27/11/2013

Le retour triomphant de la peste brune

Lorsque l'on pense au racisme, l'on se pose souvent la question de savoir à partir de quel seuil l'intolérable peut être atteint. Il est clair pour à peu près tout le monde que l'antisémitisme, exprimé de manière à rappeler le génocide commis contre les juifs par Adolf Hitler et son régime en Allemagne nazie lors de l'entre-deux-guerres et de la seconde guerre mondiale, franchit ce seuil critique. L'holocauste demeure encore et toujours l'exemple par excellence des pires horreurs dont l'être humain puisse être capable. Mais il ne s'agit malheureusement pas d'une évidence pour tout le monde, plus particulièrement pour des personnes qui croient que la liberté d'expression est sans limites, quand bien même elles formulent des appels au génocide ou en font l'apologie, en raison d'un refus de reconnaître à certains groupes d'êtres humains la dignité qui leur est due, selon tous les principes élémentaires des droits fondamentaux démocratiques.

 

Ce refus de reconnaître à des personnes leur appartenance à l'espèce humaine en raison d'une caractéristique qui est indissociable de leur personne (sexe, âge, apparence, langue, religion, origine, orientation sexuelle, santé, opinions politiques...) est justement ce que l'on appelle le racisme. Si j'ai un jour décidé de m'engager en politique, de rejoindre un parti, de participer à des actions, à plusieurs associations, de mener des campagnes, de débattre, de défendre des idées, c'est justement car je voyais que notre environnent politique et social avait perdu de vue les horreurs du XXe siècle, puisqu'il les laissait - par laxisme - revenir à nouveau s'installer dans les esprits comme des éventualités tolérables, voire souhaitables.

 

L'extrême-droite est actuellement la faction du spectre politique d'où vient systématiquement l'incitation à la désinhibition raciste. En effet, on assiste à une certaine libération de la parole raciste, due au manque de réactivité de la société dite humaniste: même à Genève, capitale des droits de l'Homme, on parle encore de "dérapages" face à des propos pourtant intentionnellement et ouvertement haineux. Ce retour dans les bas-fonds de l'Histoire ne suscite pour l'instant qu'une faible opposition, quand bien même nous nous en approchons à grands pas; alors que le racisme est à combattre fermement, au nom des valeurs humanistes et démocratiques qui animent nos contrées, les phobies agressives parviennent aujourd'hui jusqu'au sein des autorités politiques de notre société. Et hier soir, Denis Menoud (Conseiller municipal MCG en ville de Genève) m'a donné la preuve que l'infection dont souffrent nos institutions a atteint son paroxysme, lorsqu'il écrivit sur facebook:

 

 

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"l'essentiel, c'est qu'Israël soit sur la voie de la carbonisation."

(Denis Menoud, Conseiller municipal MCG)

 

C'est en lisant ce genre d'horreurs - qui se passent d'explications - que je me souviens pourquoi je me suis lancé dans la défense de valeurs désormais très sérieusement mises en danger, telles que le respect de l'autre et le rejet du racisme. Il faut dire que Denis Menoud n'en est pas à son coup d'essai: en mai, il avait déjà comparé les homosexuels à des pédophiles, et plus récemment accusé des élu-e-s naturalisé-e-s d'être des "traîtres à la patrie", en les invitant à rendre leur passeport.

 

Pourtant, il serait bien naïf de croire que Denis Menoud est un précurseur en la matière à Genève: il y a Henry Rappaz (Député MCG), qui compara il y a quelque jours Christiane Taubira (ministre française d'origine guyanaise) à un singe (cliquez ici), faisant ainsi écho à la même comparaison réalisée en France par la candidate du Front National Anne-Sophie Leclere, Eric Bertinat (Conseiller municipal UDC), qui appela il y a plusieurs mois à l'interdiction pure et simple de l'islam, Julien Fonjallaz (candidat UDC au Grand Conseil), un révisionniste antisémite de réputation (comme révélé dans cet article), ou encore Jérémy Gardiol (lui aussi candidat UDC), pour lequel "l'homosexualité est une maladie." Je remarque - au passage - que les polémiques provoquées par ces personnes, comme les propos d'hier soir, sont le plus souvent nées sur le réseau social Facebook.

 

Et justement, suite aux déclarations honteuses de Denis Menoud, les réactions sur facebook furent nombreuses. Des propos aussi explicitement antisémites et contraires à tout ce que nous dictent les valeurs des droits de l'homme ne peuvent absolument pas passer inaperçus et impunis. Dans ce cas, pourquoi des réseaux comme Genève Antifa sont-ils aux abonnés absents? A l'heure où les nombreuses déclarations vomitives de l'extrême-droite tendent inexorablement vers une banalisation du racisme, ceux qui se déclarent être en première ligne pour contrer ce retour - en l'état insuffisamment contesté - de la peste brune sont aux abonnés absents! De plus, pourquoi les médias restent-ils muets sur cette affaire? 

 

Il revient donc à chacune et chacun d'entre nous de faire entendre notre voix contre cette normalisation inadmissible. Pour l'instant, ni les médias ni le MCG n'ont donné des signes de protestation: si le MCG - par le biais de son président Roger Golay - ne sanctionne pas aujourd'hui par une expulsion du parti Denis Menoud pour ses propos, c'est un signe évident qu'il les cautionne - du moins partiellement. Et dans ce cas, ce parti aura révélé la totale incohérence de son slogan "ni à gauche, ni à droite."

