01/10/2013

Portraits de candidats: Amir Kursun

Amir Kursun (Parti Bourgeois-Démocratique), 18 ans.

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Amir Kursun est tout d'abord reconnaissable par sa petite taille, qu'il compense par son très grand cœur. Cet étudiant en droit à l'Université de Lancaster (Angleterre) avoue toutefois avoir un côté "grande gueule". Il reconnaît aussi ne pas toujours savoir peser ses mots, mais il aime dans tous les cas écouter ce que les autres ont à dire. Il se désigne également par les qualificatifs d'ouverture, d'implication, d'ambition et de sentimentalité. Il se mue parfois en scénariste ou compositeur, afin de vivre pleinement son intérêt pour le cinéma et la musique.

 

C'est à travers l'étude de l'histoire de la Grèce antique et de la France qu'Amir Kursun découvrit son intérêt pour la politique. Les élections françaises de 2007 et la votation fédérale de 2009 contre la construction de minarets furent deux événements qui marquèrent une première étape dans son rapport avec le monde politique. Son père, qui a été une source d'inspiration pour lui, car il a posé toutes les bases de son engagement (respect, égalité et dialogue), lui avait dit: "je ne te donne pas d'opinion, car tu dois te la former toi-même; mais apprends toujours à respecter l'opinion des autres et ils respecteront aussi la tienne." C'est à partir de ce moment-là qu'Amir Kursun décida de partir à la recherche de son identité politique.

 

En 2009, il fut intéressé par feu le parti libéral. En effet, suite à la votation sur les minarets, un mythe se brisa: Amir Kursun croyait en effet que la Suisse était un pays respectueux, libéral, ouvert et laïc ("interdire la construction de minarets m'a choqué: je ne me sentais plus chez moi"). Mais cette votation, si elle contredit effectivement cette croyance, elle lui donna l'impulsion pour partir à la découverte de sa vocation politique; il se décida à entrer en politique, afin de défendre la liberté religieuse de tous.

 

En 2010, il rencontra Alexandre Chevalier, un politicien du PLR qui l'encouragea à rejoindre les jeunes libéraux-radicaux (ce qu'il refusa de faire pendant environ deux ans). Mais en 2012, Alexandre Chevalier quitta le PLR: il rejoignit les Vert'libéraux avant de devenir indépendant. Il revint donc vers Amir Kursun pour lui proposer d'attendre avant de rejoindre un parti, car il voulait lui proposer une alternative. Alexandre Chevalier participait en effet à la création du PBD Genève, et il lui proposa d'en lire le programme: il vit que les valeurs, plutôt libérales, du jeune parti correspondaient aux siennes. En effet, il y remarqua la défense du droit de tous, c'est-à-dire l'égalité entre les différentes formes de famille, de religion et entre les salariés. Convaincu, il rejoignit le comité de création de ce parti, où, depuis sa fondation officielle en février 2013, il fut impressionné par la jeunesse, le dynamisme, la consensualité et l'absence de hiérarchie effective qui y régnaient. Il avait définitivement abandonné la voie du PLR après qu'un de ses candidats lui ait affirmé: "vous savez, pour gagner, il faut mettre tout de côté." Cette phrase le convainquit que les priorités du PLR n'étaient qu'électorales, et non pas idéales.

 

Amir Kursun se présente aux élections du 6 octobre prochain, tout en sachant que cette tâche n'est pas aisée. Pour défendre sa candidature, il revendique sa volonté de rassembler autour des différents enjeux cantonaux, au sein d'un parti qui prône la consensualité: "on ne se fait pas élire pour diviser", dit-il, tout en déplorant le penchant du Grand conseil actuel pour le clash, plutôt que pour la recherche de solutions. Selon Amir Kursun, "des partis qui divisent ne peuvent pas gouverner." En ce qui le concerne personnellement, il estime ne pas avoir de réponse à tout. Il préfère se concentrer, en cas d'élection, sur des sujets où il pense avoir des compétences, c'est-à-dire la sécurité (dans le but d'accroître la présence et la visibilité de la police dans les rues) et l'éducation (afin de miser notamment sur l'éducation civique pour lutter contre l'abstentionnisme). Mais le projet qui le tient le plus à cœur est celui de revaloriser et de promouvoir l'apprentissage comme alternative aux autres études, pour assurer des débouchés professionnels à un maximum de jeunes.

