16/10/2013

A quel jeu Philippe Morel joue-t-il?

Nombreux furent les observateurs politiques surpris de voir dans le 12:45 de la RTS (lundi 7 octobre) le docteur Philippe Morel, député du PDC au Grand Conseil réélu la veille, sourire franchement le soir des élections avec toute l'équipe électorale du MCG, sur les lieux où ce parti fêtait ses résultats électoraux.

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Philippe Morel s'était déjà fait remarquer par ses affiches électorales personnelles (avec lesquelles il a notamment inondé les médias, alors qu'il n'était "que" candidat au Grand Conseil) sur une dizaine de culs de bus au moins. Il fut, grâce aux dizaines de milliers de francs qu'il a investis dans sa campagne, le premier élu de la liste du PDC (derrière Luc Barthassat et Serge Dal Busco).

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L'actualité politique fut agitée - début 2013 - par l'annonce de plusieurs défections de membres PDC, qui ont quitté ce parti pour aller rejoindre le MCG (Delphine Perella-Gabus ou Sandra Golay par exemple). Pourtant, et le PDC a été clair sur ce point, le MCG est un parti aux antipodes des principes de la démocratie chrétienne. De ce fait, la démarcation politique avec le MCG a dû clairement être affirmée par le PDC.

1382309_420775224689363_1950545203_n.jpgDe ce fait, on peut avoir de la peine à comprendre pourquoi Philippe Morel s'affiche à la télévision publique, à un moment particulièrement sensible (le soir des élections), en compagnie des figures les plus médiatisées d'un parti adversaire du sien, dans son fief de campagne. Les politiciens adeptes de l’ambiguïté, surtout en ce qui concerne les candidats, n'inspirent en général pas confiance: si Philippe Morel pense que seul l'argent qu'il a dépensé en grosses sommes peut lui offrir sa réélection, c'est que ses propositions sont insuffisantes. S'il ne montre pas clairement sa ligne politique (en tant qu'élu du peuple, c'est le minimum qu'il doit à celui-ci), il se rendra rapidement compte que l'argent ne suffit pas, lorsque le peuple lui barrera la route aux prochaines élections.

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13/10/2013

Mauro Poggia, troglodyte maladroit

Ce dimanche, une semaine après le premier tour des élections au Conseil d'Etat, Mauro Poggia, candidat encore en lice, s'est fendu d'un article sur son blog, dans lequel il nous explique qu'en réalité, le MCG n'est pas un parti antifrontalier. En effet, dans un des derniers tous-ménages du MCG, il était question de "l'épidémie de frontaliers qui n'était pas éradiquée". Mais dans une plaidoirie qui se voulait l'expression de l'évidence la plus incontestable, Mauro Poggia tenta de nous convaincre du fait que l'association des termes "épidémie" et "frontaliers" n'était pas imputable à ses véritables auteurs, mais uniquement au lecteur qui "s'éloigne de la déclaration première". C'est vrai qu'il saute aux yeux que derrière "l'épidémie de frontaliers" se cache un raisonnement sain et réfléchi, que seuls les médisants ne sauraient appréhender à sa juste valeur... Sans m'attarder sur l'auto-déresponsabilisation habituelle dont font preuve les représentants du MCG, je vous cite une phrase tirée de cet article et qui a particulièrement retenu mon attention:

"L’article quant à lui indiquait pourtant clairement que les frontaliers en tant que personnes n’étaient pas visés et que c’était la problématique de l’invasion de travailleurs frontaliers qui était en cause"

Je me demande bien quelle sera sa réaction le jour où je parlerai de l'élection de ses camarades comme d'une "infection MCG qu'il faut supprimer", tout en précisant que je ne vise aucune des personnes élues. Malgré toutes ses acrobaties argumentatives, il échoue dans sa tentative de brouiller les esprits: le MCG est bel et bien un parti antifrontalier, ce que Mauro Poggia ne pourrait raisonnablement nier que si c'est dans une grotte qu'il a vécu ces huit dernières années.

 

Cependant, un unique titre dans un seul tous-ménages ne saurait à lui seul expliquer pourquoi le MCG est un parti antifrontalier. Cette caractéristique du mouvement fondé par Eric Stauffer sous le nom de "Mouvement Blochérien Genevois", en référence à un ancien Conseiller Fédéral UDC qui fut éjecté du gouvernement pour irrespect de la collégialité, découle d'une de ses idées-phare: "réservons les emplois aux Genevois" (selon la dernière formulation en date). Il est vrai qu'avant le MCG, personne ne parlait des frontaliers: les représentants de ce jeune parti ont donc bondi sur l'occasion d'ériger cette catégorie de travailleurs en bouc-émissaire commode des problèmes de l'emploi à Genève. Depuis lors, le frontalier est - à tort - devenu un "problème". En effet, le postulat premier du MCG (les frontaliers prennent les emplois des Genevois) a récemment été contredit par une étude très sérieuse menée par le Professeur Yves Flückiger, qui y nie toute corrélation entre le nombre de frontaliers et le taux du chômage.

 

Malgré cette étude, le MCG a poursuivi sur la voie du préjugé et continue encore de marteler sa volonté de lutter contre la présence de travailleurs frontaliers dans le monde genevois de l'emploi. Le terme de "frontalier", quant à lui, a une acceptation géographique et une acceptation juridique. Lorsqu'on interroge un représentant du MCG sur le sens précis qu'il donne à ce qualificatif, on dirait que celui-ci n'a pas d'autre définition que celle d'une personne travaillant sur Genève mais habitant ailleurs, d'où les accusations (fondées) contre ce parti de discrimination des Genevois habitant en France. En effet, lorsque l'on voit que moins d'un logement sur 200 est vacant sur l'intégralité du territoire genevois, qu'est-ce qui justifie de stigmatiser ses concitoyens en raison de leur lieu de résidence, si celui-ci n'est pas forcément volontaire? De rares membres du parti, dont l'avocate Danièle Magnin, affirment que le statut de "frontalier" est plutôt considéré sous son acceptation juridique, et que le parti s'attaque en réalité aux "euro-frontaliers", mais il est naïf de leur part que de croire que ce point de vue est celui que le MCG présente à la population à travers ses affiches (voir exemples ci-dessous).