 

Mais en attendant, il s'agit de répondre fermement aux propos immondes proférés hier soir. Vous pouvez également participer à l'appel aux sanctions contre l'indigne Conseiller municipal Denis Menoud, en exprimant votre indignation aux adresses des responsables politiques figurant ci-dessous, et en leur appelant à prendre des mesures.

 

Le Bureau du Conseil Municipal de la ville de Genève:

  • Pascal Rubeli (président): pascal.rubeli@cm.ville-ge.ch
  • Olivier Baud (vice-président): olivier.baud@cm.ville-ge.ch
  • Carlos Medeiros (vice-président; président du MCG communal): carlos.medeiros@cm.ville-ge.ch
  • Rémy Burri: remy.burri@cm.ville-ge.ch
  • Martine Sumi: martine.sumi@cm.ville-ge.ch
  • Lionel Ricou: lionelricou@hotmail.com
  • Julide Turgut Bandelier: julide.turgut@cm.ville-ge.ch

 

Le Conseil administratif de la ville de Genève:

  • Sandrine Salerno (maire): sandrine.salerno@ville-ge.ch
  • Guillaume Barazzone: guillaume.barazzone@ville-ge.ch
  • Sami Kanaan: sami.kanaan@ville-ge.ch
  • Esther Alder: esther.alder@ville-ge.ch
  • Rémy Pagani: remy.pagani@ville-ge.ch

 

Le Président cantonal du Mouvement Citoyen Genevois:

  • Roger Golay: roger.golay@gc.ge.ch

 

Le MCG a annoncé jeudi soir qu'il avait réclamé la démission de son Conseiller municipal Denis Menoud avant vendredi midi, faute de quoi son expulsion serait prononcée.

Je suis déçu qu'il a fallu attendre des déclarations antisémites pour que des mesures soient enfin prises, mais - malgré le fait qu'il siégera toujours au Conseil municipal de la ville de Genève - il est encourageant de savoir que la vie politique locale sera débarrassée d'un de ses plus sinistres éléments.

Écrit par Diego Esteban dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (28) |  Imprimer |  Facebook |

20/11/2013

Pagani et Barazzone, un cul entre deux chaises

Le 6 octobre dernier, Rémy Pagani, déjà Conseiller administratif en ville de Genève, fut élu député au Grand Conseil du canton de Genève. Nombre d'observateurs se sont demandés comment l'ancien maire de Genève pourrait assumer simultanément ses deux fonctions, tant la charge de membre de l'exécutif communal genevois est exigeante, et celle de député chronophage. Le 12 novembre dernier, suite à l'élection du Conseiller national Luc Barthassat au Conseil d'Etat, Guillaume Barazzone fut soumis au même interrogatoire: en effet, Conseiller administratif en ville de Genève également depuis un an, il a annoncé qu'il accepterait de remplacer l'agriculteur Bardonnésien aux Chambres dès la prochaine session de l'Assemblée fédérale. Alors que la Ville de Genève est un des plus grands centres urbains de la Suisse, il est surprenant de voir deux des cinq membres de son exécutif prendre des responsabilités politiques conséquentes en sus de celles qu'ils assument déjà. Le choix de ces deux hommes pose des questions de principe, mais également d'autres - très concrètes - sur leur capacité individuelle à siéger.

 

Sur le plateau de Léman Bleu mardi soir, Rémy Pagani affirmait qu'il ne siégerait "que" dans deux commissions parlementaires du Grand Conseil (dont la commission de l'enseignement supérieur, qu'il présidera pendant un an), en sus de sa charge de Conseiller administratif. Ses détracteurs lui reprochent sa volonté de s'accrocher désespérément au pouvoir et de tromper ses électeurs: partant du principe qu'il est impossible pour lui de réellement prendre le temps d'exercer pleinement toutes ses fonctions politiques en même temps, ils prédisent qu'une telle dispersion de son travail ne pourra aboutir qu'à un engagement diffus et insuffisant, péjorant tant le travail du canton que celui de la ville. Ils sous-entendent également que ce cumul de mandats procède de la cupidité, puisqu'il toucherait les jetons de présence du Grand Conseil en plus de son salaire de Conseiller administratif. A cet argument, les soutiens politiques de Rémy Pagani répondent que ce dernier reversera de toutes façons 75% de ses jetons de présence à son parti (SolidaritéS) et n'en encaissera qu'une petite partie. Ils relèvent aussi qu'il a déjà siégé en tant que député entre 1997 et 2005, son expérience lui permettant parfaitement d'assumer son mandat en maîtrisant tous ses aspects. Cependant, ils ne disent rien du fait que si Rémy Pagani avait refusé de siéger au Grand Conseil, il aurait ainsi laissé sa place à Vera Figurek, une jeune femme qui représente la relève d'un parti vieillissant et peinant à se renouveler.

 

Dimanche 4 novembre 2012, le député PDC Guillaume Barazzone fut brillamment élu au Conseil administratif de la ville de Genève (il attendit cependant près de trois mois avant de quitter son siège au Grand Conseil). Désormais, il siégera tant au Conseil national qu'à l'exécutif communal genevois, un cumul pour le moins ambitieux, sachant qu'il débute dans chacun de ses deux rôles. En effet, Guillaume Barazzone n'a jamais siégé au niveau fédéral, et achève sa première année dans un exécutif (communal) après une dizaine d'années passées au législatif communal, puis au Grand Conseil. Cherchant à témoigner de sa bonne volonté, il annonçait mardi son intention de reverser une partie conséquente de ses jetons de présence à la ville de Genève: de la poudre aux yeux, selon ses opposants. Sachant qu'il faut plusieurs années avant de maîtriser la fonction de parlementaire fédéral et les dossiers thématiques y relatifs, certains doutent de la capacité de Guillaume Barazzone à remplir ses fonctions de manière proactive: si toutefois il devait y arriver, n'oublions pas qu'au moins quatre sessions fédérales de trois semaines consécutives chaque année, entrecoupées de plusieurs séances de commissions, constituent l'agenda de base de l'élu national. Dans quelles commissions siégera-t-il? A quelle fréquence participera-t-il aux séances? A ma connaissance, le principal intéressé n'a pas encore été amené à répondre à ces questions.

