13/10/2013

Vos élu-e-s par commune

Le Grand Conseil de la République et canton de Genève est l'un des rares en Suisse à être élu selon le système proportionnel intégral. En d'autres termes, là où la majorité des cantons sont subdivisés en plusieurs régions électorales comprenant un nombre déterminé de représentants à élire au parlement cantonal, les Genevois, qu'ils viennent d'Avusy, d'Anières, de Meyrin, de Veyrier ou de Céligny, élisent chacun les 100 députés du législatif cantonal, et non uniquement ceux de leur circonscription électorale. Cependant, il n'est pas inutile de se pencher sur le lieu d'origine de chacun-e des élu-e-s, afin d'étudier la représentation territoriale du parlement cantonal.

 

Quelques statistiques: pop v cand: Bardonnex (0.5-2.1) - Bellevue (0.7-0.2) / cand v élu: Aïre/Anières (0.4-1.7) - Chêne-Bourg (2.5-0.9) / pop v élu: Aïre (0.2-1.7) - Avully/Collex (0.4-0)

 

(Mise à jour 7 mars 2017) Méthode: la commune d'origine est celle indiquée sur les listes électorales, même si un déménagement a eu lieu entre-temps. Il est indiqué pour chaque candidat s'il est élu député, député suppléant, au Conseil d'Etat/Conseil national (incompatibilité avec la fonction de député), démissionnaire, décédé ou non-élu. Il est également indiqué son parti (ou son ancien parti s'il siège comme député hors-parti). Pour chaque commune, il est indiqué son nombre de candidats, la part de cette commune dans le nombre total de candidats, la proportion de la population qui y vit, et le pourcentage d'élus issus de cette commune.

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Candidat-e-s au Grand Conseil: 476

Communes représentées chez les candidat-e-s: 37/45 

(aucun-e candidat-e pour Avully, Céligny, Chancy, Collex-Bossy, Gy, Jussy, Laconnex ou Presinge)

Député-e-s au Grand Conseil: 100

Député-e-s suppléant-e-s au Grand Conseil: 18

Communes représentées au Grand Conseil: 29/45

(les candidat-e-s représentant Cartigny, Corsier, Dardagny, Genthod, Meinier, Perly-Certoux, Pregny-Chambésy, et Russin n'ont pas été élu-e-s)

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Aire-la-Ville (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Raymond Wicky (PLR), Norbert Maendly (UDC, vient-ensuite)

  

Anières (0.5% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Jean-Luc Forni (PDC), Antoine Barde (PLR)

 

Avully (0.4% de la population, 0 candidats)

 

Avusy (0.3% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus, 1 Conseillère d'Etat)

  • Conseil d'Etat (1): Anne Emery-Torracinta (PS)

 

Bardonnex (0.5% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Députés (2): Christian Frey (PS, vient-ensuite), Georges Vuillod (PLR, vient-ensuite)
  • Conseil d'Etat (1): Luc Barthassat (PDC)
  • Non-élu-e-s (7): Sophie Dubuis (PLR), Daniel Fischer (PDC), Richard Saas (Vert'libéraux), Olivier Sauty, Guillaume Sauty, Philippe Heimo, Mary Gervasoni (MCG)

 

Bellevue (0.7% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Christian Decorvet (MCG)

  

Bernex (2.1% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats. 3.4% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Député-e-s (3): Jean Romain (PLR), Sophie Forster Carbonnier (Verts), Florian Gander (MCG, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Claire Martenot (Ensemble à Gauche)
  • Député démissionnaire (1): Michel Ducommun (22.01.2015, Ensemble à Gauche)
  • Conseil d'Etat (1): Serge dal Busco (PDC)
  • Non-élu-e-s (6): Guylaine Antille-Dubois (PS), Lauren Baddeley (Verts), Luc Gioria (PDC), Laurent Dubois (Vert'libéraux), Gregory Jolly, Alexandre Nieto (MCG)

  

Carouge (4.3% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 4.2% des élus)

  • Députés (4): Serge Hiltpold (PLR), Bertrand Buchs (PDC), Sandro Pistis (MCG), Michel Baud (UDC, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Céline Roy (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Henriette Stebler, Denise Maillefer (Ensemble à Gauche), Fabian Chapot, Valérie Bourquin (Verts), Adriano Piccoli, Jean-Philippe Terrier (PDC), Joachim Schwitzguebel, François Velen (UDC), Jérôme Montessuit (Vert'libéraux), Rifaat Ayadi, Salah Ben Chaabane, Marie-José Naine (MCG)

 

Cartigny (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): François George (Vert'libéraux), Xavier Schwitzguébel (UDC)

  

Céligny (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Chancy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Chêne-Bougeries (2.2% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député (1): Henry Rappaz (MCG)
  • Députées suppléantes (2): Marion Sobanek (PS), Delphine Bachmann (PDC)
  • Non-élu-e-s (11): Danielle Meynet, Léon Meynet (Ensemble à Gauche), Danielle Oppliger, Monika Sommer, Christian Colquhoun, Jean Locher (PLR), Christian Pittier (UDC), Virginie Cramer (Vert'libéraux), Michel Sapey, Ayten Basbaydar (MCG), Sophie Zagato (PBD)

 

Chêne-Bourg (1.7% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Beatriz de Candolle (PLR)
  • Députée suppléante démissionnaire (1): Magali Origa (04.06.2015, Verts)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Carlo, Anne-Marie Peysson (Ensemble à Gauche), Géraldine Chanton, Damien Lechevallier (PLR), Julien Fonjallaz (UDC), Jean-Marc Antoine, Louise Pascarella, Samia Aouad-Allaoua, Nguyen Van Minh, Laurence Dematraz (MCG)

  

Choulex (0.2% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): André Pfeffer (UDC, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (2): Samira Allisson (PS), Alain Meylan (PLR)

 

Collex-Bossy (0.4% de la population, 0% des candidats)

 

Collonge-Bellerive (1.6% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Candidats élus (3): Lionel Halpérin (PLR), Olivier Cerutti (PDC), Marc Falquet (UDC)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Lany (Ensemble à Gauche), Loïc Martin, Denis Mazouer, Guy Zwahlen, Norberto Birchler, Christine Bouvier, Carole Lapaire (PLR), Renaud Dupuis (Verts), Michel Stawarz (UDC), Alexis Roussel (Pirates)

