éventuelle source d'inpiration dans son engagement, il désigne immédiatement Jacques Chirac (ancien Président français). 

 

Quant à ses domaines de compétence, il évoque principalement ceux qu'il connaît et qu'il côtoie: l'éducation et la formation (en ce qui concerne l'enseignement de l'histoire suisse, Jérémy Seydoux demande plus de cohérence entre les différents collèges, de trop nombreux élèves n'ayant pas l'occasion d'étudier cette matière puisque son intégration au programme scolaire dépend du bon vouloir de l'enseignant), tout ce qui touche à la jeunesse, et les questions relatives au tissu associatif et humain ("dont j'ai envie de me faire le porte-voix: je veux faire progresser les projets de jeunes"). Il fustige les syndicats de professeurs, les accusant de ne pas représenter la fonction publique mais au contraire leur seule personne et de nuire à l'image de l'enseignement par leurs actions nocives. "Calimeros, pas contents et revendicateurs, ils dérangent les enseignants qui aiment leur travail et qui n'entrent pas dans ces "petits" combats syndicaux qui divisent un collège, récupèrent des partis contre les enseignants et mettent une mauvaise ambiance." Sa priorité pour la législature serait de fournir aux établissements scolaires des moyens supplémentaires pour organiser des séjours linguistiques plus nombreux.

 

Pour lui, la vie politique souffre d'un sérieux manque d'intérêt: "on ne peut que s'en vouloir, en tant que politiciens; certains ont fait des conneries qui nuisent à son image [...] mais elle est indispensable: ne pas la comprendre, c'est se tromper." Jérémy Seydoux ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il désigne ses adversaires politiques: critique envers les adeptes de la guerre permanente au niveau philosophique, il pointe du doigt les "vieux cons" (il s'agit de personnes imbues d'elles-même, sans ouverture d'esprit, agressives dans leur argumentation, persuadées que leur vérité est LA vérité; en résumé, il s'agit en fait d'auteurs d'une sorte d'intolérance).

 

Il voit Genève tout d'abord comme le siège de l'ONU, mais aussi comme une des capitales économiques de la Suisse. Genève, c'est aussi le jet d'eau, la cité de Calvin, le berceau de la Réforme... Jérémy Seydoux est persuadé que personne n'a jamais entendu parler de Genève. Mais il s'inquiète de certaines choses qui pourraient menacer cette vision: "il y a un manque de rêve, de vision, de grandeur que les politiciens devraient apporter, car c'est ce qui fait la prospérité; il y a donc un manque de prise de risques. Attention, car rien n'est immortel, même une grande ville, comme par exemple Detroit: ça peut arriver partout."

 

Si suivre les actions de Jérémy Seydoux vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur son profil facebook, sur les stands des Vert'libéraux, observer ses interventions dans les médias, ou encore le contacter pour aller boire des verres (079 947 41 56) lors de cette campagne qu'il mènera sous le slogan: "la jeunesse est pleine de ressources, faites-moi confiance."

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