 

Le MCG ne s'émeut pas du fait que ses propres slogans, affiches et autres formes de communication insufflent un amalgame aussi malsain que faux, visant à ériger les frontaliers comme un véritable problème de société, ce qu'ils ne sont manifestement pas. Pour les élections au Grand Conseil du 6 octobre dernier, ce parti avait présenté 99 candidats, dont un certain François Duc, Genevois frontalier domicilié à Gaillard: lorsque cette information fut diffusée dans la presse, ce candidat a été victime de harcèlement, principalement de la part de sympathisants MCG. Je tiens cette information d'un membre du bureau du MCG, qui n'a visiblement pas compris qu'à force d'insister sur la fausse croyance qu'un frontalier en plus est un emploi en moins pour les Genevois, elle s'installe dans les esprits et détruit toute forme de bon sens. Face à cette situation, le fait que le MCG la cautionne par le silence permet ainsi de confirmer qu'il s'agit bel et bien d'un parti antifrontalier.

 

Mais ce débat est un faux débat. Faire croire aux Genevois que les frontaliers sont un problème, alors même que cette opinion est déjà fausse, en affirmant qu'agir de ce côté-là améliorera leur situation, tient purement du mensonge. De plus, il est de notoriété internationale que la thématique de l'emploi est extrêmement complexe, et avancer une solution-miracle revient à faire preuve d'une simplicité malhonnête. 

 

Voir aussi l'article du Temps en rapport avec ce même sujet, ou cet article du Courrier, ou ce communiqué de presse du MCG, ou cet article de la Tribune de Genève (les exemples montrant l'incohérence du MCG sont extrêmement nombreux).

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Vos élu-e-s par commune

Le Grand Conseil de la République et canton de Genève est l'un des rares en Suisse à être élu selon le système proportionnel intégral. En d'autres termes, là où la majorité des cantons sont subdivisés en plusieurs régions électorales comprenant un nombre déterminé de représentants à élire au parlement cantonal, les Genevois, qu'ils viennent d'Avusy, d'Anières, de Meyrin, de Veyrier ou de Céligny, élisent chacun les 100 députés du législatif cantonal, et non uniquement ceux de leur circonscription électorale. Cependant, il n'est pas inutile de se pencher sur le lieu d'origine de chacun-e des élu-e-s, afin d'étudier la représentation territoriale du parlement cantonal.

 

Quelques statistiques: pop v cand: Bardonnex (0.5-2.1) - Bellevue (0.7-0.2) / cand v élu: Aïre/Anières (0.4-1.7) - Chêne-Bourg (2.5-0.9) / pop v élu: Aïre (0.2-1.7) - Avully/Collex (0.4-0)

 

(Mise à jour 7 mars 2017) Méthode: la commune d'origine est celle indiquée sur les listes électorales, même si un déménagement a eu lieu entre-temps. Il est indiqué pour chaque candidat s'il est élu député, député suppléant, au Conseil d'Etat/Conseil national (incompatibilité avec la fonction de député), démissionnaire, décédé ou non-élu. Il est également indiqué son parti (ou son ancien parti s'il siège comme député hors-parti). Pour chaque commune, il est indiqué son nombre de candidats, la part de cette commune dans le nombre total de candidats, la proportion de la population qui y vit, et le pourcentage d'élus issus de cette commune.

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Candidat-e-s au Grand Conseil: 476

Communes représentées chez les candidat-e-s: 37/45 

(aucun-e candidat-e pour Avully, Céligny, Chancy, Collex-Bossy, Gy, Jussy, Laconnex ou Presinge)

Député-e-s au Grand Conseil: 100

Député-e-s suppléant-e-s au Grand Conseil: 18

Communes représentées au Grand Conseil: 29/45

(les candidat-e-s représentant Cartigny, Corsier, Dardagny, Genthod, Meinier, Perly-Certoux, Pregny-Chambésy, et Russin n'ont pas été élu-e-s)

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Aire-la-Ville (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Raymond Wicky (PLR), Norbert Maendly (UDC, vient-ensuite)

  

Anières (0.5% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Jean-Luc Forni (PDC), Antoine Barde (PLR)

 

Avully (0.4% de la population, 0 candidats)

 

Avusy (0.3% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus, 1 Conseillère d'Etat)

  • Conseil d'Etat (1): Anne Emery-Torracinta (PS)

 

Bardonnex (0.5% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Députés (2): Christian Frey (PS, vient-ensuite), Georges Vuillod (PLR, vient-ensuite)
  • Conseil d'Etat (1): Luc Barthassat (PDC)
  • Non-élu-e-s (7): Sophie Dubuis (PLR), Daniel Fischer (PDC), Richard Saas (Vert'libéraux), Olivier Sauty, Guillaume Sauty, Philippe Heimo, Mary Gervasoni (MCG)

 

Bellevue (0.7% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Christian Decorvet (MCG)

  

Bernex (2.1% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats. 3.4% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Député-e-s (3): Jean Romain (PLR), Sophie Forster Carbonnier (Verts), Florian Gander (MCG, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Claire Martenot (Ensemble à Gauche)
  • Député démissionnaire (1): Michel Ducommun (22.01.2015, Ensemble à Gauche)
  • Conseil d'Etat (1): Serge dal Busco (PDC)
  • Non-élu-e-s (6): Guylaine Antille-Dubois (PS), Lauren Baddeley (Verts), Luc Gioria (PDC), Laurent Dubois (Vert'libéraux), Gregory Jolly, Alexandre Nieto (MCG)

  

Carouge (4.3% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 4.2% des élus)

  • Députés (4): Serge Hiltpold (PLR), Bertrand Buchs (PDC), Sandro Pistis (MCG), Michel Baud (UDC, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Céline Roy (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Henriette Stebler, Denise Maillefer (Ensemble à Gauche), Fabian Chapot, Valérie Bourquin (Verts), Adriano Piccoli, Jean-Philippe Terrier (PDC), Joachim Schwitzguebel, François Velen (UDC), Jérôme Montessuit (Vert'libéraux), Rifaat Ayadi, Salah Ben Chaabane, Marie-José Naine (MCG)

 

Cartigny (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): François George (Vert'libéraux), Xavier Schwitzguébel (UDC)

  

Céligny (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Chancy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Chêne-Bougeries (2.2% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député (1): Henry Rappaz (MCG)
  • Députées suppléantes (2): Marion Sobanek (PS), Delphine Bachmann (PDC)
  • Non-élu-e-s (11): Danielle Meynet, Léon Meynet (Ensemble à Gauche), Danielle Oppliger, Monika Sommer, Christian Colquhoun, Jean Locher (PLR), Christian Pittier (UDC), Virginie Cramer (Vert'libéraux), Michel Sapey, Ayten Basbaydar (MCG), Sophie Zagato (PBD)

 