  

Cologny (1.1% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Nathalie Schneuwly (PLR, vient-ensuite)
  • Non-élus (2): Patrick Dimier, Daniel Dellagiovanna (MCG)

 

Confignon (0.9% de la population, 9 candidat-e-s; 1.9% des candidats, 0.9% des élus)

  • Candidats élus (1): Jean-Michel Bugnion (Verts)
  • Député démissionaire (1): Daniel Zaugg (24.06.2016, PLR)
  • Non-élu-e-s (7): Yves Zehfus (Ensemble à Gauche), Melik Özden (PS), Sylvie Jay Delattre (PLR), Philippe Massonnet, Dinh Manh Uong (PDC), Valentin Bonny (Pirates), Marie-Inès Maigre (MCG)

  

Corsier (0.4% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): Alexander Eniline (Ensemble à Gauche), Samuel Jaeggi (UDC)

  

Dardagny (0.3% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pierre Duchêne (PLR)

  

Genève (41.1% de la population, 187 candidat-e-s; 39.3% des candidats, 40% des élus)

Député-e-s (47):

  • Ensemble à Gauche: Salika WengerChristian ZauggOlivier BaudPierre Vanek, Pierre Gauthier (vient-ensuite), Jean Batou (vient-ensuite)
  • PS: Jean-Charles RielleLydia Schneider-HausserRomain de Sainte MarieIrène BucheIsabelle BrunierCaroline MartiThomas WengerAlberto Velasco, Nicole Valiquer Grecuccio (vient-ensuite), Jean-Louis Fazio (vient-ensuite)
  • PLR: Gabriel BarrillierPierre ConneEdouard CuendetMichel DucretNathalie Fontanet, Charles Selleger (vient-ensuite), Alexis Barbey (vient-ensuite), Alexandre de Senarclens (vient-ensuite)
  • Verts: Emilie Flamand-LewMathias BuschbeckBoris CalameYves de MatteisSarah Klopmann, Delphine Klopfenstein Broggini (vient-ensuite), François Lefort (vient-ensuite), Frédérique Perler (vient-ensuite)
  • PDC: Anne-Marie von Arx-VernonVincent MaitreGuy Mettan, Jean-Marc Guinchard (vient-ensuite), Jean-Charles Lathion (vient-ensuite)
  • UDC: Christo IvanovThomas Bläsi
  • MCG: Pascal SpuhlerFrançois BaertschiJean-Marie VoumardDanièle MagninDaniel SormanniSandra GolayClaude Jeanneret
  • Hors-parti: Carlos Medeiros (ex-MCG)

Député-e-s suppléant-e-s (7): Maria Perez (Ensemble à Gauche), Maria Casares (PS), Nathalie Hardyn (PLR), Guillaume Käser, Jean Rossiaud (Verts), Alexandra Rys (PDC), Gilbert Catelain (UDC)

Député-e-s démissionnaires (8):

  • Ensemble à Gauche: Rémy Pagani (17.12.2015), Vera Figurek (15.10.2015, vient-ensuite)
  • PS: Sandrine Salerno (refuse le mandat), Antoine Droin (16.04.2015, vient-ensuite)
  • PLR: Renaud Gautier (13.11.2014)
  • UDC: Yves Nidegger (refuse le mandat), Michel Amaudruz (17.12.2015)
  • MCG: Jean Sanchez (23.06.2016)

Conseil national (2): Lisa Mazzone (Verts), Benoît Genecand (PLR)

Non-élu-e-s (144):

  • Ensemble à Gauche: Gian-Thierry Sparacino, David Andenmatten, Tobia Schnebli, Arthur Cohen, Corinne Billaud-Khaouchi, Jean-Louis Carlo, Charlotte Meierhofer, Hélène Ecuyer, Mohamed Kenzi, Liliane Marchand, Morten Gisselbaek, Angèle Bilemjian, Diomidis Iliopoulos, Alfredo Camelo, Dominique Brodbeck, Michel Bissig, Brigitte Studer, Carmen Religieux, Yves Mugny
  • PS: Dorothée Marthaler Ghidoni, Jennifer Conti, Albane Schlechten, Roberto Baranzini, Christiane Olivier, Régis de Battista, Adrien Faure, Serge Raemy, Mohammed Benouattaf
  • PLR: Benoît Moget, Laurent Naville, Helena Rigotti, Ivano Rizzello, Vincent Schaller, Olivier Smaga, Gary Bennaïm, Pascal Blanch, Natacha Buffet, Rémy Burri, Andreas Dekany, Béatrice Fuchs, Marie-Hélène Hancock, Muhittin Kiral, Alban Kouango
  • Verts: Philippe Curchod, Sarah Delacoste, Isabelle Descombes, Christophe Dunner, Alfonso Gomez, Uzma Khamis Vannini, Antoine Maulini, Anne Moratti, Corinne Müller Sonntag, Jeffrey Nahas, Jacqueline Roiz, Julide Turgut Bandelier, Michel Bertschy 
  • PDC: Alia Chaker Mangeat, Sébastien Desfayes, Sami Gashi, Alain de Kalbermatten, Claudio Marques, Thomas Putallaz, Daniel Rasolo, Lionel Ricou, Stéphanie Riehle, Raoul Rodriguez, Sophie Tochon, Guy Tornare
  • UDC: Marc-André Rudaz, Philippe Colozier, Geneviève Descloux, Aimé Jolliet, Roger Marty, Pablo Rapin, Kilian Riviera, Pierre Scherb, Yanick Yersin, Jean Zahno
  • Vert'libéraux: Charly Schwarz, Sue Putallaz, Philippe Meyer de Stadelhofen, Louis-Charles Levy, Elisabeth Micheli, William Rappard, Vincent Aeschbacher, Bénédict Devaud, Max Nigg
  • Pirates: Didier Bonny, Willem van Gulik, Alexandre Patti, Sébastien Schopfer, Karine Baud, Jérôme Cuénod-Louvion, Steve Roeck, Ariel Stern, Corine Sudan Olivier, Alexandre Takacs
  • MCG: Cristina le Jeune Giacobbi, Denis Menoud, Sanja Lopar, Jean-Philippe Haas, Laurent Leisi, Mireille Luiset, Najib Bayoudh, Amar Madani, Maria Tramontano, Daniel Dany Pastore, Abdelaziz Houbbi, Cécile Orsat, Olivier Luiset, Vanessa Genoud-Quinodoz, Ming Te Hou, Abdel Ilah Latifi, Ayman Saidi
  • PBD: Charles Piguet, Gilles Champoud, Peter Sob, Alexandre Chevalier, Fabienne Aubry Conne, Amir Kursun, Ghita Djedidi, Yasuka Fader, Sophie Wallez-Lemonnier

 

Genthod (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Martin Carlos Pfister (PDC)

 

Grand-Saconnex (2.5% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christian GrobetMagali Orsini (Ensemble à Gauche)
  • Député suppléant (1): Patrick Hulliger (UDC)
  • Non-élu-e-s (11): Cruz Melchor Eya Nchama (PS), Antoine Orsini, Mirko Righele, Elizabeth Böhler-Goodship (PLR), Laurent Jimaja (Verts), Philippe Mettral (PDC), Eliane Michaud Ansermet (UDC), Jean-Claude Cudre, Jean-Pierre Wavre (Vert'libéraux), Rosemarie Delley (MCG)

  

Gy (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Hermance (0.2% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Marie-Thérèse Engelberts (hors-parti, ex-MCG)
  • Non-élus (3): Roland-Daniel Schneebeli (PLR), Marc Fuhrmann (UDC), Thierry Vidonne (PBD)

  

Jussy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Laconnex (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Lancy (6.2% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 8.5% des élus)
  • Député-e-s (9): Christian DandrèsSalima MoyardCyril Mizrahi (PS), Bénédicte Montant (PLR), François Lance (PDC), Patrick LussiStéphane Florey (UDC), André PythonChristian Flury (MCG)
  • Député suppléant (1): Jean Fontaine (MCG)
  • Conseil national (1): Roger Golay (MCG)
  • Non-élu-e-s (21): Sébastien Ecuyer, Bernard Dumont, Michel Simkhovitch (Ensemble à Gauche), Muharrem Temel (PS), Ashraf Moussa, Fransisco Taboada, Cédric Vincent (PLR), Damien Bonfanti (Verts), Martine Casutt, Michele Colleoni (PDC), Philippe Perrenoud, Michel Gutknecht, Thierry Kalaidjian, Jean-Paul Otero, Panou Pabouctsidis (UDC), Alicia Devenoges, Grégoire Rinolfi (Pirates), Armando Couto, Bruno Reolon, Kevin Reichenbach, Massimiliano Marra (MCG)

  

 

Meinier (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (2): Julien Dubouchet Corthay (PS), Caroline Bartl-Winterhalter (PBD)

  

Meyrin (4.7% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (3): Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche), Jean-François Girardet (MCG), Françoise Sapin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (14): Thomas Savidan (PLR), Esther Hartmann (Verts), Yolande Boccard, Laurent Tremblet (PDC), André Dutruit, Karine Hermenier-Castro (UDC), Parvez Sualeheen (Pirates), Lysianne Gay, Cédric Lustenberger, Marco Gaetanino, Roger Frauchiger, Marlène Inacio, Marie-Laure Dupont (MCG), Anthony Jaria (PBD)

  

Onex (3.8% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 1.7% des élus)

  • Candidat élu (2): Eric Stauffer (hors-parti, ex-MCG), Yvan Zweifel (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Fatima Rime (PS), François Niederhauser (PLR), Moustapha Ouedraogo (PDC), Zora Masé (UDC), Elisabeth Hausermann, Bladymir Corrales (Vert'libéraux), Daniel Ceszkowski (Pirates), Raphael Coudray, Jean-Claude Cantiello, Jean-Paul Derouette, Christian Muller, Alain Ryser (MCG)

  

Perly-Certoux (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pablo Garcia (PS)

  

Plan-les-Ouates (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2% des candidats, 3.4% des élus)

  • Député-e-s (4): Roger Deneys (PS), Patrick Saudan (PLR), Geneviève Arnold (PDC, vient-ensuite), Francisco Valentin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (6): Michel Favre (PLR), Xavier Magnin (PDC), Laurent Seydoux, Jérémy Seydoux (Vert'libéraux), Françoise Coopoosamy, Arbia Abbes (MCG)

  

Pregny-Chambésy (0.8% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (4): Rolin Wavre (PLR), Patrice Schaer, Hafida Nadia De Vries Andrié, Hakim-Alex Arherbi (MCG)

  

Presinge (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Puplinge (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Bernhard Riedweg (UDC)
  • Conseil national (1): Céline Amaudruz (UDC)

  

Russin (0.1% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élue (1): Sandra Borgeaud (PBD)

  

Satigny (0.8% de la population, 6 candidat-e-s; 1.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Eric Leyvraz (UDC)
  • Députée démissionnaire (1): Martine Roset (03.12.2015, PDC)
  • Non-élu-e-s (4): Stéphane Tanner (PLR), Michael Andersen (UDC), Morgan Tinguely, Claudio Cori (Vert'libéraux)

  

Soral (0.2% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Député décédé (1): Pierre Weiss (24.04.2015, PLR)

  

Thônex (2.9% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Jacques BénéMurat Julian Alder (PLR)
  • Député suppléant (1): Pascal Uehlinger (PLR)
  • Député démissionnaire (1): Ivan Slatkine (12.03.2015, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Ali Uregen (Ensemble à Gauche), Patrick Marchetto (UDC), Fabienne Alfandari (Vert'libéraux), Christophe Andrié, Philippe Zaugg, Jean-Claude Manfredda, Didier Mayor (MCG), Philippe Kunzi (PBD)

  

Troinex (0.5% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Simone De Montmollin (PLR)
  • Députée démissionnaire (1): Béatrice Hirsch (22.09.2016, PDC)
  • Non-élu (1): Jean Berthet (PS)

  

Vandoeuvres (0.6% de la population, 3 candidats; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Philippe Morel (hors-parti, ex-PDC), Ronald Zacharias (MCG)
  • Non-élu (1): Jérémy Gardiol (UDC)

  

Vernier (7.3% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christina Meissner (hors-parti, ex-UDC), Thierry Cerutti (MCG)
  • Député suppléant (1): Marko Bandler (PS)
  • Député-e-s démissionnaires (5): Thierry Apothéloz (refuse le mandat, PS), Michèle Künzler (refuse le mandat, Verts), Philippe Joye (04.12.2014, MCG), Pierre Ronget (22.09.2016, PLR) Frédéric Hohl (26.01.2017, PLR)
  • Conseil d'Etat (1): Antonio Hodgers (Verts)
  • Non-élu-e-s (23): Clarisse Margueron, Massan Missoh (Ensemble à Gauche), Denis Chiaradonna, Andrés Revuelta, Jean-Claude Jaquet (PS), Gilles-Olivier Bron (PLR), Lucia Dahlab, Miguel Limpo, Olivier Perroux, Leyla Ahmari Taleghani (Verts), Yves Magnin, Walid Taieb (PDC), Valérie Cuenca-Berger (UDC), Alain Primatesta (Vert'libéraux), Ana Roch, Brice Arduini, André Sotomayor, Maria Pilar Frieder, Daniel Noel, Rui Oliveira, Marc Frieder, Sébastien Berger (MCG), Alexandre Korkia (PBD)

  

Versoix (2.8% de la population, 11 candidat-e-s; 2.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Patrick Malek-Asghar (PLR)
  • Non-élu-e-s (10): Dominique Deillon, Anne Lise Vadi (Ensemble à Gauche), Sébastien Kaech (PDC), Christian Bardet, Rosa Maria Hussein, Daiki Kunz (UDC), Laila Chaoui, Antonio Angelo, Louisa Schneider, Rachid Bovet (MCG)

  

Veyrier (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Cyril Aellen (PLR), Christophe Aumeunier (vient-ensuite, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Marie-Lourdes Desardouin (PS), Pierre-André Morand, Sébastien Zulian (PLR), Florian Odin (PDC), Lauriane Mermoud, Louis Olivier (UDC), Marielena Gautrot (Vert'libéraux), Baptiste Mesot (Pirates)

  

Autres (6 candidat-e-s, tous non élus)

  • Bons En Chablais: Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche)
  • Ferney-Voltaire: Denis Bucher, Peter Loosli (Verts)
  • Gaillard: François Duc (MCG)
  • Peron: Brigitte Sarrasin Borel (PBD)
  • Vetraz-Monthoux: Antoni Mayer (PDC)

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24/06/2013

Du libre choix du mode d'expression de la bêtise

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Mardi dernier, les Verts genevois ont lancé une initiative visant à donner la priorité aux transports publics dans l'ensemble du trafic routier. Partant du constat que les bouchons sont un vrai problème de mobilité à Genève, ils ont ainsi présenté la pierre qu'ils comptent apporter à l'édifice. Mais dès l'annonce du lancement de l'initiative, les critiques n'ont pas tardé à pleuvoir, venant quasi-exclusivement de la part de ceux qui ne proposent actuellement aucune réelle solution à ce problème, c'est-à-dire ceux dont la politique de mobilité se limite dans les faits à la critique et au blocage des projets de Michèle Künzler.

 

Cela fait depuis environ cinq ans que je ne me déplace qu'en vélo et en transports publics, et je ne souffre jamais des bouchons fréquents, sauf lorsque le nombre important de voitures présentes sur la route empêche le bus ou le tram dans lequel je me trouve de se déplacer à une vitesse digne de ce nom. Ce dernier cas de figure me fâche, car je conçois assez mal qu'un automobiliste seul dans sa voiture soit mis sur un même pied d'égalité avec un tram contenant presque 400 places. En effet, ce n'est pas du tout une forme d'égalité, bien au contraire! 

 

Cette initiative va de mon point de vue dans le bon sens, car elle permettrait de renforcer le rôle même des transports publics, qui est de décharger les routes du plus grand nombre possible de transports individuels en proposant une alternative convenable afin d'éviter la surcharge du trafic. Mais les opposant à cette mesure proclament faussement qu'elle porte atteinte au libre choix du mode de transport. Ce qu'ils omettent sciemment, c'est que jusqu'à preuve du contraire, "donner la priorité" n'est pas synonyme de "donner l'exclusivité". Si l'initiative des Verts aboutit, tout le monde aura le droit de choisir la moto ou la voiture pour se déplacer, même si la tendance sera de privilégier les transports publics. 

 

Mais ceci dit, l'initiative lancée par les Verts est une question qui doit être débattue pour elle-même. C'est pourquoi il faut tenter de dépolitiser au maximum le débat, car il est assez désolant de voir que chaque question touchant aux transports publics genevois est discutée en fonction des rapports de force entre partis politiques et de la seule existence de Michèle Künzler. Cette initiative soulève une question de fond qui doit transcender le seul critère des partis qui la soutiennent (ou la rejettent) et la guéguerre des transports que se livrent pêle-mêle le cycliste qui manque régulièrement de se faire écraser par un automobiliste, le piéton qui n'en peut plus des cyclistes qui roulent sur le trottoir, le motard fâché de ces piétons qui traversent la route n'importe où, et l'automobiliste qui voit des motos occuper les rares places de parking disponibles.

 

La mobilité est une thématique au sujet de laquelle tout le monde peut avoir un avis. C'est pourquoi il est important de se faire sa propre opinion sur la question, et de rester imperméable à des arguments désinformateurs, comme celui de dire qu'une voiture doit être traitée de la même manière qu'un tram.

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20/06/2013

Mais que font les socialistes du Conseil Fédéral?

Ce mois de juin est un mois sombre pour les socialistes suisses: leurs deux représentants au Conseil Fédéral (Simonetta Sommaruga et Alain Berset) se font remarquer en tant que promoteurs de mesures suscitant une vive opposition au niveau des défenseurs engagés en faveur d'une politique sociale (à ce propos, lire le billet de Salika Wenger).

 

En effet, le 9 juin dernier, le peuple suisse a accepté une modification urgente de la loi sur l'asile, présentée par Simonetta Sommaruga, qui, en résumé, vise à fermer une à une toutes les écoutilles de la fameuse "barque" helvète, dans la droite lignée de la politique d'immigration réactionnaire et aveugle menée par l'UDC, et suivie sans concession par le PLR, le PBD et le PDC (mais celui-ci plus modérément). Le PS s'est opposé à ces mesures, car, mise à part la très nécessaire accélération des procédures, elles auront pour conséquences la supression du moyen de requête de l'asile le plus sûr (demande d'asile dans les ambassades) ainsi que d'un des motifs d'asile les plus évidemment fondés (la désertion), et la création de centres pour "récalcitrants" (notion indéterminée et créée de toutes pièces à partir de rien) qui trahissent la volonté de mener une inquiétante politique concentrationnaire à l'égard des requérants d'asile.

 

Quant à Alain Berset, celui-ci défendra prochainement l'adoption de la hausse de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, avec les effets financiers qui en découlent (en ce qui concerne notamment la prévoyance professionnelle), pour mettre celles-ci à égalité avec les hommes, et il envisage également de hausser la TVA. Le PS s'est toujours opposé à la déterioration de la situation de l'emploi pour les femmes, tant que celles-ci subiront encore des discriminations quant à leur sexe et que le principe d'un salaire égal pour un travail de valeur égale (figurant à l'art. 8 al. 3 de la Constitution) ne sera pas réalisé, mais il s'oppose aussi à la hausse des taxes "injustes" (comme la TVA), qui ne dépendent pas du revenu, comme le décrit Salika Wenger.

 

Se pose ainsi la question: que font les socialistes du Conseil Fédéral? Simonetta Sommaruga et Alain Berset ont-ils oublié leurs valeurs quelque part au fond de l'administration et de la paperasse helvétique? La réalité institutionnelle est plus compliquée, et il est facile de se tromper à son sujet, vu notamment la tendance à la personification de la politique.

 

Je m'explique: l'art. 4 de la Loi sur l'Organisation du Gouvernement et de l'Administration (LOGA) impose au Conseil Fédéral de fonctionner de façon collégiale. En d'autres termes, chacun des sept membres du gouvernement est tenu de respecter les décisions prises en son sein. À la lumière de cette réalité, sachant qu'à part les deux socialistes susmentionnés, le collège gouvernemental helvétique comprend des représentants du PLR, du PBD, du PDC et de l'UDC, que de formations politiques qui se mettent plus souvent d'accord entre elles qu'avec le PS. Peu étonnant que la majorité des décisions soit donc contraire à l'opinion de ce dernier.

 

En ce qui concerne la question de la personification de la politique, il est en soi incorrect de dire que la "lex USA" est "le projet d'Eveline Widmer-Schlumpf", car cette loi urgente est un projet du Conseil Fédéral, et non uniquement de cette ministre, même s'il relève de son dicastère (le département des finances). Ainsi, il est tout aussi incorrect de pointer du doigt Simonetta Sommaruga ou Alain Berset pour des projets non-socialistes.

 

Mais une autre question surgit: sachant que les projets présentés par Simonetta Sommaruga et Alain Berset et critiqués par tous les socialistes (au sens philosophique du terme) sont du ressort de leurs départements respectifs, sont-ils à ce point minorisés au Conseil Fédéral que même les sujets dont ils ont la charge sont décidés par les autres ministres? Cette question reste bien évidemment sans réponse, collégialité oblige.

 

Ainsi, les Conseillers Fédéraux socialistes présentent des mesures anti-sociales, mais ils n'y peuvent rien s'ils veulent respecter la loi. Nous, socialistes, pouvons nous réconforter par le fait que nos ministres ne sont "que" les porte-parole d'un Conseil Fédéral de droite, mais ça fait quand même mal. Simonetta Sommaruga a surexploité l'accélération des procédures de demande d'asile pendant la campagne, probablement parce qu'il s'agissait du seul point de la révision qui s'accorde avec les valeurs de son parti: voilà une thèse qui pourrait indiquer que ses valeurs ont survécu à l'épreuve du Conseil Fédéral, même si elles ont souffert de ce jeu de rôle forcé, qui les a mises à l'écart.

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02/06/2013

Election du Conseil Fédéral par le peuple: oui mais...

Pour cette première publication depuis longtemps sur ce blog, je souhaite m'arrêter un moment sur l'initiative pour une élection du Conseil Fédéral par le peuple, qui sera soumise au vote dans une semaine.

 

Dans des pays se réclamant démocratiques, il va en général de soi que le peuple élise la tête de son exécutif. La Suisse y fait exception: le citoyen n'élit que les parlementaires qui représenteront son canton et qui éliront les sept Conseillers Fédéraux (les élus du peuple et des cantons sont d'ailleurs tous éligibles au Conseil Fédéral, et le citoyen doit s'attendre, en élisant les Conseillers Nationaux et les Conseillers aux États de son canton, à ce que l'un d'entre eux puisse être élu au gouvernement). Cette manière de procéder a permis la représentation plus ou moins équilibrée de plusieurs composantes du pays et de sa population: les partis les plus importants (UDC, PS, PDC, PLR; 80% de l'électorat) et les deux premières régions linguistiques (88.4% de la population) y sont représentés, donnant à la Suisse une stabilité politique exemplaire. En 2007, le Conseiller Fédéral Christoph Blocher ne fut pas réélu par ses collègues de l'Assemblée Fédérale, qui lui avaient préféré sa camarade de parti Evelyne Widmer-Schlumpf, à caractère plus collégial (la collégialité du Conseil Fédéral est une exigence légale qui figure à l'art. 4 LOGA). À l'UDC, ce fut un véritable séisme, qui amena le parti à expulser cette dernière de leurs rangs. De ce fait, l'idée d'une élection du Conseil Fédéral par le peuple s'est rapidement concrétisée, et la question sera donc à l'ordre du jour lors du scrutin du 9 juin 2013.

 

L'UDC propose une élection au système proportionnel intégral des sept ministres de l'exécutif suisse (ôtant ainsi cette tâche à l'Assemblée Fédérale), en réservant deux sièges au moins à la "minorité latine". Le problème est que cette proposition néglige entièrement la tradition fédéraliste de l'élection des autorités nationales (en créant une unique circonscription portant sur l'intégralité du territoire) et trahit un état d'esprit condescendant parquant les minorités linguistiques "non-germaniques" dans deux sièges. Là où un meilleur contrôle populaire de la composition du Conseil Fédéral est une bonne idée, c'en est une mauvaise de l'instituer au détriment de la diversité culturelle et fédéraliste de la Suisse. Il me semble possible, raisonnable et même souhaitable de permettre un contrôle populaire accru sur la composition du Conseil Fédéral, sans pour autant passer par des sacrifices inutiles du système actuel, qui fait ses preuves. Et a priori, un extension des droits politiques, même pour la démocratie la plus directe au monde, est toujours nécessaire (tant qu'elle n'aboutit pas à une dictature du peuple).

 

Mais les critiques à l'endroit du Conseil Fédéral existent. Elles se rapportent principalement à la personnalité des ministres, jugée terne, et aux tractations obscures entre partis en vue de l'élection. Si des ministres mous sont a priori incapables de gouverner efficacement en temps de crise, des "grandes gueules" sont davantage propres à diviser plutôt qu'à rassembler. Quant aux "magouilles" partisanes, il faut garder à l'esprit que les partis doivent forcément se mettre d'accord sur ceux qu'ils vont élire s'ils veulent garantir l'équilibre entre partis politiques et régions linguistiques. Je pense cependant qu'il existe une meilleure solution que celle proposée par l'UDC: les électeurs de chaque canton devraient pouvoir élire, en plus de leurs parlementaires fédéraux, un "candidat à la candidature au Conseil Fédéral", choisi parmi les candidats (élus). En effet, les citoyens cantonaux, sans directement nommer les Conseillers Fédéraux, comme le propose l'UDC, au terme d'une super-campagne coûteuse, auraient le pouvoir de déterminer qui est éligible.

 

Actuellement, tous les 246 élus du peuple et des cantons sont automatiquement éligibles au Conseil Fédéral, et c'est pourquoi chaque parti filtre les candidatures internes jusqu'à trouver son "ministre idéal". Avec la nuance que je défends, il n'y aurait que 26 candidats potentiels, ayant tous récolté le plus de voix chez eux, ce qui devrait en soi être garant de leur popularité. Ainsi, la légitimité populaire des ministres s'en trouverait augmentée. La question peut se poser de savoir comment la représentation partisane et féminine pourra être assurée, si, lors d'une élection, les plus populaires des cantons (statistiquement très majoritairement masculins) ne sont issus que de deux partis. 

 

En conclusion, l'élection du Conseil Fédéral par le peuple n'est pas nécessaire dans sa forme absolue, tant le système actuel fonctionne bien. Il est en revanche justifié de demander à ce que la légitimité des sept sages soit renforcée. Par ces quelques réflexions, je défends de légères modifications au niveau de la procédure du vote cantonal, dans le but de restreindre la marge de manoeuvre des partis, en limitant le nombre d'élus susceptibles d'être nommés au Conseil Fédéral, au profit de ceux qui arrivent à rassembler une majorité à leur endroit, déjà au niveau de leurs cantons respectifs. L'initiative de l'UDC, elle, prend malheureusement trop la forme d'un passage en force pour être acceptable, même si l'idée de base, quels que soient les motifs qui ont abouti à son lancement, est pertinente.

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12/03/2013

Cap sur le PSG!

C'est fait! J'ai maintenant rejoint le PSG, une équipe formidable qui vise très haut avec de grandes chances d'atteindre son but, grâce à l'aide de fans incroyables qui font preuve d'un soutien inconditionnel et d'excellents dirigeants. Il ne s'agit pas du Paris Saint-Germain, mais du Parti Socialiste Genevois. Pour ceux d'entre vous (je m'adresse surtout à des proches) qui s'interrogeraient sur ce choix, voici les raisons de mon adhésion.

 

Chronologie

 

Je crois que mon intérêt pour la politique a véritablement débuté avec la votation sur l'initiative contre la construction de minarets, du 29 novembre 2009. À l'époque, j'avais 16 ans, j'étais en 2e année du collège, et j'avais toutes les peines du monde à comprendre comment 1.5 million de personnes d'un pays d'environ 6 millions d'habitants pouvaient participer à l'adoption d'une courte disposition constitutionnelle certes, mais contenant tant de messages d'intolérance.

 

Par la suite, mon intérêt s'est porté sur l'actualité internationale, où j'appris à quel point la lutte pour la garantie des droits humains est difficile. J'ai compris que rien n'est simple, que tout problème comprend un grand nombre de facettes, dont il est impossible de faire abstraction, et que tout ce qui paraît facile à comprendre l'est rarement. De ce fait, je me suis mis à haïr l'extrémisme dans toutes ses formes: le terrorisme fondamentaliste islamiste, le nationalisme radical européen, la dictature communiste nord-coréenne, les dictatures militaires africaines, le patriotisme impérialiste américain, la xénophobie, les sectes évangéliques, le racisme, la pédophilie, le féminisme à tendance amazoniste...

 

La géopolitique devenait progressivement la science qui me passionait le plus; très tôt, j'ai commencé à viser la profession de diplomate (la politique me paraissait être une alternative non-constructive), dans le but naïvement idéaliste de pouvoir modérer les conflits mondiaux en tentant de glisser de la raison dans ces mouvements de folie: personne n'est obligé à recourir à la violence pour faire valoir son point de vue, et ceux qui le font ne peuvent s'attendre à le faire impunément.

 

Ce n'est qu'en rejoignant le Parlement des Jeunes de Thônex en 2010 que j'ai commencé à m'intéresser aux institutions suisses, au niveau organisationnel et associatif. En contribuant à fonder, en compagnie d'une vingtaine d'autres jeunes, le Parlement des Jeunes Genevois, je me suis découvert un engagement citoyen d'une grande ampleur. En 2012, pour sa première année d'existence, le PJG s'en tenait qu'à l'organisation de projets peu coûteux, et le premier d'entre eux, une table ronde sur les votations du 11 mars, marqua certainement le début de mon intérêt pour la politique suisse et genevoise.

 

Les autres évènements du PJG, principalement des débats, furent tout aussi passionants, notamment un débat entre les différents candidats à l'élection complémentaire au Conseil d'État, c'est-à-dire Pierre Maudet, Anne Emery-Torracinta, Laurent Seydoux, Alexis Roussel et Manuel Acevedo (Eric Stauffer et Paul Aymon étant absents). C'est à partir de ce moment-là que je voulais comprendre le fonctionnement des pouvoirs étatiques. Je me suis donc inscrit à la faculté de droit de l'Université de Genève.

 

Les partis

 

Je me suis rendu compte, au bout d'un moment, que les Parlements des Jeunes ne pourraient un jour plus suffire pour mon intérêt grandissant pour la politique. Après avoir longtemps refusé la voie d'un parti politique, j'ai changé d'avis en assistant à des séances du Grand Conseil et des Conseils Municipaux de Thônex et de la Ville de Genève. 

 

Je savais que je pouvais d'emblée exclure la voie de l'UDC. Ce sont ses messages haineux qui avaient à l'origine stimulé mon intérêt pour la politique, et la politique du bouc-émissaire, favorisant la maxime "les fins justifient les moyens", ne me convainc pas, et je m'en méfie. De ce fait, je pouvais également écarter le MCG, un parti sans idéologie précisement définie (afin de pouvoir réunir le plus de personnes de tous bords) qui stigmatise les frontaliers (1 sur 3 d'entre eux est suisse...) ou donne la priorité aux Genevois (ce qui a pour conséquence inévitable d'opposer des groupes entiers de la population les uns contre les autres).

 

Passant à des mouvements plus modérés, j'ai tout de même reconnu avoir été agacé par l'attitude du PLR dans de nombreuses votations, telle que le durcissement de la loi sur les manifestations, mais au moins, je sentais qu'il était possible de discuter constructivement avec ses membres. Cependant, sachant que la force de l'économie suisse est une priorité et la fierté de ce parti, je ne pouvais m'y identifier en raison de mon désintérêt pour les questions financières. Enfin, j'avais l'impression que pour eux, stratégie et image étaient les vraies priorités, contrairement aux idées, rappelant de bien tristes attitudes qui font légion aux USA et en France.

 

Le PDC est toujours resté une énigme pour moi. Je n'ai jamais réussi à prendre en compte ce parti en tant que tel, car il fait toujours campagne avec le PLR, qui l'écrase par sa force médiatique infiniment supérieure. Cependant, lorsque j'ai suivi la campagne de Didier Bonny, paradoxalement ex-PDC, pour remplacer Pierre Maudet au Conseil Administratif de la Ville de Genève, j'ai été intrigué: il se revendiquait de l'une des mouvances internes au parti, les chrétiens sociaux, tendance illustrée par son souci des conditions d'enseignement, tant pour les élèves que pour les enseignants, de la prévention avant l'action et son combat contre l'homophobie, et je partageais ces idées. Étaient-elles assez pour me convaincre? Assurément non, car les chrétiens sociaux sont minoritaires au PDC, comme le montre la désignation de Guillaume Barazzone pour l'élection précitée, plus proche du PLR.

 

Récemment, toute une série de petits mouvements sont arrivés à Genève, où ils tentent d'implanter des problématiques innovantes. Puisque je suis déjà engagé dans deux parlements de jeunes, quoi de mieux que de jeunes partis? Sachant que les actions illustrent mieux les idées que les discours, je ne pouvais encore me faire un avis quant au PBD ou aux Vert'Libéraux. En revanche, le Parti Pirate, parti "atypique", ne représentait pas vraiment la structure que je recherchais.

 

Il restait encore la gauche et l'extrême gauche. Cette dernière avait déjà le défaut d'être "extrême", même si souvent ce degré ne concerne que le discours (il arrive que les idées exprimées soient saines et non-stigmatisantes). Je reste convaincu que le ton relativement aggressif des argumentaires électoraux du Parti du Travail (par exemple), l'absolutisme inflexible du GSsA (par exemple) et la stigmatisation des classes sociales "riches" (car malgré l'argent accumulé parfois de manière douteuse, ce sont aussi des êtres humains dignes de respect) distinguent ces mouvements de mes idées.

 

Nous vivons comme si nous n'avions pas qu'une terre: la biodiversité et le climat sont des notions universelles, fondamentales, qui impliquent des défis qu'il revient à la communauté humaine entière de relever. Ce sont les raisons pour lesquelles j'ai longtemps hésité à rejoindre les Verts, car il s'agit du mouvement le plus capable de résoudre ces problèmes, urgents depuis des décénnies!

 

Mais la balance a penché davantage vers les Socialistes, principalement parce que leurs actions, leurs prises de position correspondent très souvent avec les miennes, contrairement aux autres. Je me suis senti d'emblée en phase avec les Socialistes, il ne me restait qu'à vérifier si mes idées étaient compatibles avec celles de ce parti.

 

Mes idées

 

La démocratie fonctionne selon l'expression de la volonté populaire. Mais celle-ci est-elle vraiment légitime si environ 44% (ou même 26% fin 2012) d'électeurs votent ou élisent? Les droits politiques des citoyens doivent être "revitalisés": il faut rappeler la valeur de ces droits démocratiques, puisque la Suisse fait figure d'élève modèle en la matière. Dans ce but, il convient de se concentrer sur la lutte contre l'abstentionnisme des jeunes, d'une part parce que ceux-ci sont connus pour voter très peu souvent, d'autre part parce que ceux-ci sont les adultes de demain, dont on attend également qu'ils exercent leurs fonctions étatiques à l'avenir.

Au niveau genevois, je m'engage pour la réduction du quorum de 7% pour les élections au Grand Conseil. En effet, une exigence si élevée ne se justifie pas, surtout lorsque le résultat de ce système est la domination d'une coalition aux dépens des autres partis. Moins de quorum apporte plus de petits partis et plus d'incertitude, vitale pour éviter de tomber dans une logique de pure stratégie politique.

Enfin, je n'ai jamais formellement tranché en ce qui concerne le droit de vote et d'éligibilité des étrangers sur les plans cantonal et communal. Si j'estime injuste que des sujets de droit n'aient pas l'occasion de se prononcer sur les règles qui leur sont imposées, on peut se poser la question de savoir comment est-ce que l'Etat différencie ses citoyens du reste de la population, si tous deux ont l'exercice des droits civiques.

 

Quand je pense à des problématiques de société urgentes à reésoudre, plusieurs d'entre elles me viennent à l'esprit: parmi elles, il y a le suicide, première cause de mortalité des jeunes suisses. Afin de faire en sorte que la prévention et la prise en charge puissent se faire plus efficacement, et afin de mieux tirer les leçons des différents cas particuliers, il faut cesser de maintenir le tabou sur ce sujet grave. En effet, un suicide ne représente pas qu'un échec personnel, mais aussi un échec de la société en entier.

Cette problématique est étroitement liée à l'homophobie, qui en est un moteur important. Les jeunes homosexuels recourent au suicide ou y songent bien plus souvent que les hétérosexuels, car cette orientation sexuelle reste dans une certaine mesure encore un interdit dans l'inconscient collectif. L'homophobie est clairement l'expression de l'ignorance, cas échéant d'une haine injustifiable contre des personnes qui sont dans le libre exercice de leur sexualité. Il faut la combattre, en commençant par déjouer la mauvaise foi qui voit dans cette lutte - à tort - une promotion fictive de l'homosexualité.

En parlant de phobies, parlons de xénophobie et de racisme: ce sont des maux qui n'ont aucune justification raisonnable, pourtant ils s'expriment avec succès en Suisse, comme le montre l'initiative sur le renvoi des étrangers "criminels". Ces fléaux tentent de nous faire croire que les hommes sont, selon leur ethnie (plus récemment, leur culture), différents en leur qualité d'être humain. Un grand merci à la presse qui se fait très souvent l'écho de ces élans de haine, en mentionnant systématiquement l'origine des délinquants, s'ils ne sont pas suisses, et ce malgré le fait que cette donnée n'instruit pas particulièrement le lecteur sur l'affaire en question. Il convient de mentionner que l'islamophobie est rangée dans ce chapitre, car elle induit une méfiance à l'égard d'une religion dont on ne veut parler que des pires éléments, condamnés d'ailleurs par nombre de ses représentants.

 

Un autre combat, plus délicat, en raison du fait qu'il doit s'effectuer au niveau individuel, est de dimension écologique. Un comportement bienveillant à l'égard de l'environnement (dont fait partie l'homme) est aujourd'hui forcément constitué de petites actions (les exemples sont nombreux) qui seules peuvent contribuer à rendre efficace la protection de la nature. Dans ce sens, il s'agit davantage d'un travail d'information que de mesures contraignantes, sans exclure celles-ci dans certains cas précis, comme les produits toxiques et les gaz à effet de serre.

 

Je suis un ferme opposant à la logique du tout-sécuritaire. En effet, la politique de sécurité effectuée jusqu'ici montre progressivement ses défauts. On ne parle que de durcissements du système existant, ce qui est clairement contre-productif. Un changement radical de vision devrait être effectué, par des actions comme la légalisation des drogues douces, l'abandon de la vidéosurveillance "dissuasive" (les autorités de police dépassent en effet souvent les limites des droits de la personnalité) ou encore un travail davantage tourné vers la police de proximité et la prévention. Genève n'est pas en état de siège, mais le discours de certains donnent l'impression du contraire.

La thématique du service militaire obligatoire est depuis longtemps un problème, qui est sujet à des discussions entre opposants et soutiens qui s'apparentent davantage à un discours de sourds. La situation actuelle ne satisfait pas, et un changement doit être provoqué. Je ne propose pas ici de solution concrète, mais il m'est avis qu'un service civil obligatoire serait déjà une meilleure solution; cependant, le problème central selon moi est le caractère obligatoire du service, soutenu par des arguments pour le moins douteux, surtout ceux qui ont trait à une soi-disant "tradition".

 

Aujourd'hui, il semble clair que l'idéal de la vie parfaite dans une villa avec sa famille et un emploi de chef d'entreprise est dépassé. En matière de logement, il faut davantage d'habitations pour les plus démunis (y compris, par exemple, les étudiants), au lieu de créer systématiquement des solutions hors de portée d'une importante partie de la population, comme le projet de quartier des Cherpines, qui nous montre un magnifique éco-quartier en grande partie totalement inefficient, en ce sens que le nombre d'habitations par rapport à l'espace disponible est faible, et que le choix d'y caser deux terrains de sport est insensé, sachant qu'à deux pas de là se trouve celui du Grand-Lancy. 

Aussi, m'arrêtant sur la vaste et très complexe thématique de l'emploi, je suis d'avis qu'une logique malsaine est en train de gagner du terrain: les emplois tendent de plus en plus souvent vers le 100%, ce qui a pour conséquence la diminution de leur nombre, alors qu'il faudrait garder une part importante de "petits emplois" moins qualifiés, destinés aux jeunes, aux personnes sans formation et aux sans-emploi, afin que tous puissent avoir un emploi, même peu rémunéré.

 

S'il y a une chose que je puis affirmer au sujet de l'économie, une thématique qui me tient peu à coeur et dont je ne connais que peu de choses, c'est que je m'oppose à des baisses systématiques dans l'éducation et la culture à chaque fois que nos chères autorités ont des problèmes de sous: un moyen d'éviter cela est de se détacher le plus possible du mécanisme de la dette, qui fait que l'Etat dépense de l'argent qu'il n'a pas, et faisant subir les conséquences au peuple.

Quant au domaine de l'éducation, il existe une kyrielle d'aspects que je pourrais développer ici, mais celui que je veux souligner a trait à cette détestable notion de branches "utiles": il faut sortir de cette logique de cours utiles/inutiles, car en principe, chacune d'entre elles a un apport également important pour les élèves. En ce qui me concerne, je suis sorti plus instruit des cours de musique ou de latin que de ceux de mathématiques et de biologie.

 

Conclusion

 

Tous les points développés ci-dessus révèlent que mes idées pour l'amélioration de notre société ne sont pas fondamentalement incompatibles avec celles du Parti Socialiste, en tout cas pas autant qu'avec celles des autres partis. C'était une bien longue démonstration du fait que mon adhésion était mûrement réfléchie, dans le but de pouvoir agir concrètement. 

 

Enfin, j'espère que les non- ou anti-socialistes d'entre vous (je m'adresse toujours à des proches) n'y verront pas une déclaration de guerre: je reste un être humain, tout comme vous. Au fond, mon adhésion n'illustre pas un changement radical de direction de ma part: elle s'inscrit dans une évolution continue de ma conscience politique de la société. Bref, je n'exigerai pas soudainement que l'on m'appelle "camarade Diego".

 

Bonne soirée.

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