 

Sur la base des éléments présentés ci-dessus, il est difficile de voir d'un bon œil le cumul des mandats qu'effectueront Rémy Pagani et Guillaume Barazzone. Ces cumuls mettent cependant en avant l’ambiguïté de l'engagement politique des deux hommes: lors des élections administratives (2011) et cantonales (2013), respectivement lors des élections fédérales (2011) et partielles (2012), les Conseillers administratifs susmentionnés ont pris des engagements différents envers des électeurs différents. Pour être crédibles, Rémy Pagani et Guillaume Barazzone vont donc devoir jongler habilement entre deux rôles souvent antagoniques (même si l'élu de SolidaritéS n'adopte qu'une seule et même attitude d'opposition, qu'il se trouve dans un législatif ou dans un exécutif). La partie n'est de loin pas gagnée d'avance, tant la frontière entre la polyvalence et la posture de celui qui se trouve avec le cul entre deux chaises, assis que d'une fesse sur chacune d'entre elles, est maigre. 

 

Et vous, que pensez-vous du cumul de mandats, particulièrement entre des mandats parlementaires, respectivement gouvernementaux?

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18/10/2013

Tout ça pour la couleur des fesses à poser sur les sièges...

La législature 2013-2018 débutera le 7 novembre prochain au Grand Conseil genevois. Une fois les fesses bien au chaud sur ces sièges trop petits pour nombre d'entre eux (je ne me souviens plus de la dernière fois où Eric Stauffer a réussi à se glisser dans cet espace exigu qui lui est réservé), les nouveaux élus seront - enfin - amenés à travailler, pour concrétiser (ou pas) au sein des commissions parlementaires, les engagements conclus durant la campagne. Ainsi, les premières disputes entre partis se concentrent en premier lieu sur la répartition des sièges dans les commissions, qui comptent 15 membres chacune. Les fuites dans les négociations actuelles du Bureau du Grand Conseil montrent que la notion de représentativité des partis en fonction de leur poids électoral est interprétée de manière assez libre. Voici un petit récapitulatif:

 

Partis Suffrages Sièges
PLR 22.37% 24
MCG 19.23% 20
PS 14.33% 15
PDC 10.61% 11
UDC 10.33% 11
Verts 9.16% 10
EàG 8.75% 9

 

Sachant que le poids de chaque parti chez les électeurs est déjà exprimé dans le nombre de sièges que chaque parti détient au total, c'est en fonction de ce nombre que la répartition dans les commissions, à travers des critères prenant davantage en compte les rapports de force entre les différentes formations politiques, serait déterminée de la manière la plus adéquate. En ce qui concerne un point purement mathématique, un siège en commission équivaut à 6.7 sièges au plénum (6.7 représente donc la valeur de chaque siège en commission par rapport au plénum de 100 députés). Ainsi, voici ce que donnerait la première répartition, selon le nombre de sièges "entiers" attribués à chaque parti:

 

Partis Sièges (plénum) Sièges (commissions) Reste
PLR 24 3 (20.1) 3.9
MCG 20 2 (13.4) 6.6
PS 15 2 (13.4) 1.6
PDC 11 1 (6.7) 4.3
UDC 11 1 (6.7) 4.3
Verts 10 1 (6.7) 3.3
EàG 9 1 (6.7) 2.3

 

Avec cette première répartition, on remarque que le "reste" du MCG, du PDC et de l'UDC dépasse nettement la moitié de la valeur d'un siège en commission, ce qui ordonne qu'un siège de plus soit attribué à chacune de ces formations. De ce fait, il resterait encore un siège à pourvoir, et c'est ici que les choses se compliquent: si on se base sur les partis pris individuellement, on remarque que le PLR a un reste de 3.9, ce qui devrait suffire à lui octroyer le dernier siège. Pourtant, il y a un critère qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est celui des blocs. En effet, la législature 2013-2018 constituera un rapport de force constant entre l'Entente (PLR + PDC: 35 sièges), l'Alternative (PS + Verts + EàG: 34 sièges) et l'extrême-droite (UDC + MCG: 31 sièges), ces trois fronts représentant chacun grosso-modo un tiers du parlement cantonal.

 

Transposé aux commissions, on pourrait s'attendre à ce que chacune de ces trois alliances ayant un poids égal au plénum aient donc un poids égal en commission. Sachant qu'avant l'octroi du dernier siège, l'Alternative disposait de quatre sièges alors que l'extrême-droite (avec moins de sièges au plénum ainsi qu'un nombre inférieur de suffrages populaires), en aurait cinq, il semble parfaitement logique d'attribuer le 15ème siège en commission à un parti de l'Alternative. Ainsi, voici une répartition qui semble équitable:

  • Entente: 5 sièges (3 PLR, 2 PDC)
  • Alternative: 5 sièges (2 PS, 1 Verts, 1 Ensemble à Gauche, + 1 siège)
  • Extrême-droite: 5 sièges (3 MCG, 2 UDC)

 

Il sera intéressant de voir ce qui sera finalement décidé par les partis eux-mêmes: déjà des voix s'élèvent pour réclamer 4 sièges du côté du PLR ou du MCG, 2 pour le PDC mais pas pour l'UDC, etc. En bref, suite à suivre: espérons seulement que les négociations au sujet de la répartition ne s'enveniment pas à un point tel que la logique de la confrontation s'invite et s'installe au Grand Conseil dès le début de la législature, car c'est toute la population qui aurait à en souffrir...