 

Il voit la vie politique actuelle tout d'abord comme controversée. "A Genève, on parle de la politique comme d'une blague [...] c'est un zoo: on se tape dessus entre partis, ce qui entrave le fonctionnement des institutions." Pour Amir Kursun, la médisance politique est un signe de paresse, c'est pour cette raison qu'il souhaite amener son sens du consensus pour amener un peu d'ordre dans ce désordre. Il devra pour cela malgré tout faire face à ses adversaires politiques, qu'il désigne comme "ceux qui ne respectent pas et crachent sur ton opinion, et qui ne sont ni ouverts, ni prêts à dialoguer."

 

Interrogé quant au regard qu'il porte sur Genève, il répond qu'il s'agit tout d'abord son "chez moi." C'est la Genève internationale et son aspect de ville-monde qui l'impressionne le plus: "c'est magnifique car on peut y rencontrer des personnes venues de tous les coins du monde." C'est aussi, pour lui, une belle ville dans laquelle tout le monde peut vivre paisiblement. Enfin, Amir Kursun est fier d'être genevois, car son domicile est un symbole des droits de l'homme au niveau international. Mais cette vision est pour lui mise à mal par une cohésion sociale trop fragile et dont il faut chercher à éviter l'effondrement: "j'ai peur que Genève devienne beaucoup trop dangereuse pour sa population." Il veut absolument éviter d'atteindre un choc social où l'écart entre les riches et les pauvres serait tel, qu'il opposerait les différentes couches de la population: si c'est un jour le cas, Genève ne pourrait plus être considérée comme paisible, sûre et développée. A son avis, il faut donc l'éviter, en protégeant la classe moyenne de l'extinction et en assurant la sécurité et la prospérité de la région.

 

Vous pourrez suivre les actions d'Amir Kursun sur facebook, lors de cette campagne qu'il mènera sous la phrase: "pour un canton du XXIe siècle."

26/09/2013

Portraits de candidats: Grégoire Rinolfi

Grégoire Rinolfi (Parti Pirate), 21 ans.

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Selon la Chancellerie d'Etat genevoise, il s'agit ici de l'unique candidat qui ne représente officiellement rien du tout. Il se désigne comme "le pauvre type pas publié dans la Feuille d'Avis Officielle"; en effet, si vous consultez celle-ci, vous ne verrez que son nom. Pas de passé, pas de CV... le néant, en somme. Mais rassurez vous: Grégoire Rinolfi n'est pas un obscur personnage agissant à l'ombre de la place publique, mais simplement une pauvre victime de la censure étatique. De ce fait, le présent portrait servira notamment à combler cette navrante lacune.

 

Pour commencer, Grégoire Rinolfi se considère comme un passionné. Il aime les sciences et la technique, il est toujours curieux de savoir "comment ça marche" et va toujours au bout des choses. Cet étudiant en troisième année de baccalauréat en génie mécanique à l'EPFL se décrit aussi comme une personne par moments solitaire. Il est membre d'un club de robotique à l'EPFL, au sein duquel il a déjà gagné des prix. Enfin, il passe ses heures perdues à faire de la programmation sur ordinateur, ou à mixer de la musique électronique pour se changer les idées.

 

Et la politique dans tout ça? Ce monde, il l'a découvert à travers des émissions satiriques comme "la soupe est pleine" (avec les mêmes humoristes que ceux qui sont à "l'agence"): c'est le côté humoristique de la politique qu'il a découvert en premier. Son intérêt pour la chose publique ne se manifestait que par sa consultation régulière des informations de l'actualité et ses éventuelles discussions avec des amis. Jusqu'en 2011, il ne fut que simple observateur, mais il rencontra par la suite le parti pirate, qu'il allait rejoindre suite à une discussion avec Alexis Roussel, l'éternelle figure de proue de ce mouvement.

 

Grégoire Rinolfi remarque un désintérêt général pour la politique, ainsi que des personnes qui préfèrent râler dans leur coin. Il pense au contraire qu'il faut bouger ("je me suis lancé sans hésiter"). Sa candidature, il la fait valoir à travers diverses qualités propres: "on s'égare dans les idées, et je veux revenir à un niveau plus pratique, un regard plus factuel [...] alors qu'on favorise plutôt l'expérience, et les personnes qui siègent un peu partout, j'ai une vision jeune, des idées novatrices et je sais remettre en question" (sans pour autant tomber dans l'attitude du "coup de pied dans la fourmilière").

 

Interrogé sur les domaines dans lesquels il vise à agir s'il était élu, il répond: "il faut pouvoir d'intéresser à tout et ne pas hésiter à faire des propositions si on a un minimum de compétences." Grégoire Rinolfi souhaite tout d'abord miser sur la thématique du numérique, un sujet absent des débats politiques et sur lequel il veut faire progresser la réflexion sur la mise en réseau des gens et le rapport qu'ils entretiennent avec ces réseaux. Il s'engage également en faveur d'une démocratie encore plus directe, un engagement qui est né au parti pirate et où la manière de fonctionner diffère de celle des autres partis, notamment par l'effort de faire participer un maximum la base du parti à la prise des décisions. Il cherche ainsi à éviter de faire perdurer une situation dans laquelle les élites des partis se consultent entre elles, par le biais de mécanismes influençables et de "débats d'initiés." Selon Grégoire Rinolfi, le système actuel aboutit au formatage des citoyens, puisque les idées politiques sont réduites à de simples publicités. Il souhaite avant tout rendre les partis plus transparents en établissant la publicité de leur financement: "il est beaucoup plus intéressant de voir qui finance un parti pour analyser ses prises de position."

 

Au niveau de la vie politique, il voit tout d'abord dans cette campagne une longue bataille électoraliste. "Les partis sont sur la défensive: dès que le parti pirate s'est montré, tout le monde lui est tombé dessus." Les partis se détruisent sur certains projets à travers des procès d'intention ou des mouvements dans le vide, qui font que les discussions n'avancent pas; Grégoire Rinolfi évoque l'épisode de la plage des Eaux-Vives, la construction de celle-ci ayant été retardée parce que quelques membres du WWF s'y sont opposés, malgré un accord général sur la question.

 

En résumé, il pense que la description la plus exacte de la vie politique genevoise est celle d'une vie politique animée. Ses adversaires politiques sont tout d'abord le MCG. "Leur démarche est contraire à celle des Pirates: ils disent "le MCG agit pour vous", alors que les nous dirions "les pirates agissent avec vous"." Il évoque également Antonio Hodgers, mais reconnaît qu'en tant que jeune parti, les pirates ont en fin de compte beaucoup d'adversaires. A ce titre, il évoque le refus des Verts de s'apparenter avec les pirates en vue des élections cantonales, mais l'opposition "anti-pirates" à laquelle il fait référence concerne effectivement à peu près tous les partis, malgré le fait que le sien est ouvert à tous sans distinction.

 

Vous pourrez suivre ses actions sur twitter et sur le site du parti pirate ou le contacter par email, lors de cette campagne qu'il mènera sous le slogan: "l'ouverture vers une société inclusive."

24/09/2013

Grand oral genevois: le bilan.

Suite aux réactions qui ont suivi la publication du texte original de cet article, je me suis rendu compte de plusieurs choses:

  1. Il n'avait pas quitté le stade du brouillon.
  2. Le but substantiel de la réflexion n'avait pas été clairement défini.
  3. Sa forme a fait que l'attention s'est focalisée sur les notes elles-même, un point que je considérais en soi comme anecdotique.

 

J'avoue que je ne sais toujours pas exactement ce que je cherchais à dire. C'était, grosso-merdo, une simple mise par écrit des impressions que j'avais eues du débat de lundi dernier. Mais je me suis rendu compte que je n'aspire pas véritablement à rédiger ce genre d'articles. Je cherche le plus souvent à apporter des éclaircissements, à apporter une réflexion constructive sur divers sujets qui m'interrogent. Et ici je n'ai pas agi de la sorte.

 

De plus, il n'était pas clair que je souhaitais réellement, pour la plupart des candidats s'étant exprimés, leur donner des critiques d'encouragement. Par exemple en ce qui concerne Delphine Perella-Gabus: je pense honnêtement que ses propositions sont concrètes et lucides, et je souhaite qu'elle réussisse à faire pleinement valoir ses opinions intéressantes. Mais ma critique de sa manière de les exprimer était déplacée, même en affirmant que je ne réagissais pas au fond, car c'est celui-ci qui doit primer la forme dans un débat politique.

 

Même chose pour Anne Emery-Torracinta, qui est pour moi la meilleure des vingt-neuf candidates et candidats, car sa vision et son attitude sont une belle et rare combinaison qui, et j'en suis convaincu, manque cruellement au gouvernement de ce canton. Malgré ces convictions, j'avais perdu de vue que sa défaite de l'an passé, certains journalistes avaient contribué à la rendre possible en détournant les regards de ses propos pour les concentrer sur son physique. J'ai donc accordé trop d'importance à l'apparence, comme l'ont fait les journalistes indélicats en cause, et je le regrette.

 

De ce fait, que mes critiques aient été élogieuses ou incendiaires, je tiens à m'excuser auprès de toutes les candidates et tous les candidats dont j'ai critiqué les performances sur ce blog. Et tout particulièrement à Anne Emery-Torracinta, Thierry Apotheloz, Alexis Roussel, Michèle Künzler, Antonio Hodgers, Laurent Seydoux, Sandrine Salerno, Roger Deneys, Delphine Perella-Gabus, Luc Barthassat et Serge Dal Busco, des personnes que j'ai eu la chance de rencontrer et en lesquelles je reconnais les qualités qui font les bon(ne)s Conseillers-ères d'Etat. Mais même aux autres, que je connais moins ou pas du tout, j'aurais pu et dû réserver un texte plus digne des articles constructifs et réfléchis que j'essaie de produire à chaque publication.

 

Certains vont ricaner de cette volte-face, mais je ne m'érige pas en référence du monde politique genevois. Si je me trompe, ou si je m'y prends mal, je le reconnais et je répare les dégâts tant bien que mal: c'est pour moi la meilleure manière de prouver mon honnêteté et ma bonne foi.

Écrit par Diego Esteban dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

19/09/2013

La politique n'a pas d'odeur

Les événements politiques à Thônex sont si rares, que lorsqu'il y en a un, je ne peux résister à la tentation de m'y rendre. Et ce soir, la section locale du PLR organisait la présentation de ses cinq candidats de la commune (Isabel Rochat, Ivan Slatkine, Jacques Béné, Murat Julian Alder et Pascal Uehlinger).

 
La première chose qui m'a frappé fut l'étonnement des gens de voir un jeune portant fièrement l'écharpe du PS se jeter ainsi dans la gueule du loup. Mais ma présence était au fond assez logique: quand je dis que je m'intéresse à la politique, je parle de la politique au sens universel, non-partisan du terme. Même s'il s'agit d'aller écouter parler les représentants du parti traditionnellement opposé au mien. Il ne s'agit pas de "connaître son ennemi" mais plutôt de partir à la rencontre d'autres regards sur le monde, par simple intérêt d'échange et de partage. 
 
Mais je vais être clair: ce n'est pas pour rien que je ne suis pas au PLR; je ne soutiens en aucun cas la majorité des projets de société prônés par ses membres. Cependant, une personne n'est pas uniquement définie par ses idées politiques (si c'était le cas, la guerre civile serait une banalité). Nous sommes tous des êtres humains, nous avons donc presque tout en commun. Pourquoi faillir entrer en guerre pour le 1% de désaccord restant?
 
D'ailleurs, la majorité des personnes dans la salle était composée d'êtres humains normalement constitués, c'est-à-dire d'une bonté extrême ou simplement d'une sympathie agréable. D'autres, coincés dans un rapport de forces partisan malsain et forcément déconnecté de la réalité, n'avaient pas ces qualités. La bassesse de leurs piques était à elle seule garante de leur mauvaise foi. Leur agressivité témoignait de leur incapacité à voir autre chose chez moi que mon écharpe (mais comme le dit le proverbe, "si ton seul outil est un marteau, tu verras des clous partout"). 
 
J'apprécie de nombreuses personnes au PLR, mais cette formulation est fausse. J'aime des personnes, certes, mais je ne vois pas en quoi leur parti changerait quoi que ce soit à l'estime que je ressens envers elles. Je m'entends par ailleurs relativement bien avec des personnes de tous les partis, parce que nous, êtres politiques, ne sommes pas tous coincés entre nos frontières partisanes, et arrivons à avoir assez de richesse humaine pour voir la réalité d'une personne, autrement qu'à travers le groupe social auquel elle appartient. 
 
Si vous pensez que les conflits idéologiques bornés qui animent une campagne politique sont logiques, détrompez-vous. Cette hargne malsaine est présente, seulement car elle accompagne des personnes hypnotisées par le désir du pouvoir. Personne ne peut raisonnablement s'acharner contre une autre en raison d'un critère aussi superficiel que le parti politique. 
 
Rappelez-vous-en lorsqu'il s'agira de choisir ceux qui occuperont les sièges du Grand conseil. Choisissez des vrais politiciens, c'est-à-dire des personnes aux valeurs humaines sûres, et pour lesquelles la politique n'est pas qu'un jeu, et vous aurez choisi les meilleurs. 

Écrit par Diego Esteban dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook |

18/09/2013

Portraits de candidats: Jérémy Seydoux

Jérémy Seydoux (Parti Vert'libéral), 18 ans.

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Le point de départ obligé pour toute description de Jérémy Seydoux est sa taille: il est grand. Très grand. Par ailleurs, il est empli d'une énergie (renouvelable?) en apparence inépuisable. Enfin, il est jeune: à 18 ans et à l'heure d'aborder sa dernière année au collège De Stael, il est le benjamin de ces élections au Grand conseil. Il se décrit comme engagé, hyperactif, ambitieux et philanthrope. Il aime entreprendre, être un peu "leader" dans ce qu'il fait.

 

Jérémy Seydoux est réputé dans son collège pour son engagement en faveur de Staël TV, la chaîne télévisée des étudiants, qu'il a fondée il y a deux ans: "c'est la troisième saison consécutive, ma dernière; après cela je démissionnerai [...] il y a beaucoup d'émotion." Outre cette activité journalistique, il est également trompettiste et secrétaire de la Musique Municipale de Plan-les-Ouates, membre du Parlement des Jeunes Genevois, de l'association des élèves du collège de De Staël, participant au Students' United Nations, ex-participant à la session des jeunes et bénévole auprès du Plan-les-Watts festival, un projet de jeunes pour les jeunes, dont la sixième édition l'an passé avait accueilli plus de 7000 personnes. A ses heures perdues (pour autant qu'il lui en reste), il pratique la plongée sous-marine.

 

En ce qui concerne la politique, celle-ci a toujours fait partie de la famille Seydoux. Son père, Laurent Seydoux, fut successivement Conseiller municipal (y compris Président de celui-ci) et Conseiller administratif (pendant huit ans, passant par deux mandats de Maire) de la commune de Plan-les-Ouates. Il est également un des membres fondateurs des Vert'libéraux genevois. Cette ouverture sur la vie politique n'a pas manqué de séduire Jérémy Seydoux. "Maintenant que je suis dedans, ça me plait, me passionne." Le jeune homme a déjà plusieurs passages sur le plateau de "Genève à chaud" (émission politique de la chaîne locale Léman bleu), ce qui, en termes de visibilité politique, lui donne une certaine crédibilité, quelques mois seulement après avoir soufflé ses dix-huit bougies.

 

Selon lui, le parti Vert'libéral est un parti en accord avec sa génération, prônant plus d'intérêt envers l'environnement, une meilleure qualité de vie et le replacement de l'humain au centre des préoccupations. Jérémy Seydoux n'ayant jamais été "à gauche", il trouve dans ce parti quelque chose qui lui plaît: "un parti écologiste de droite, je trouve ça plutôt sexy." Il y reconnaît véritablement son ADN même: la poursuite d'objectifs de réduction des émissions de carbone, l'assainissement des bâtiments, le développement de la mobilité douce, mais également la construction et le maintien d'une économie forte. L'avantage est que son parti n'a pas (encore?) de comptes à rendre et ne traine pas de casseroles, ce qui permet à Jérémy Seydoux de se projeter en avant et de participer directement et librement à l'émergence des Vert'libéraux, ce qu'il considère comme une expérience riche. En résumé, il affirme que ce parti, à l'opposé des Verts qui opposeraient l'écologie à l'économie, considèrent ces deux thèmes comme complémentaires: "l'écologie est la solution à une économie prospère, mais sans elle, l'écologisme ne peut être mis en oeuvre."

 

Jérémy Seydoux est candidat aux élections du 6 octobre prochain. "A l'électeur de choisir qui est digne; je propose ma maigre expérience, mon engagement et mes projets", dit-il en ajoutant que sa candidature est en quelque sorte l'aboutissement de son engagement. "Si on ne s'engage pas, on laisse la place aux autres; pour une grande gueule comme moi, qui aime proposer de nombreuses choses, à quoi bon laisser parler les autres?", plaisante-t-il. S'agissant d'une éventuelle source d'inpiration dans son engagement, il désigne immédiatement Jacques Chirac (ancien Président français). 

 

Quant à ses domaines de compétence, il évoque principalement ceux qu'il connaît et qu'il côtoie: l'éducation et la formation (en ce qui concerne l'enseignement de l'histoire suisse, Jérémy Seydoux demande plus de cohérence entre les différents collèges, de trop nombreux élèves n'ayant pas l'occasion d'étudier cette matière puisque son intégration au programme scolaire dépend du bon vouloir de l'enseignant), tout ce qui touche à la jeunesse, et les questions relatives au tissu associatif et humain ("dont j'ai envie de me faire le porte-voix: je veux faire progresser les projets de jeunes"). Il fustige les syndicats de professeurs, les accusant de ne pas représenter la fonction publique mais au contraire leur seule personne et de nuire à l'image de l'enseignement par leurs actions nocives. "Calimeros, pas contents et revendicateurs, ils dérangent les enseignants qui aiment leur travail et qui n'entrent pas dans ces "petits" combats syndicaux qui divisent un collège, récupèrent des partis contre les enseignants et mettent une mauvaise ambiance." Sa priorité pour la législature serait de fournir aux établissements scolaires des moyens supplémentaires pour organiser des séjours linguistiques plus nombreux.

 

Pour lui, la vie politique souffre d'un sérieux manque d'intérêt: "on ne peut que s'en vouloir, en tant que politiciens; certains ont fait des conneries qui nuisent à son image [...] mais elle est indispensable: ne pas la comprendre, c'est se tromper." Jérémy Seydoux ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il désigne ses adversaires politiques: critique envers les adeptes de la guerre permanente au niveau philosophique, il pointe du doigt les "vieux cons" (il s'agit de personnes imbues d'elles-même, sans ouverture d'esprit, agressives dans leur argumentation, persuadées que leur vérité est LA vérité; en résumé, il s'agit en fait d'auteurs d'une sorte d'intolérance).

 

Il voit Genève tout d'abord comme le siège de l'ONU, mais aussi comme une des capitales économiques de la Suisse. Genève, c'est aussi le jet d'eau, la cité de Calvin, le berceau de la Réforme... Jérémy Seydoux est persuadé que personne n'a jamais entendu parler de Genève. Mais il s'inquiète de certaines choses qui pourraient menacer cette vision: "il y a un manque de rêve, de vision, de grandeur que les politiciens devraient apporter, car c'est ce qui fait la prospérité; il y a donc un manque de prise de risques. Attention, car rien n'est immortel, même une grande ville, comme par exemple Detroit: ça peut arriver partout."

 

Si suivre les actions de Jérémy Seydoux vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur son profil facebook, sur les stands des Vert'libéraux, observer ses interventions dans les médias, ou encore le contacter pour aller boire des verres (079 947 41 56) lors de cette campagne qu'il mènera sous le slogan: "la jeunesse est pleine de ressources, faites-moi confiance."