Chêne-Bourg (1.7% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Beatriz de Candolle (PLR)
  • Députée suppléante démissionnaire (1): Magali Origa (04.06.2015, Verts)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Carlo, Anne-Marie Peysson (Ensemble à Gauche), Géraldine Chanton, Damien Lechevallier (PLR), Julien Fonjallaz (UDC), Jean-Marc Antoine, Louise Pascarella, Samia Aouad-Allaoua, Nguyen Van Minh, Laurence Dematraz (MCG)

  

Choulex (0.2% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): André Pfeffer (UDC, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (2): Samira Allisson (PS), Alain Meylan (PLR)

 

Collex-Bossy (0.4% de la population, 0% des candidats)

 

Collonge-Bellerive (1.6% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Candidats élus (3): Lionel Halpérin (PLR), Olivier Cerutti (PDC), Marc Falquet (UDC)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Lany (Ensemble à Gauche), Loïc Martin, Denis Mazouer, Guy Zwahlen, Norberto Birchler, Christine Bouvier, Carole Lapaire (PLR), Renaud Dupuis (Verts), Michel Stawarz (UDC), Alexis Roussel (Pirates)

  

Cologny (1.1% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Nathalie Schneuwly (PLR, vient-ensuite)
  • Non-élus (2): Patrick Dimier, Daniel Dellagiovanna (MCG)

 

Confignon (0.9% de la population, 9 candidat-e-s; 1.9% des candidats, 0.9% des élus)

  • Candidats élus (1): Jean-Michel Bugnion (Verts)
  • Député démissionaire (1): Daniel Zaugg (24.06.2016, PLR)
  • Non-élu-e-s (7): Yves Zehfus (Ensemble à Gauche), Melik Özden (PS), Sylvie Jay Delattre (PLR), Philippe Massonnet, Dinh Manh Uong (PDC), Valentin Bonny (Pirates), Marie-Inès Maigre (MCG)

  

Corsier (0.4% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): Alexander Eniline (Ensemble à Gauche), Samuel Jaeggi (UDC)

  

Dardagny (0.3% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pierre Duchêne (PLR)

  

Genève (41.1% de la population, 187 candidat-e-s; 39.3% des candidats, 40% des élus)

Député-e-s (47):

  • Ensemble à Gauche: Salika WengerChristian ZauggOlivier BaudPierre Vanek, Pierre Gauthier (vient-ensuite), Jean Batou (vient-ensuite)
  • PS: Jean-Charles RielleLydia Schneider-HausserRomain de Sainte MarieIrène BucheIsabelle BrunierCaroline MartiThomas WengerAlberto Velasco, Nicole Valiquer Grecuccio (vient-ensuite), Jean-Louis Fazio (vient-ensuite)
  • PLR: Gabriel BarrillierPierre ConneEdouard CuendetMichel DucretNathalie Fontanet, Charles Selleger (vient-ensuite), Alexis Barbey (vient-ensuite), Alexandre de Senarclens (vient-ensuite)
  • Verts: Emilie Flamand-LewMathias BuschbeckBoris CalameYves de MatteisSarah Klopmann, Delphine Klopfenstein Broggini (vient-ensuite), François Lefort (vient-ensuite), Frédérique Perler (vient-ensuite)
  • PDC: Anne-Marie von Arx-VernonVincent MaitreGuy Mettan, Jean-Marc Guinchard (vient-ensuite), Jean-Charles Lathion (vient-ensuite)
  • UDC: Christo IvanovThomas Bläsi
  • MCG: Pascal SpuhlerFrançois BaertschiJean-Marie VoumardDanièle MagninDaniel SormanniSandra GolayClaude Jeanneret
  • Hors-parti: Carlos Medeiros (ex-MCG)

Député-e-s suppléant-e-s (7): Maria Perez (Ensemble à Gauche), Maria Casares (PS), Nathalie Hardyn (PLR), Guillaume Käser, Jean Rossiaud (Verts), Alexandra Rys (PDC), Gilbert Catelain (UDC)

Député-e-s démissionnaires (8):

  • Ensemble à Gauche: Rémy Pagani (17.12.2015), Vera Figurek (15.10.2015, vient-ensuite)
  • PS: Sandrine Salerno (refuse le mandat), Antoine Droin (16.04.2015, vient-ensuite)
  • PLR: Renaud Gautier (13.11.2014)
  • UDC: Yves Nidegger (refuse le mandat), Michel Amaudruz (17.12.2015)
  • MCG: Jean Sanchez (23.06.2016)

Conseil national (2): Lisa Mazzone (Verts), Benoît Genecand (PLR)

Non-élu-e-s (144):

  • Ensemble à Gauche: Gian-Thierry Sparacino, David Andenmatten, Tobia Schnebli, Arthur Cohen, Corinne Billaud-Khaouchi, Jean-Louis Carlo, Charlotte Meierhofer, Hélène Ecuyer, Mohamed Kenzi, Liliane Marchand, Morten Gisselbaek, Angèle Bilemjian, Diomidis Iliopoulos, Alfredo Camelo, Dominique Brodbeck, Michel Bissig, Brigitte Studer, Carmen Religieux, Yves Mugny
  • PS: Dorothée Marthaler Ghidoni, Jennifer Conti, Albane Schlechten, Roberto Baranzini, Christiane Olivier, Régis de Battista, Adrien Faure, Serge Raemy, Mohammed Benouattaf
  • PLR: Benoît Moget, Laurent Naville, Helena Rigotti, Ivano Rizzello, Vincent Schaller, Olivier Smaga, Gary Bennaïm, Pascal Blanch, Natacha Buffet, Rémy Burri, Andreas Dekany, Béatrice Fuchs, Marie-Hélène Hancock, Muhittin Kiral, Alban Kouango
  • Verts: Philippe Curchod, Sarah Delacoste, Isabelle Descombes, Christophe Dunner, Alfonso Gomez, Uzma Khamis Vannini, Antoine Maulini, Anne Moratti, Corinne Müller Sonntag, Jeffrey Nahas, Jacqueline Roiz, Julide Turgut Bandelier, Michel Bertschy 
  • PDC: Alia Chaker Mangeat, Sébastien Desfayes, Sami Gashi, Alain de Kalbermatten, Claudio Marques, Thomas Putallaz, Daniel Rasolo, Lionel Ricou, Stéphanie Riehle, Raoul Rodriguez, Sophie Tochon, Guy Tornare
  • UDC: Marc-André Rudaz, Philippe Colozier, Geneviève Descloux, Aimé Jolliet, Roger Marty, Pablo Rapin, Kilian Riviera, Pierre Scherb, Yanick Yersin, Jean Zahno
  • Vert'libéraux: Charly Schwarz, Sue Putallaz, Philippe Meyer de Stadelhofen, Louis-Charles Levy, Elisabeth Micheli, William Rappard, Vincent Aeschbacher, Bénédict Devaud, Max Nigg
  • Pirates: Didier Bonny, Willem van Gulik, Alexandre Patti, Sébastien Schopfer, Karine Baud, Jérôme Cuénod-Louvion, Steve Roeck, Ariel Stern, Corine Sudan Olivier, Alexandre Takacs
  • MCG: Cristina le Jeune Giacobbi, Denis Menoud, Sanja Lopar, Jean-Philippe Haas, Laurent Leisi, Mireille Luiset, Najib Bayoudh, Amar Madani, Maria Tramontano, Daniel Dany Pastore, Abdelaziz Houbbi, Cécile Orsat, Olivier Luiset, Vanessa Genoud-Quinodoz, Ming Te Hou, Abdel Ilah Latifi, Ayman Saidi
  • PBD: Charles Piguet, Gilles Champoud, Peter Sob, Alexandre Chevalier, Fabienne Aubry Conne, Amir Kursun, Ghita Djedidi, Yasuka Fader, Sophie Wallez-Lemonnier