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13/10/2013

Mauro Poggia, troglodyte maladroit

Ce dimanche, une semaine après le premier tour des élections au Conseil d'Etat, Mauro Poggia, candidat encore en lice, s'est fendu d'un article sur son blog, dans lequel il nous explique qu'en réalité, le MCG n'est pas un parti antifrontalier. En effet, dans un des derniers tous-ménages du MCG, il était question de "l'épidémie de frontaliers qui n'était pas éradiquée". Mais dans une plaidoirie qui se voulait l'expression de l'évidence la plus incontestable, Mauro Poggia tenta de nous convaincre du fait que l'association des termes "épidémie" et "frontaliers" n'était pas imputable à ses véritables auteurs, mais uniquement au lecteur qui "s'éloigne de la déclaration première". C'est vrai qu'il saute aux yeux que derrière "l'épidémie de frontaliers" se cache un raisonnement sain et réfléchi, que seuls les médisants ne sauraient appréhender à sa juste valeur... Sans m'attarder sur l'auto-déresponsabilisation habituelle dont font preuve les représentants du MCG, je vous cite une phrase tirée de cet article et qui a particulièrement retenu mon attention:

"L’article quant à lui indiquait pourtant clairement que les frontaliers en tant que personnes n’étaient pas visés et que c’était la problématique de l’invasion de travailleurs frontaliers qui était en cause"

Je me demande bien quelle sera sa réaction le jour où je parlerai de l'élection de ses camarades comme d'une "infection MCG qu'il faut supprimer", tout en précisant que je ne vise aucune des personnes élues. Malgré toutes ses acrobaties argumentatives, il échoue dans sa tentative de brouiller les esprits: le MCG est bel et bien un parti antifrontalier, ce que Mauro Poggia ne pourrait raisonnablement nier que si c'est dans une grotte qu'il a vécu ces huit dernières années.

 

Cependant, un unique titre dans un seul tous-ménages ne saurait à lui seul expliquer pourquoi le MCG est un parti antifrontalier. Cette caractéristique du mouvement fondé par Eric Stauffer sous le nom de "Mouvement Blochérien Genevois", en référence à un ancien Conseiller Fédéral UDC qui fut éjecté du gouvernement pour irrespect de la collégialité, découle d'une de ses idées-phare: "réservons les emplois aux Genevois" (selon la dernière formulation en date). Il est vrai qu'avant le MCG, personne ne parlait des frontaliers: les représentants de ce jeune parti ont donc bondi sur l'occasion d'ériger cette catégorie de travailleurs en bouc-émissaire commode des problèmes de l'emploi à Genève. Depuis lors, le frontalier est - à tort - devenu un "problème". En effet, le postulat premier du MCG (les frontaliers prennent les emplois des Genevois) a récemment été contredit par une étude très sérieuse menée par le Professeur Yves Flückiger, qui y nie toute corrélation entre le nombre de frontaliers et le taux du chômage.

 

Malgré cette étude, le MCG a poursuivi sur la voie du préjugé et continue encore de marteler sa volonté de lutter contre la présence de travailleurs frontaliers dans le monde genevois de l'emploi. Le terme de "frontalier", quant à lui, a une acceptation géographique et une acceptation juridique. Lorsqu'on interroge un représentant du MCG sur le sens précis qu'il donne à ce qualificatif, on dirait que celui-ci n'a pas d'autre définition que celle d'une personne travaillant sur Genève mais habitant ailleurs, d'où les accusations (fondées) contre ce parti de discrimination des Genevois habitant en France. En effet, lorsque l'on voit que moins d'un logement sur 200 est vacant sur l'intégralité du territoire genevois, qu'est-ce qui justifie de stigmatiser ses concitoyens en raison de leur lieu de résidence, si celui-ci n'est pas forcément volontaire? De rares membres du parti, dont l'avocate Danièle Magnin, affirment que le statut de "frontalier" est plutôt considéré sous son acceptation juridique, et que le parti s'attaque en réalité aux "euro-frontaliers", mais il est naïf de leur part que de croire que ce point de vue est celui que le MCG présente à la population à travers ses affiches (voir exemples ci-dessous).

 

Le MCG ne s'émeut pas du fait que ses propres slogans, affiches et autres formes de communication insufflent un amalgame aussi malsain que faux, visant à ériger les frontaliers comme un véritable problème de société, ce qu'ils ne sont manifestement pas. Pour les élections au Grand Conseil du 6 octobre dernier, ce parti avait présenté 99 candidats, dont un certain François Duc, Genevois frontalier domicilié à Gaillard: lorsque cette information fut diffusée dans la presse, ce candidat a été victime de harcèlement, principalement de la part de sympathisants MCG. Je tiens cette information d'un membre du bureau du MCG, qui n'a visiblement pas compris qu'à force d'insister sur la fausse croyance qu'un frontalier en plus est un emploi en moins pour les Genevois, elle s'installe dans les esprits et détruit toute forme de bon sens. Face à cette situation, le fait que le MCG la cautionne par le silence permet ainsi de confirmer qu'il s'agit bel et bien d'un parti antifrontalier.

 

Mais ce débat est un faux débat. Faire croire aux Genevois que les frontaliers sont un problème, alors même que cette opinion est déjà fausse, en affirmant qu'agir de ce côté-là améliorera leur situation, tient purement du mensonge. De plus, il est de notoriété internationale que la thématique de l'emploi est extrêmement complexe, et avancer une solution-miracle revient à faire preuve d'une simplicité malhonnête. 

 

Voir aussi l'article du Temps en rapport avec ce même sujet, ou cet article du Courrier, ou ce communiqué de presse du MCG, ou cet article de la Tribune de Genève (les exemples montrant l'incohérence du MCG sont extrêmement nombreux).

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Vos élu-e-s par commune

Le Grand Conseil de la République et canton de Genève est l'un des rares en Suisse à être élu selon le système proportionnel intégral. En d'autres termes, là où la majorité des cantons sont subdivisés en plusieurs régions électorales comprenant un nombre déterminé de représentants à élire au parlement cantonal, les Genevois, qu'ils viennent d'Avusy, d'Anières, de Meyrin, de Veyrier ou de Céligny, élisent chacun les 100 députés du législatif cantonal, et non uniquement ceux de leur circonscription électorale. Cependant, il n'est pas inutile de se pencher sur le lieu d'origine de chacun-e des élu-e-s, afin d'étudier la représentation territoriale du parlement cantonal.

 

Quelques statistiques: pop v cand: Bardonnex (0.5-2.1) - Bellevue (0.7-0.2) / cand v élu: Aïre/Anières (0.4-1.7) - Chêne-Bourg (2.5-0.9) / pop v élu: Aïre (0.2-1.7) - Avully/Collex (0.4-0)

 

(Mise à jour 7 mars 2017) Méthode: la commune d'origine est celle indiquée sur les listes électorales, même si un déménagement a eu lieu entre-temps. Il est indiqué pour chaque candidat s'il est élu député, député suppléant, au Conseil d'Etat/Conseil national (incompatibilité avec la fonction de député), démissionnaire, décédé ou non-élu. Il est également indiqué son parti (ou son ancien parti s'il siège comme député hors-parti). Pour chaque commune, il est indiqué son nombre de candidats, la part de cette commune dans le nombre total de candidats, la proportion de la population qui y vit, et le pourcentage d'élus issus de cette commune.

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Candidat-e-s au Grand Conseil: 476

Communes représentées chez les candidat-e-s: 37/45 

(aucun-e candidat-e pour Avully, Céligny, Chancy, Collex-Bossy, Gy, Jussy, Laconnex ou Presinge)

Député-e-s au Grand Conseil: 100

Député-e-s suppléant-e-s au Grand Conseil: 18

Communes représentées au Grand Conseil: 29/45

(les candidat-e-s représentant Cartigny, Corsier, Dardagny, Genthod, Meinier, Perly-Certoux, Pregny-Chambésy, et Russin n'ont pas été élu-e-s)

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Aire-la-Ville (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Raymond Wicky (PLR), Norbert Maendly (UDC, vient-ensuite)

  

Anières (0.5% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Jean-Luc Forni (PDC), Antoine Barde (PLR)

 

Avully (0.4% de la population, 0 candidats)

 

Avusy (0.3% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus, 1 Conseillère d'Etat)

  • Conseil d'Etat (1): Anne Emery-Torracinta (PS)

 

Bardonnex (0.5% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Députés (2): Christian Frey (PS, vient-ensuite), Georges Vuillod (PLR, vient-ensuite)
  • Conseil d'Etat (1): Luc Barthassat (PDC)
  • Non-élu-e-s (7): Sophie Dubuis (PLR), Daniel Fischer (PDC), Richard Saas (Vert'libéraux), Olivier Sauty, Guillaume Sauty, Philippe Heimo, Mary Gervasoni (MCG)

 

Bellevue (0.7% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Christian Decorvet (MCG)

  

Bernex (2.1% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats. 3.4% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Député-e-s (3): Jean Romain (PLR), Sophie Forster Carbonnier (Verts), Florian Gander (MCG, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Claire Martenot (Ensemble à Gauche)
  • Député démissionnaire (1): Michel Ducommun (22.01.2015, Ensemble à Gauche)
  • Conseil d'Etat (1): Serge dal Busco (PDC)
  • Non-élu-e-s (6): Guylaine Antille-Dubois (PS), Lauren Baddeley (Verts), Luc Gioria (PDC), Laurent Dubois (Vert'libéraux), Gregory Jolly, Alexandre Nieto (MCG)

  

Carouge (4.3% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 4.2% des élus)

  • Députés (4): Serge Hiltpold (PLR), Bertrand Buchs (PDC), Sandro Pistis (MCG), Michel Baud (UDC, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Céline Roy (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Henriette Stebler, Denise Maillefer (Ensemble à Gauche), Fabian Chapot, Valérie Bourquin (Verts), Adriano Piccoli, Jean-Philippe Terrier (PDC), Joachim Schwitzguebel, François Velen (UDC), Jérôme Montessuit (Vert'libéraux), Rifaat Ayadi, Salah Ben Chaabane, Marie-José Naine (MCG)

 

Cartigny (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): François George (Vert'libéraux), Xavier Schwitzguébel (UDC)

  

Céligny (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Chancy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Chêne-Bougeries (2.2% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député (1): Henry Rappaz (MCG)
  • Députées suppléantes (2): Marion Sobanek (PS), Delphine Bachmann (PDC)
  • Non-élu-e-s (11): Danielle Meynet, Léon Meynet (Ensemble à Gauche), Danielle Oppliger, Monika Sommer, Christian Colquhoun, Jean Locher (PLR), Christian Pittier (UDC), Virginie Cramer (Vert'libéraux), Michel Sapey, Ayten Basbaydar (MCG), Sophie Zagato (PBD)

 

Chêne-Bourg (1.7% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Beatriz de Candolle (PLR)
  • Députée suppléante démissionnaire (1): Magali Origa (04.06.2015, Verts)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Carlo, Anne-Marie Peysson (Ensemble à Gauche), Géraldine Chanton, Damien Lechevallier (PLR), Julien Fonjallaz (UDC), Jean-Marc Antoine, Louise Pascarella, Samia Aouad-Allaoua, Nguyen Van Minh, Laurence Dematraz (MCG)

  

Choulex (0.2% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): André Pfeffer (UDC, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (2): Samira Allisson (PS), Alain Meylan (PLR)

 

Collex-Bossy (0.4% de la population, 0% des candidats)

 

Collonge-Bellerive (1.6% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Candidats élus (3): Lionel Halpérin (PLR), Olivier Cerutti (PDC), Marc Falquet (UDC)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Lany (Ensemble à Gauche), Loïc Martin, Denis Mazouer, Guy Zwahlen, Norberto Birchler, Christine Bouvier, Carole Lapaire (PLR), Renaud Dupuis (Verts), Michel Stawarz (UDC), Alexis Roussel (Pirates)

  

Cologny (1.1% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Nathalie Schneuwly (PLR, vient-ensuite)
  • Non-élus (2): Patrick Dimier, Daniel Dellagiovanna (MCG)

 

Confignon (0.9% de la population, 9 candidat-e-s; 1.9% des candidats, 0.9% des élus)

  • Candidats élus (1): Jean-Michel Bugnion (Verts)
  • Député démissionaire (1): Daniel Zaugg (24.06.2016, PLR)
  • Non-élu-e-s (7): Yves Zehfus (Ensemble à Gauche), Melik Özden (PS), Sylvie Jay Delattre (PLR), Philippe Massonnet, Dinh Manh Uong (PDC), Valentin Bonny (Pirates), Marie-Inès Maigre (MCG)

  

Corsier (0.4% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): Alexander Eniline (Ensemble à Gauche), Samuel Jaeggi (UDC)

  

Dardagny (0.3% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pierre Duchêne (PLR)

  

Genève (41.1% de la population, 187 candidat-e-s; 39.3% des candidats, 40% des élus)

Député-e-s (47):

  • Ensemble à Gauche: Salika WengerChristian ZauggOlivier BaudPierre Vanek, Pierre Gauthier (vient-ensuite), Jean Batou (vient-ensuite)
  • PS: Jean-Charles RielleLydia Schneider-HausserRomain de Sainte MarieIrène BucheIsabelle BrunierCaroline MartiThomas WengerAlberto Velasco, Nicole Valiquer Grecuccio (vient-ensuite), Jean-Louis Fazio (vient-ensuite)
  • PLR: Gabriel BarrillierPierre ConneEdouard CuendetMichel DucretNathalie Fontanet, Charles Selleger (vient-ensuite), Alexis Barbey (vient-ensuite), Alexandre de Senarclens (vient-ensuite)
  • Verts: Emilie Flamand-LewMathias BuschbeckBoris CalameYves de MatteisSarah Klopmann, Delphine Klopfenstein Broggini (vient-ensuite), François Lefort (vient-ensuite), Frédérique Perler (vient-ensuite)
  • PDC: Anne-Marie von Arx-VernonVincent MaitreGuy Mettan, Jean-Marc Guinchard (vient-ensuite), Jean-Charles Lathion (vient-ensuite)
  • UDC: Christo IvanovThomas Bläsi
  • MCG: Pascal SpuhlerFrançois BaertschiJean-Marie VoumardDanièle MagninDaniel SormanniSandra GolayClaude Jeanneret
  • Hors-parti: Carlos Medeiros (ex-MCG)

Député-e-s suppléant-e-s (7): Maria Perez (Ensemble à Gauche), Maria Casares (PS), Nathalie Hardyn (PLR), Guillaume Käser, Jean Rossiaud (Verts), Alexandra Rys (PDC), Gilbert Catelain (UDC)

Député-e-s démissionnaires (8):

  • Ensemble à Gauche: Rémy Pagani (17.12.2015), Vera Figurek (15.10.2015, vient-ensuite)
  • PS: Sandrine Salerno (refuse le mandat), Antoine Droin (16.04.2015, vient-ensuite)
  • PLR: Renaud Gautier (13.11.2014)
  • UDC: Yves Nidegger (refuse le mandat), Michel Amaudruz (17.12.2015)
  • MCG: Jean Sanchez (23.06.2016)

Conseil national (2): Lisa Mazzone (Verts), Benoît Genecand (PLR)

Non-élu-e-s (144):

  • Ensemble à Gauche: Gian-Thierry Sparacino, David Andenmatten, Tobia Schnebli, Arthur Cohen, Corinne Billaud-Khaouchi, Jean-Louis Carlo, Charlotte Meierhofer, Hélène Ecuyer, Mohamed Kenzi, Liliane Marchand, Morten Gisselbaek, Angèle Bilemjian, Diomidis Iliopoulos, Alfredo Camelo, Dominique Brodbeck, Michel Bissig, Brigitte Studer, Carmen Religieux, Yves Mugny
  • PS: Dorothée Marthaler Ghidoni, Jennifer Conti, Albane Schlechten, Roberto Baranzini, Christiane Olivier, Régis de Battista, Adrien Faure, Serge Raemy, Mohammed Benouattaf
  • PLR: Benoît Moget, Laurent Naville, Helena Rigotti, Ivano Rizzello, Vincent Schaller, Olivier Smaga, Gary Bennaïm, Pascal Blanch, Natacha Buffet, Rémy Burri, Andreas Dekany, Béatrice Fuchs, Marie-Hélène Hancock, Muhittin Kiral, Alban Kouango
  • Verts: Philippe Curchod, Sarah Delacoste, Isabelle Descombes, Christophe Dunner, Alfonso Gomez, Uzma Khamis Vannini, Antoine Maulini, Anne Moratti, Corinne Müller Sonntag, Jeffrey Nahas, Jacqueline Roiz, Julide Turgut Bandelier, Michel Bertschy 
  • PDC: Alia Chaker Mangeat, Sébastien Desfayes, Sami Gashi, Alain de Kalbermatten, Claudio Marques, Thomas Putallaz, Daniel Rasolo, Lionel Ricou, Stéphanie Riehle, Raoul Rodriguez, Sophie Tochon, Guy Tornare
  • UDC: Marc-André Rudaz, Philippe Colozier, Geneviève Descloux, Aimé Jolliet, Roger Marty, Pablo Rapin, Kilian Riviera, Pierre Scherb, Yanick Yersin, Jean Zahno
  • Vert'libéraux: Charly Schwarz, Sue Putallaz, Philippe Meyer de Stadelhofen, Louis-Charles Levy, Elisabeth Micheli, William Rappard, Vincent Aeschbacher, Bénédict Devaud, Max Nigg
  • Pirates: Didier Bonny, Willem van Gulik, Alexandre Patti, Sébastien Schopfer, Karine Baud, Jérôme Cuénod-Louvion, Steve Roeck, Ariel Stern, Corine Sudan Olivier, Alexandre Takacs
  • MCG: Cristina le Jeune Giacobbi, Denis Menoud, Sanja Lopar, Jean-Philippe Haas, Laurent Leisi, Mireille Luiset, Najib Bayoudh, Amar Madani, Maria Tramontano, Daniel Dany Pastore, Abdelaziz Houbbi, Cécile Orsat, Olivier Luiset, Vanessa Genoud-Quinodoz, Ming Te Hou, Abdel Ilah Latifi, Ayman Saidi
  • PBD: Charles Piguet, Gilles Champoud, Peter Sob, Alexandre Chevalier, Fabienne Aubry Conne, Amir Kursun, Ghita Djedidi, Yasuka Fader, Sophie Wallez-Lemonnier

 

Genthod (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Martin Carlos Pfister (PDC)

 

Grand-Saconnex (2.5% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christian GrobetMagali Orsini (Ensemble à Gauche)
  • Député suppléant (1): Patrick Hulliger (UDC)
  • Non-élu-e-s (11): Cruz Melchor Eya Nchama (PS), Antoine Orsini, Mirko Righele, Elizabeth Böhler-Goodship (PLR), Laurent Jimaja (Verts), Philippe Mettral (PDC), Eliane Michaud Ansermet (UDC), Jean-Claude Cudre, Jean-Pierre Wavre (Vert'libéraux), Rosemarie Delley (MCG)

  

Gy (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Hermance (0.2% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Marie-Thérèse Engelberts (hors-parti, ex-MCG)
  • Non-élus (3): Roland-Daniel Schneebeli (PLR), Marc Fuhrmann (UDC), Thierry Vidonne (PBD)

  

Jussy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Laconnex (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Lancy (6.2% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 8.5% des élus)
  • Député-e-s (9): Christian DandrèsSalima MoyardCyril Mizrahi (PS), Bénédicte Montant (PLR), François Lance (PDC), Patrick LussiStéphane Florey (UDC), André PythonChristian Flury (MCG)
  • Député suppléant (1): Jean Fontaine (MCG)
  • Conseil national (1): Roger Golay (MCG)
  • Non-élu-e-s (21): Sébastien Ecuyer, Bernard Dumont, Michel Simkhovitch (Ensemble à Gauche), Muharrem Temel (PS), Ashraf Moussa, Fransisco Taboada, Cédric Vincent (PLR), Damien Bonfanti (Verts), Martine Casutt, Michele Colleoni (PDC), Philippe Perrenoud, Michel Gutknecht, Thierry Kalaidjian, Jean-Paul Otero, Panou Pabouctsidis (UDC), Alicia Devenoges, Grégoire Rinolfi (Pirates), Armando Couto, Bruno Reolon, Kevin Reichenbach, Massimiliano Marra (MCG)

  

 

Meinier (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (2): Julien Dubouchet Corthay (PS), Caroline Bartl-Winterhalter (PBD)

  

Meyrin (4.7% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (3): Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche), Jean-François Girardet (MCG), Françoise Sapin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (14): Thomas Savidan (PLR), Esther Hartmann (Verts), Yolande Boccard, Laurent Tremblet (PDC), André Dutruit, Karine Hermenier-Castro (UDC), Parvez Sualeheen (Pirates), Lysianne Gay, Cédric Lustenberger, Marco Gaetanino, Roger Frauchiger, Marlène Inacio, Marie-Laure Dupont (MCG), Anthony Jaria (PBD)

  

Onex (3.8% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 1.7% des élus)

  • Candidat élu (2): Eric Stauffer (hors-parti, ex-MCG), Yvan Zweifel (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Fatima Rime (PS), François Niederhauser (PLR), Moustapha Ouedraogo (PDC), Zora Masé (UDC), Elisabeth Hausermann, Bladymir Corrales (Vert'libéraux), Daniel Ceszkowski (Pirates), Raphael Coudray, Jean-Claude Cantiello, Jean-Paul Derouette, Christian Muller, Alain Ryser (MCG)

  

Perly-Certoux (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pablo Garcia (PS)

  

Plan-les-Ouates (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2% des candidats, 3.4% des élus)

  • Député-e-s (4): Roger Deneys (PS), Patrick Saudan (PLR), Geneviève Arnold (PDC, vient-ensuite), Francisco Valentin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (6): Michel Favre (PLR), Xavier Magnin (PDC), Laurent Seydoux, Jérémy Seydoux (Vert'libéraux), Françoise Coopoosamy, Arbia Abbes (MCG)

  

Pregny-Chambésy (0.8% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (4): Rolin Wavre (PLR), Patrice Schaer, Hafida Nadia De Vries Andrié, Hakim-Alex Arherbi (MCG)

  

Presinge (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Puplinge (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Bernhard Riedweg (UDC)
  • Conseil national (1): Céline Amaudruz (UDC)

  

Russin (0.1% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élue (1): Sandra Borgeaud (PBD)

  

Satigny (0.8% de la population, 6 candidat-e-s; 1.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Eric Leyvraz (UDC)
  • Députée démissionnaire (1): Martine Roset (03.12.2015, PDC)
  • Non-élu-e-s (4): Stéphane Tanner (PLR), Michael Andersen (UDC), Morgan Tinguely, Claudio Cori (Vert'libéraux)

  

Soral (0.2% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Député décédé (1): Pierre Weiss (24.04.2015, PLR)

  

Thônex (2.9% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Jacques BénéMurat Julian Alder (PLR)
  • Député suppléant (1): Pascal Uehlinger (PLR)
  • Député démissionnaire (1): Ivan Slatkine (12.03.2015, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Ali Uregen (Ensemble à Gauche), Patrick Marchetto (UDC), Fabienne Alfandari (Vert'libéraux), Christophe Andrié, Philippe Zaugg, Jean-Claude Manfredda, Didier Mayor (MCG), Philippe Kunzi (PBD)

  

Troinex (0.5% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Simone De Montmollin (PLR)
  • Députée démissionnaire (1): Béatrice Hirsch (22.09.2016, PDC)
  • Non-élu (1): Jean Berthet (PS)

  

Vandoeuvres (0.6% de la population, 3 candidats; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Philippe Morel (hors-parti, ex-PDC), Ronald Zacharias (MCG)
  • Non-élu (1): Jérémy Gardiol (UDC)

  

Vernier (7.3% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christina Meissner (hors-parti, ex-UDC), Thierry Cerutti (MCG)
  • Député suppléant (1): Marko Bandler (PS)
  • Député-e-s démissionnaires (5): Thierry Apothéloz (refuse le mandat, PS), Michèle Künzler (refuse le mandat, Verts), Philippe Joye (04.12.2014, MCG), Pierre Ronget (22.09.2016, PLR) Frédéric Hohl (26.01.2017, PLR)
  • Conseil d'Etat (1): Antonio Hodgers (Verts)
  • Non-élu-e-s (23): Clarisse Margueron, Massan Missoh (Ensemble à Gauche), Denis Chiaradonna, Andrés Revuelta, Jean-Claude Jaquet (PS), Gilles-Olivier Bron (PLR), Lucia Dahlab, Miguel Limpo, Olivier Perroux, Leyla Ahmari Taleghani (Verts), Yves Magnin, Walid Taieb (PDC), Valérie Cuenca-Berger (UDC), Alain Primatesta (Vert'libéraux), Ana Roch, Brice Arduini, André Sotomayor, Maria Pilar Frieder, Daniel Noel, Rui Oliveira, Marc Frieder, Sébastien Berger (MCG), Alexandre Korkia (PBD)

  

Versoix (2.8% de la population, 11 candidat-e-s; 2.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Patrick Malek-Asghar (PLR)
  • Non-élu-e-s (10): Dominique Deillon, Anne Lise Vadi (Ensemble à Gauche), Sébastien Kaech (PDC), Christian Bardet, Rosa Maria Hussein, Daiki Kunz (UDC), Laila Chaoui, Antonio Angelo, Louisa Schneider, Rachid Bovet (MCG)

  

Veyrier (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Cyril Aellen (PLR), Christophe Aumeunier (vient-ensuite, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Marie-Lourdes Desardouin (PS), Pierre-André Morand, Sébastien Zulian (PLR), Florian Odin (PDC), Lauriane Mermoud, Louis Olivier (UDC), Marielena Gautrot (Vert'libéraux), Baptiste Mesot (Pirates)

  

Autres (6 candidat-e-s, tous non élus)

  • Bons En Chablais: Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche)
  • Ferney-Voltaire: Denis Bucher, Peter Loosli (Verts)
  • Gaillard: François Duc (MCG)
  • Peron: Brigitte Sarrasin Borel (PBD)
  • Vetraz-Monthoux: Antoni Mayer (PDC)

Écrit par Diego Esteban dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |