24/09/2013

Grand oral genevois: le bilan.

Suite aux réactions qui ont suivi la publication du texte original de cet article, je me suis rendu compte de plusieurs choses:

  1. Il n'avait pas quitté le stade du brouillon.
  2. Le but substantiel de la réflexion n'avait pas été clairement défini.
  3. Sa forme a fait que l'attention s'est focalisée sur les notes elles-même, un point que je considérais en soi comme anecdotique.

 

J'avoue que je ne sais toujours pas exactement ce que je cherchais à dire. C'était, grosso-merdo, une simple mise par écrit des impressions que j'avais eues du débat de lundi dernier. Mais je me suis rendu compte que je n'aspire pas véritablement à rédiger ce genre d'articles. Je cherche le plus souvent à apporter des éclaircissements, à apporter une réflexion constructive sur divers sujets qui m'interrogent. Et ici je n'ai pas agi de la sorte.

 

De plus, il n'était pas clair que je souhaitais réellement, pour la plupart des candidats s'étant exprimés, leur donner des critiques d'encouragement. Par exemple en ce qui concerne Delphine Perella-Gabus: je pense honnêtement que ses propositions sont concrètes et lucides, et je souhaite qu'elle réussisse à faire pleinement valoir ses opinions intéressantes. Mais ma critique de sa manière de les exprimer était déplacée, même en affirmant que je ne réagissais pas au fond, car c'est celui-ci qui doit primer la forme dans un débat politique.

 

Même chose pour Anne Emery-Torracinta, qui est pour moi la meilleure des vingt-neuf candidates et candidats, car sa vision et son attitude sont une belle et rare combinaison qui, et j'en suis convaincu, manque cruellement au gouvernement de ce canton. Malgré ces convictions, j'avais perdu de vue que sa défaite de l'an passé, certains journalistes avaient contribué à la rendre possible en détournant les regards de ses propos pour les concentrer sur son physique. J'ai donc accordé trop d'importance à l'apparence, comme l'ont fait les journalistes indélicats en cause, et je le regrette.

 

De ce fait, que mes critiques aient été élogieuses ou incendiaires, je tiens à m'excuser auprès de toutes les candidates et tous les candidats dont j'ai critiqué les performances sur ce blog. Et tout particulièrement à Anne Emery-Torracinta, Thierry Apotheloz, Alexis Roussel, Michèle Künzler, Antonio Hodgers, Laurent Seydoux, Sandrine Salerno, Roger Deneys, Delphine Perella-Gabus, Luc Barthassat et Serge Dal Busco, des personnes que j'ai eu la chance de rencontrer et en lesquelles je reconnais les qualités qui font les bon(ne)s Conseillers-ères d'Etat. Mais même aux autres, que je connais moins ou pas du tout, j'aurais pu et dû réserver un texte plus digne des articles constructifs et réfléchis que j'essaie de produire à chaque publication.

 

Certains vont ricaner de cette volte-face, mais je ne m'érige pas en référence du monde politique genevois. Si je me trompe, ou si je m'y prends mal, je le reconnais et je répare les dégâts tant bien que mal: c'est pour moi la meilleure manière de prouver mon honnêteté et ma bonne foi.

Écrit par Diego Esteban dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

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