 

Genthod (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Martin Carlos Pfister (PDC)

 

Grand-Saconnex (2.5% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christian GrobetMagali Orsini (Ensemble à Gauche)
  • Député suppléant (1): Patrick Hulliger (UDC)
  • Non-élu-e-s (11): Cruz Melchor Eya Nchama (PS), Antoine Orsini, Mirko Righele, Elizabeth Böhler-Goodship (PLR), Laurent Jimaja (Verts), Philippe Mettral (PDC), Eliane Michaud Ansermet (UDC), Jean-Claude Cudre, Jean-Pierre Wavre (Vert'libéraux), Rosemarie Delley (MCG)

  

Gy (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Hermance (0.2% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Marie-Thérèse Engelberts (hors-parti, ex-MCG)
  • Non-élus (3): Roland-Daniel Schneebeli (PLR), Marc Fuhrmann (UDC), Thierry Vidonne (PBD)

  

Jussy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Laconnex (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Lancy (6.2% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 8.5% des élus)
  • Député-e-s (9): Christian DandrèsSalima MoyardCyril Mizrahi (PS), Bénédicte Montant (PLR), François Lance (PDC), Patrick LussiStéphane Florey (UDC), André PythonChristian Flury (MCG)
  • Député suppléant (1): Jean Fontaine (MCG)
  • Conseil national (1): Roger Golay (MCG)
  • Non-élu-e-s (21): Sébastien Ecuyer, Bernard Dumont, Michel Simkhovitch (Ensemble à Gauche), Muharrem Temel (PS), Ashraf Moussa, Fransisco Taboada, Cédric Vincent (PLR), Damien Bonfanti (Verts), Martine Casutt, Michele Colleoni (PDC), Philippe Perrenoud, Michel Gutknecht, Thierry Kalaidjian, Jean-Paul Otero, Panou Pabouctsidis (UDC), Alicia Devenoges, Grégoire Rinolfi (Pirates), Armando Couto, Bruno Reolon, Kevin Reichenbach, Massimiliano Marra (MCG)

  

 

Meinier (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (2): Julien Dubouchet Corthay (PS), Caroline Bartl-Winterhalter (PBD)

  

Meyrin (4.7% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (3): Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche), Jean-François Girardet (MCG), Françoise Sapin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (14): Thomas Savidan (PLR), Esther Hartmann (Verts), Yolande Boccard, Laurent Tremblet (PDC), André Dutruit, Karine Hermenier-Castro (UDC), Parvez Sualeheen (Pirates), Lysianne Gay, Cédric Lustenberger, Marco Gaetanino, Roger Frauchiger, Marlène Inacio, Marie-Laure Dupont (MCG), Anthony Jaria (PBD)

  

Onex (3.8% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 1.7% des élus)

  • Candidat élu (2): Eric Stauffer (hors-parti, ex-MCG), Yvan Zweifel (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Fatima Rime (PS), François Niederhauser (PLR), Moustapha Ouedraogo (PDC), Zora Masé (UDC), Elisabeth Hausermann, Bladymir Corrales (Vert'libéraux), Daniel Ceszkowski (Pirates), Raphael Coudray, Jean-Claude Cantiello, Jean-Paul Derouette, Christian Muller, Alain Ryser (MCG)

  

Perly-Certoux (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pablo Garcia (PS)

  

Plan-les-Ouates (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2% des candidats, 3.4% des élus)

  • Député-e-s (4): Roger Deneys (PS), Patrick Saudan (PLR), Geneviève Arnold (PDC, vient-ensuite), Francisco Valentin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (6): Michel Favre (PLR), Xavier Magnin (PDC), Laurent Seydoux, Jérémy Seydoux (Vert'libéraux), Françoise Coopoosamy, Arbia Abbes (MCG)

  

Pregny-Chambésy (0.8% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (4): Rolin Wavre (PLR), Patrice Schaer, Hafida Nadia De Vries Andrié, Hakim-Alex Arherbi (MCG)

  

Presinge (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Puplinge (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Bernhard Riedweg (UDC)
  • Conseil national (1): Céline Amaudruz (UDC)

  

Russin (0.1% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élue (1): Sandra Borgeaud (PBD)

  

Satigny (0.8% de la population, 6 candidat-e-s; 1.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Eric Leyvraz (UDC)
  • Députée démissionnaire (1): Martine Roset (03.12.2015, PDC)
  • Non-élu-e-s (4): Stéphane Tanner (PLR), Michael Andersen (UDC), Morgan Tinguely, Claudio Cori (Vert'libéraux)

  

Soral (0.2% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Député décédé (1): Pierre Weiss (24.04.2015, PLR)

  

Thônex (2.9% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Jacques BénéMurat Julian Alder (PLR)
  • Député suppléant (1): Pascal Uehlinger (PLR)
  • Député démissionnaire (1): Ivan Slatkine (12.03.2015, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Ali Uregen (Ensemble à Gauche), Patrick Marchetto (UDC), Fabienne Alfandari (Vert'libéraux), Christophe Andrié, Philippe Zaugg, Jean-Claude Manfredda, Didier Mayor (MCG), Philippe Kunzi (PBD)

  

Troinex (0.5% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Simone De Montmollin (PLR)
  • Députée démissionnaire (1): Béatrice Hirsch (22.09.2016, PDC)
  • Non-élu (1): Jean Berthet (PS)

  

Vandoeuvres (0.6% de la population, 3 candidats; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Philippe Morel (hors-parti, ex-PDC), Ronald Zacharias (MCG)
  • Non-élu (1): Jérémy Gardiol (UDC)

  

Vernier (7.3% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christina Meissner (hors-parti, ex-UDC), Thierry Cerutti (MCG)
  • Député suppléant (1): Marko Bandler (PS)
  • Député-e-s démissionnaires (5): Thierry Apothéloz (refuse le mandat, PS), Michèle Künzler (refuse le mandat, Verts), Philippe Joye (04.12.2014, MCG), Pierre Ronget (22.09.2016, PLR) Frédéric Hohl (26.01.2017, PLR)
  • Conseil d'Etat (1): Antonio Hodgers (Verts)
  • Non-élu-e-s (23): Clarisse Margueron, Massan Missoh (Ensemble à Gauche), Denis Chiaradonna, Andrés Revuelta, Jean-Claude Jaquet (PS), Gilles-Olivier Bron (PLR), Lucia Dahlab, Miguel Limpo, Olivier Perroux, Leyla Ahmari Taleghani (Verts), Yves Magnin, Walid Taieb (PDC), Valérie Cuenca-Berger (UDC), Alain Primatesta (Vert'libéraux), Ana Roch, Brice Arduini, André Sotomayor, Maria Pilar Frieder, Daniel Noel, Rui Oliveira, Marc Frieder, Sébastien Berger (MCG), Alexandre Korkia (PBD)

  

Versoix (2.8% de la population, 11 candidat-e-s; 2.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Patrick Malek-Asghar (PLR)
  • Non-élu-e-s (10): Dominique Deillon, Anne Lise Vadi (Ensemble à Gauche), Sébastien Kaech (PDC), Christian Bardet, Rosa Maria Hussein, Daiki Kunz (UDC), Laila Chaoui, Antonio Angelo, Louisa Schneider, Rachid Bovet (MCG)

  

Veyrier (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Cyril Aellen (PLR), Christophe Aumeunier (vient-ensuite, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Marie-Lourdes Desardouin (PS), Pierre-André Morand, Sébastien Zulian (PLR), Florian Odin (PDC), Lauriane Mermoud, Louis Olivier (UDC), Marielena Gautrot (Vert'libéraux), Baptiste Mesot (Pirates)

  

Autres (6 candidat-e-s, tous non élus)

  • Bons En Chablais: Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche)
  • Ferney-Voltaire: Denis Bucher, Peter Loosli (Verts)
  • Gaillard: François Duc (MCG)
  • Peron: Brigitte Sarrasin Borel (PBD)
  • Vetraz-Monthoux: Antoni Mayer (PDC)

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09/10/2013

Rari nantes in gurgite vasto

En voyant les résultats de dimanche dernier, j'éprouve beaucoup de peine à me sentir satisfait. Loin de là, je ressens de l'amertume, la même qui vient certainement à la bouche de tout militant qui, pendant des mois, s'est battu loyalement pour ses idées dans un esprit politicien au sens positif du terme, c'est-à-dire par la promotion d'un projet de société qui semble noble à ses yeux, plutôt que par la destruction de celui des autres. Pourquoi cette amertume? Il suffit de se rendre compte des méthodes qui ont permis à certains de vaincre et d'observer ce que les résultats de ces élections signifieront pour les 4.5 années à venir afin que la réponse aille de soi.

 

Trois blocs unis, ou pas.

Préparez-vous à vivre une législature dans laquelle les luttes partisanes primeront toute réflexion pragmatique, à tout le moins dans les votes importants et pour autant que les élus ne soient pas tentés de voter autrement qu'en accord avec leur groupe (quelle horreur, des dissidents!). Entente (35 sièges) contre Alternative (34 sièges) contre extrême-droite (31 sièges), voilà le schéma grossièrement résumé du train-train que constituera la vie de tous les jours de notre parlement cantonal. Pour rappel, la répartition actuelle est de 42 sièges pour l'Entente, 32 pour l'Alternative, et 26 pour l'extrême-droite.

 

Le bloc PLR-PDC est le plus soudé des trois. Cependant, des troubles agitent chacune de ses deux composantes: au sein du PLR, il est impossible de savoir si et à quel point les sceptiques de l'avant-fusion auront influé sur le pourcentage de voix du premier parti du canton, qui se situe à mi-chemin entre son score de 2009 et celui de 2011 (pour les élections fédérales). En revanche, le PDC se prépare à vivre des moments houleux, lors desquels le ras-le-bol de certains ne manquera pas de se faire entendre: il s'agit principalement de jeunes, qui critiquent vertement le favoritisme dont ont fait preuve les caciques de leur parti, particulièrement Philippe Morel, avec les dizaines de milliers de francs qu'il a dépensés pour sa publicité personnelle (dont ses célèbres culs de bus). En partie candidats eux-mêmes, ces jeunes battus par l'opulence insolente de quelques-uns ont raison de s'indigner, sachant que les idées sont censées primer l'argent dans une élection...

 

Le bloc PS-Verts-Ensemble à Gauche, lui, est revenu à la hauteur du bloc de la droite bourgeoise avec 34 députés, contre 35 pour cette dernière. Au Grand Conseil en revanche, il sera plus délicat de mettre d'accord les membres de ce front sur tous les sujets, tout d'abord en raison du fait qu'il compte plus de composantes que pour les deux autres blocs, ce qui est rendu encore plus compliqué par le fait qu'Ensemble à Gauche est déjà en soi une coalition de divers mouvements, qui ont mis huit ans à arrêter de se disputer. On peut également distinguer les rose-verts des rouges au niveau stratégique (PS et Verts ayant été représentés au sein des autorités cantonales durant les huit dernières années, contrairement à Ensemble à Gauche), ce qui rajoute encore de la complexité à cette situation. Malgré une union moins aisée à construire que pour l'Entente, l'Alternative constitue malgré tout un front très engagé dans la défense des droits sociaux et des idées écologistes, et n'aura sans doute aucune peine à unir ses éléments sur ces questions dans les épreuves de force que constitueront les débats de la législature 2013-2018.

 

Le bloc de l'extrême-droite n'est de son côté qu'une alliance de circonstance. C'est entre UDC et MCG que l'on a pu observer le plus d'échanges de piques venimeuses durant cette campagne, une des plus remarquables étant l'oeuvre d'Eric Bertinat, député UDC: "le MCG préfère défendre le bougnoule (sic!) qui vit à Genève plutôt que le Suisse qui habite en France." Les divergences entre ces deux partis sont visiblement trop nombreuses pour que l'on y aperçoive les signes d'une véritable alliance. D'ailleurs, il est probable que le MCG (comme il en a l'habitude) décide "comme ça" de voter avec le front de l'Alternative, simplement car c'est "marrant" de transformer une majorité PLR-PDC-UDC-MCG (66 députés) en une majorité EàG-PS-Verts-MCG (54 députés), juste pour montrer que le slogan "ni à droite, ni à gauche" a un semblant de vérité.

 

Bref, c'est déjà la gabegie stratégique, et il y a fort à parier que le jeu des alliances dictera véritablement la direction politique du canton jusqu'au printemps 2018. Voilà la première cause de mon amertume de militant: on se bat des mois durant pour faire valoir une vision de société, qui devient la raison idéale de notre engagement, et on s'aperçoit qu'au final les décisions seront prises selon le jeu de "qui a la plus grosse." C'est sans même mentionner l'élection de personnes n'ayant pas de projet de société du tout, mais des cordes vocales en bon état de marche et/ou un riche vocabulaire scatologique dont raffolent les collaborateurs de la presse de caniveau.

 

Un progrès pour Genève? 

Le changement est la revendication incontournable des partis minoritaires, ainsi que de leurs électeurs. La nouvelle Constitution devait justement amener un vent de réformes sur la République, mais comme le relève le blogueur Olivier Perroux, les rares anciens constituants ayant été élus comptaient pour la majorité dans les opposants à la révision totale de l'an dernier. Ainsi, ces derniers sont représentés dans un Grand Conseil chargé précisément de l'appliquer: il y a là un conflit d'intérêts évident, auquel s'ajoute un sérieux risque de stagnation, quand bien même le peuple genevois avait appuyé la nouvelle Constitution ainsi que toutes les modifications qu'elle implique. Vu le manque d'enthousiasme dont fait preuve l'Entente pour appliquer la jeune loi fondamentale, les partis qui militeront pour sa mise en oeuvre apparaissent peu nombreux. Qui d'autre, à part le PS et les Verts, voudra donc bien se charger d'appliquer la volonté populaire exprimée il y a un an?

 

De plus, le changement réclamé à peu près par tous les partis n'a globalement pas été suivi par les électeurs, puisqu'une nette majorité des sortants a pu conserver ses sièges. Une seule parmi les quatre sortants au Conseil d'Etat n'a pas franchi le premier tour, et seulement 25% des députés sortants ont été sanctionnés par les urnes. Vous trouverez ci-dessous les chiffres de ce très timide remue-ménage:

  PS Verts PDC PLR UDC MCG
Sortants réélus 6 4 7 19 7 11
Non-réélus 4 4 0 6 0 4

 

Dans un système politique tirant dangereusement vers la macho-gérontocratie, seuls trois candidats de moins de 30 ans ont franchi l'étape des élections: Lisa Mazzone (25 ans, les Verts), la nouvelle benjamine Caroline Marti (23 ans, PS) et Romain de Sainte Marie (28 ans, PS). On observe également une certaine diminution du nombre d'éluEs au Grand Conseil, qui passe de 30 à 25-28 (les chiffres varient en fonction de l'issue du second tour des élections gouvernementales). Ces carences en termes de représentativité de la population sont un manque certain et regrettable, avant tout car la majeure partie des députéEs de ces quatre dernières années ont montré qu'elles avaient véritablement la vocation de siéger dans l'organe législatif cantonal, contrairement à quelques-uns des mâles, qui s'étaient manifestement trompés de salle en cherchant l'entrée de la Comédie... En ce qui concerne les jeunes, il est regrettable de voir que dans certains partis, leur route aura été barrée par une flopée de fossiles, qui pour la plupart ne se sont de toute évidence pas rendus compte que la retraite est la moins moche de leurs options, parmi les différentes formes que peut prendre la conclusion de leur engagement politique.

 

Enfin, notons que 5% des votants auront vu leur vote s'écraser contre le mur du quorum. Dans une démocratie véritablement directe, les électeurs Vert'libéraux auraient pu être représentés par deux élus, et les Pirates auraient pu placer un député. Pourquoi priver de siège ceux qui obtiennent suffisamment de suffrages du peuple pour en décrocher? Les raisons justifiant la situation actuelle semblent à première vue difficiles à défendre. Mais plus inquiétante encore est la proportion de Genevois n'ayant pas même participé au vote: 60%. Dans une démocratie qui fonctionne, on peut s'attendre à ce que les votants représentent au moins la majorité du corps électoral. Ici, c'est une minorité qui décide pour toute la population, alors que tous les outils permettant d'embrasser la fonction étatique d'électeur, automatiquement octroyée aux citoyens, sont à leur disposition pour qu'ils expriment leur choix de manière libre et avertie. A ce titre, les efforts que produisent des associations comme le Parlement des Jeunes Genevois, Eclaire mon vote ou T'es toi et vote! pour informer et expliquer de manière objective les enjeux des rendez-vous électoraux sont encourageants, surtout face au laxisme dont les autorités font preuve relativement à la désuétude dans laquelle la démocratie genevoise semble être tombée.

 

Dans cette hypothèse, mon amertume de militant trouve une autre source: vous pouvez comprendre que je sois déçu de m'être battu pour qu'au final, le député moyen soit masculin et âgé de plus de 50 ans, ou encore pour ne m'être adressé dans les faits qu'à deux Genevois sur cinq, comme s'ils étaient les seuls concernés par les questions capitales pour Genève qui se sont notamment posées dans le contexte de ces élections. Il est également attristant de voir un si grand nombre de personnes snober une démocratie pour l'obtention de laquelle nombre de personnes ont péri, comme nous le montre l'histoire de Genève et de la Suisse jusqu'au début du XIXe siècle.

 

Et après le 10 novembre?

Après ce premier tour des élections du Conseil d'Etat, le nombre de candidatures devrait drastiquement diminuer, rendant beaucoup plus lisible chacune d'entre elles. Vraisemblablement, seule l'Entente peut se payer le luxe de maintenir l'ensemble de ses candidats dans la course. Du côté de l'Alternative, il se dessine une liste comprenant trois noms, sans réellement savoir ce qui se trame du côté d'Ensemble à Gauche, mais il est impossible de prédire avec certitude ce que ces partis décideront de faire tant que leurs membres ne se seront pas exprimés (pour le moment, les Verts lancent Antonio Hodgers dans la bataille, dans le but de faire liste commune avec le PS). De leur côté, le MCG et l'UDC sont en passe de valider un ticket à trois noms également. Les candidats indépendant et Vert'libéral ayant retiré leurs candidatures, il reste encore à savoir si les Pirates resteront en course. Dans le cas contraire, il resterait "seulement" 11 ou 12 candidats pour sept sièges au second tour.

 

Dans ce contexte, tentons de nous projeter dans l'avenir et nous pencher sur l'aptitude de chacun-e à siéger dans un exécutif, car c'est au fond de ce côté-là que les candidat-e-s seront jugé-e-s de manière stricte. A l'exception du Conseiller National Luc Barthassat, les candidats de l'Entente ont déjà tous fait partie d'un corps collégial, où ils ont été reconnus comme plus ou moins (mais suffisamment) "aptes" à la fonction, c'est-à-dire capables de travailler avec collégialité, intégrité et initiative. Nombreux sont ceux qui estiment que Luc Barthassat n'aurait également aucun souci à se fondre dans le moule, et qui en pensent de même des trois mieux classés de l'Alternative (c'est-à-dire Anne Emery-Torracinta, Thierry Apotheloz et Antonio Hodgers), même si ceux-ci n'ont pas tous siégé dans un exécutif. En somme, il n'y a pas grand-chose à reprocher à ces personnes, relativement aux trois qualités formelles, officieuses et incontournables du "bon" Conseiller d'Etat, mentionnées plus haut (collégialité, intégrité et initiative).

 

Quant à l'extrême-droite, bien que la candidature du Conseiller National Mauro Poggia - reconnaissons qu'il est le premier musulman à obtenir un score aussi élevé dans une élection à Genève - soit substantiellement identique à celle de son colistier Eric Stauffer, il est généralement reconnu comme ayant la carrure de Conseiller d'Etat, car il est beaucoup plus tempéré - du moins formellement - que son camarade de parti (à titre personnel, je ne pense pas qu'une personne devrait être considérée comme compétente simplement parce qu'une autre du même parti l'est moins). Difficile en revanche pour moi de m'exprimer sur son esprit d'initiative, puisque son activité au sein de l'Assemblée Fédérale est inconnue de la majorité, voire de la totalité des Genevois. Quant à son intégrité, il ne saute pas aux yeux qu'il ait commis des manquements évidents.

 

De son côté, Eric Stauffer a un bilan bien plus mitigé, ce qui peut s'expliquer en principalement deux points: le premier est la rupture de la collégialité au Conseil Administratif d'Onex qu'il a provoquée en juin dernier, et qui témoigne de sa difficulté à fonctionner avec d'autres personnes au sein d'un même organe. Il est possible (pour ne pas dire probable) que l'attitude explosive dont il fait preuve au Grand Conseil soit en effet incompatible avec l'exercice d'un mandat exécutif collégial: il ne fait donc pas preuve d'intégrité non plus lorsqu'il balaie cette question (comme sur infrarouge hier soir) sans autre forme de procès, affirmant que les choses se passent "très bien" à la Mairie d'Onex. Enfin, de l'aveu d'un Conseiller municipal, Eric Stauffer n'aurait fait preuve de persévérance que dans sa volonté d'inviter des artistes de notoriété internationale à se produire chez lui (les Rolling Stones, David Guetta et d'autres, mais on les attend toujours), ce qui interroge quant à son esprit d'initiative. Mais quoi qu'on dise à son sujet, il ne peut que mieux faire par rapport au précédent et premier MCG à accéder à un exécutif communal (Thierry Cerutti à Vernier entre 2007-2011), dont les graves manquements à sa fonction (clés de bras sur un collègue, "salissures" dans le bureau de son successeur, etc.) ont amené la majorité des Verniolans à se sentir soulagés de sa non-réélection il y a deux ans. 

 

Le Parti Pirate n'ayant pas encore décidé de sa stratégie pour le second tour (il le fera ce soir), il ne reste plus que Céline Amaudruz. La Conseillère Nationale (qui n'a jamais siégé dans un exécutif) me fait sérieusement douter de sa capacité à être collégiale, vu les diatribes dont elle a été l'auteure durant cette campagne, en tenant des propos d'une agressivité rare. Malhonnête à l'excès, je me rappelle en particulier d'une réaction venant de sa part en rapport avec l'affaire du meurtre de Marie plus tôt dans l'année, accusant les socialistes d'être à l'origine de ce crime. En termes d'initiative, il ne semble pas impossible que la présidente de l'UDC Genève soit capable de parler d'autres choses que de sécurité, d'étrangers et de traversée de la rade. Ne manque plus qu'elle le prouve.

 

En l'état, le gouvernement serait formé de Pierre Maudet, François Longchamp, Serge Dal Busco, Luc Barthassat, Isabel Rochat, Mauro Poggia et Anne Emery-Torracinta. Je suis convaincu que l'éventuelle arrivée d'Eric Stauffer (classé 8ème) au Conseil d'Etat est à distinguer de celle du MCG (même s'il se trouve qu'il est le président d'honneur, ainsi que le fondateur de ce parti qu'il avait créé sous le nom de "mouvement blochérien genevois"), et si l'arrivée de cette formation politique ne justifie pas forcément une opposition non-idéologique, celle de l'actuel Maire d'Onex, à mon sens, oui. Le fait d'avoir assisté à plusieurs sessions du Grand Conseil depuis un an m'a convaincu de faire le maximum pour éviter qu'il soit élu.

 

La cruauté des élections

Même au Grand Conseil, les qualités personnelles d'un-e élu-e devraient être plus importantes que son parti. Ainsi, je suis assez effaré de voir élues des personnes comme Henry Rappaz (lisez à son sujet cet article de la blogueuse Catherine Armand), Roger Golay (dont j'avais déjà fustigé les mensonges dans un précédent article), Pierre Weiss (l'attitude profondément irrespectueuse et contradictoire de ce personnage énerve même au sein de son propre parti) ou encore Carlos Medeiros (voir la vidéo) et quelques autres, sachant que ce dernier va sans aucun doute causer un tort immense à la crédibilité de nos autorités. A l'opposé, je suis également attristé de l'absence de plusieurs personnes, dont la vocation établie et fiable laissait présager un mandat excellent, comme Guylaine Antille-Dubois, Miguel Limpo, Marko Bandler, Jean Rossiaud, Yvan Zweifel, Delphine Bachmann et d'innombrables autres...

 

La question qui résume au mieux mon amertume de militant est certainement la suivante: comment est-ce possible que Carlos Medeiros soit élu, alors que Marko Bandler ne le soit pas? Ou Henry Rappaz et pas Jean Rossiaud? Il y a là une grande injustice, qui a une origine absurde: la manière de faire campagne. Un candidat qui gueule, attaque, insulte, stigmatise, ment et manipule est donc mieux servi qu'un autre qui a des projets bien ficelés, une vision politique élaborée de manière réfléchie, un œil attentif aux problèmes à régler et qui est toujours ouvert à l'échange d'idées et de propositions? La réponse est incompréhensiblement positive. Si les candidats "mauvais" ayant été élus représentent certes une minorité du Grand Conseil, ils sont indubitablement les plus bruyants, ce qui implique bien évidemment que leur image sera de facto perçue celle des autorités dans leur ensemble. Je vous invite à observer quels sont les premiers résultats sur youtube lorsqu'on y recherche "grand conseil genève": est-ce cette image-là que nos autorités méritent?

 

Ici, plus que de l'amertume, c'est un véritable désarroi. J'ai milité pour un Grand Conseil qui, certes, contiendrait le plus grand nombre de député-e-s de mon parti (ce qui est d'ailleurs un des seuls points positifs de ces élections: si le PS a maintenu sa représentation et il a progressé dans l'électorat, redevenant la troisième force politique du canton), mais j'ai battu le pavé avant tout car je cherchais à convaincre les passants que les meilleurs élus seraient ceux qui veulent absolument que les problèmes du canton soient résolus. De ce fait, la progression de ceux qui inventent des problèmes (typiquement: le mouvement anti-frontaliers) ou font reposer leur campagne sur des procès d'intention faits à des personnes ne le méritant qu'à peine (le blogueur Grégoire Barbey a trouvé le nom très adéquat de "Künzler-bashing", mais on peut aussi mentionner les flyers du MCG mettant en scène un Conseil d'Etat composé de singes) est tout bonnement ahurissante et scandaleuse.

 

Comment le peuple peut-il être convaincu par de pareils Menteurs, Calomniateurs, Gesticulateurs, surtout lorsque des alternatives saines existent? Nous, qui sommes scandalisés par ces dérives de la politique genevoise, nous sentons nager dans un vaste océan d'incompréhension. Pendant un mois, je serai encore dans la rue, à tenter de faire passer mon message, pour empêcher que ces élections déjà tristes ne deviennent un fiasco.

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05/10/2013

Des surprises électorales?

  27.76%  

A la veille des élections, la participation électorale est faible. Très faible. Trop faible. Pourquoi un si petit nombre de Genevois souhaite-t-il avoir voix au chapitre, à l'occasion du choix de celles et ceux qui vont constituer l'ensemble des autorités cantonales lors des cinq ans à venir?

Le peuple est, en droit suisse, le seul organe étatique qui n'est pas tenu de justifier ses décisions. Cela coule de source, tant le corps électoral a une nature profondément hétérogène, ce qui empêche de dégager la motivation de ses choix. Cependant, plusieurs hypothèses pourraient être envisagées:

 

1. La constante de ceux qui n'en ont rien à foutre.

Il est de ces électeurs qui ne s'intéressent pas du tout à la politique. Tous pourris? Pas le temps? Pas envie? Difficile de savoir quelles sont leurs raisons, mais cette constante de la population représente au moins 10% de l'électorat (cette proportion correspond aux personnes qui ne votent jamais - à teneur de plusieurs analyses sur la participation électorale. On peut y ajouter ceux qui ne votent qu'épisodiquement), mais elle est inférieure à 50% de celui-ci. En termes de sensibilisation à l'utilisation du droit de vote, c'est sur cette catégorie-là qu'il faut agir pour lutter contre l'abstentionnisme (mais je n'accorde aucune pitié aux personnes qui, en dépit d'une information étendue sur l'importance et les implications de leur fonction étatique, refusent quand même de voter et continuent à se plaindre des erreurs venant d'autorités dont ils ont laissé à d'autres le choix de la composition).

 

2. L'abandon du MCG par son électorat.

Autre hypothèse, partagée par certains observateurs: plusieurs électeurs du MCG, qui croyaient jadis en la force d'un véritable mouvement citoyen capable de faire bouger les choses, se sont rendus à l'évidence que plusieurs élus de ce parti, loin de faire mieux que ceux des partis traditionnels, ont contribué à faire empirer la situation. De ce fait, ils pourraient soit s'abstenir de tout vote, soit reporter leur voix en faveur d'un autre parti (nombre de personnes, sur les stands du PS, m'ont confié vouloir voter pour mon parti, regrettant profondément le fait d'avoir voté MCG lors de précédentes élections). Le cas le plus probable resterait l'abstention de certains ex-électeurs MCG, ce qui pourrait donc expliquer la faiblesse du taux de participation actuel.

 

3. Le nombre de listes, et la proximité des messages.

En 2009, dix listes concouraient pour accéder au Grand Conseil (cinq d'entre elles sont maintenant regroupées en deux listes seulement) pour 16 candidats au Conseil d'Etat, ce qui était déjà plus que lors des élections précédentes. Cette année, il y a également dix listes, mais le nombre de candidats a explosé (passant de 387 à 476 pour le Grand Conseil, et de 16 à 30 pour le Conseil d'Etat), et les partis ont été "renouvelés": le Parti Pirate, puis les Vert'libéraux et enfin le PBD ont fait leur apparition sur la scène politique genevoise. Ce foisonnement de possibilités favorise l'indécision des non-avertis: par où commencer pour s'informer? Les programmes sont souvent volumineux et certains partis n'ont pas de bilan à présenter et défendre. Pour ne rien arranger, certains partis focalisent leur communication sur les raisons pour lesquelles ils se démarquent des autres partis: le PBD qui n'a cesse d'affirmer être à droite sur certaines thématiques et à gauche sur d'autres, tout comme les Vert'libéraux (self-service dans les idées ou un cul entre deux chaises?), le MCG qui se dit "ni de droite, ni de gauche"... De plus, l'originalité est une denrée particulièrement rare dans cette campagne. L'électeur qui n'y voit pas clair - et on peut le comprendre - serait bien tenté de ne pas voter, afin de laisser ceux qui comprennent ce charabia électoral prendre les bonnes décisions.

 

4. Pronostics en sièges.

esteban pronostic.jpg

Quoi qu'il en soit, il faudra dans tous les cas attendre lundi matin pour tenter d'expliquer les résultats, lorsqu'ils tomberont. En attendant, je vous encourage à aller voter: un parti, une liste composée de toutes pièces, vote blanc, peu importe. Si vous ne voulez pas que les élus fassent du mauvais travail, ne laissez pas les autres décider à votre place de leur désignation.

Écrit par Diego Esteban dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |