10/11/2015

Commémorer dignement la fusillade de 1932

Pour la première fois hier soir, je me suis rendu à Plainpalais, pour commémorer les victimes de la fusillade commise il y a 83 ans, à quelques mètres de l'endroit depuis lequel j'écris ce billet.

 

Commémorer la fusillade de Plainpalais, c'est rappeler l'histoire de la répression - et du meurtre - de manifestants venus clamer leur opposition au fascisme, à une époque où l'Union Nationale (parti suisse antimarxiste et antisémite, sympathisant des nazis) de Géo Oltramare comptait 15 députés au Grand Conseil genevois. C'est rappeler que l'antifascisme est une idéologie qui dépassait déjà les simples frontières partisanes avant même le début de la seconde guerre mondiale. S'opposer au fascisme, c'était (et c'est) s'opposer à l'idéologie de la haine, de la domination, de la division par excellence.

 

La fusillade de Plainpalais représente le paroxysme, à l'échelle genevoise, des tensions politiques des années 30. Les gaffes des autorités de droite de l'époque, largement aidés par une armée incompétente et répressive (dont les recrues inexpérimentées tuèrent 13 manifestants et badauds non-armés), leur ont valu une lourde sanction politique de la part des Genevois en deuil. Cet événement a ensuite mené à une division historique du socialisme qui perdure encore aujourd'hui. Je m'attendais donc logiquement à une commémoration solennelle, reposant sur le message simple et rassembleur de: "plus jamais ça".

 

Je fus déçu en mal. Certes, comme le veut la coutume, on prononça les noms des victimes pendant que les participants à la commémoration déposaient des fleurs au pied du monument. Mais la part de superflu était impressionnante: des banderoles "save the refugees", des pancartes de soutien à la grève de ce mardi, des discours contre le "paquet Berset" et la réforme de l'AVS, etc. J'étais venu pour commémorer un événement symbolique de l'anti-fascisme, j'ai eu l'impression de me retrouver au beau milieu d'un rassemblement d'Ensemble à Gauche, devant subir les mêmes discours que j'entends à n'importe quel événement politique, avec les mêmes arguments, les mêmes revendications. Plusieurs messages brouillés dans une masse hétérogène où les victimes de 1932 disparaissent dans la masse.

 

Je suis bien évidemment pour que les réfugiés soient protégés et accueillis: qu'ils subissent la galère dans leur pays d'origine, sur la route de l'exil ou ici, sur le plancher des vaches. De plus, je soutiens la grève d'aujourd'hui, je m'opposerai vraisemblablement au budget 2016 vu la direction qu'il semble prendre, et je m'opposerai - comme à peu près tout le monde à gauche dans ce canton - aux deux points spécifiques de la réforme de l'AVS qui posent problème (retraite des femmes à 65 ans, baisse du taux de conversion à 6%). Par ailleurs, cette réforme de l'AVS est habituellement nommée "paquet Berset", selon toute évidence par des personnes qui n'ont pas compris que les voix minoritaires du Conseil fédéral sont tenues secrètes en application de la LOGA, rendant impossible la tâche de savoir quelle majorité gouvernementale est à l'origine des points éventuellement problématiques.

 

Dans les commémorations de 1932, il y a une dimension symbolique, solennelle, qui a de toute évidence été abandonnée par les organisateurs. Le soir de chaque 9 novembre est devenu un simple prétexte pour organiser des meetings de gauche sur des sujets qui sont certes importants, mais qui n'ont qu'une pertinence très marginale vis-à-vis de l'objectif de la manifestation. Meeting d'une gauche d'ailleurs si sectaire, que le "paquet Berset" a été jugé plus pertinent en ouverture de la manifestation qu'une intervention d'une représentante du GSsA, quand bien même les événements de 1932 étaient éminemment empreints des idées antimilitaristes.

 

La manifestation en souvenir de la fusillade de 1932 ne doit plus être une simple occasion en or de faire de la comm' pour certains milieux de gauche. Elle doit rester (l'a-t-elle seulement été un jour?) dans le cadre d'une commémoration, où le respect dû aux morts reste la priorité, le message est également important, mais sans oublier que ce message se limite logiquement à l'antifascisme et à l'affirmation des droits fondamentaux, nécessaires à la démocratie. Si la situation ne change pas, alors cette manifestation, au potentiel rassembleur pourtant notable, restera l'apanage d'une minorité. Et je ne serai pas le dernier à trouver que c'est dommage.

Écrit par Diego Esteban dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

11/05/2014

NON à une initiative qui exclut les jeunes!

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Le 18 mai prochain, le peuple genevois se prononcera à nouveau au sujet de l'initiative cantonale intitluée "stop aux hausses des tarifs des transports publics genevois", rédigée par la branche politique du DAL (Défense des Aînés et du Logement), l'AVIVO. Comme il y a un an, je saisis mon clavier pour rappeler que cette initiative, quoi qu'on dise de l'idée de base qu'elle renferme, exclut purement et simplement une partie entière de la population (les jeunes de 18 à 25 ans), ce qui est inadmissible non seulement de mon point de vue, mais également de celui du Parlement des Jeunes Genevois, qui a décidé pour la première fois de prendre position politiquement afin de prôner un NON ferme à cette initiative aux effets anti-jeunes.

 

Des absurdités dans le texte

 

Pour rappel, l'initiative de l'AVIVO cherche à inscrire les tarifs des TPG (plus bas qu'actuellement) dans la loi, afin que tout changement puisse à l'avenir passer par un référendum populaire. A la vue de la très mauvaise qualité juridique (en certains points, cette initiative est susceptible d'être contraire à la loi fédérale sur les transports) et logique (vous trouvez la mention d'une "carte journalière tout Genève 60 minutes") du texte, il est évident que cette initiative a été écrite sur un coin de table en fin de soirée dans un bistrot, ses auteurs ayant mis tous leurs efforts dans le titre (car au fond, qui refuserait une initiative intitulée "stop aux hausses des tarifs"?), plus que dans le texte.

 

Comme mentionné plus haut, la première conséquence inadmissible est l'exclusion des jeunes de 18 à 25 ans du projet des initiants, qui souhaitaient une baisse pour tous mais qui risquent de provoquer une hausse pour celles et ceux qui représentent 30% des utilisateurs-trices des TPG. Rappelons que les étudiants, apprentis et autres stagiaires ne sont pas un groupe social dont les éventuels revenus permettraient de supporter les coûts qui leurs seraient imposés à travers des initiatives sérieusement bancales. D'un autre côté, les seniors, que cherchent à défendre l'AVIVO par cette initiative, ne sont pas non plus les membres les plus favorisés de la population. Mais pour ces deux catégories, il y a déjà des solutions: réductions pour les jeunes ayant jusqu'à 25 ans, réductions pour les retraités (à Genève, il s'agit des tarifs "seniors" les plus bas de Suisse), voire un abonnement à seulement 60.- pour les AVS/AI. Dès lors, prétendre qu'une réduction supplémentaire de 20-25% en moyenne pour les seniors et une augmentation soudaine et inexplicable des tarifs contre les jeunes soit une solution, est tout simplement absurde.

 

Une alternative aux moyens proposés

 

Cependant, pas tout dans cette initiative n'est à jeter à la poubelle. Je partage la frustration d'une bonne partie de la population à l'idée du fait que les TPG puissent décider d'augmenter les tarifs, à huis clos, alors que leurs administrateurs ne payent pas eux-mêmes leur propre abonnement (faites attention, cet argument est également utilisé par des élus d'Ensemble à Gauche et du MCG, qui sont pour l'initiative alors qu'ils profitent eux-mêmes d'un abo gratuit; hypocrisie quand tu nous tiens...).

 

Une solution plus efficace et qui irait dans le sens de l'AVIVO serait de rendre public le processus des décisions sur les hausses des tarifs, et permettre au Grand Conseil d'approuver ou rejeter le rapport des TPG non plus globalement, mais par sujet, afin que la population sache (enfin) ce qui se passe, et que le parlement cantonal ait (enfin) le pouvoir de contester véritablement cette décision sur les tarifs, que seuls les administrateurs des TPG et le Conseil d'Etat peuvent faire actuellement.

 

Des effets néfastes pour tout le monde

 

Mais ce que l'initiative demande, c'est que le peuple se prononce uniquement sur un prix. Je n'ai pas trouvé d'exemple semblable dans l'histoire de la politique suisse; si voter sur des projets coûteux (par exemple le crédit d'achat de 22 avions de chasse de type Gripen E pour plus de 3 milliards de francs) est habituel pour le peuple, ces projets sont souvent acceptés, car c'est le projet qui est au premier plan et non pas son prix. L'initiative de l'AVIVO est dans ce sens assez machiavélique: si on vous proposait seulement d'augmenter le prix d'un bien essentiel, diriez-vous vraiment oui? Et si on vous proposait seulement de le réduire, le refuseriez-vous? Je suis convaincu que ce ne serait le cas pour personne.

 

De plus, elle a un défaut grave (qui cette fois-ci n'est pas de la faute de l'AVIVO mais des autorités genevoises): elle modifie les "tarifs TPG". En réalité, les tarifs TPG ont disparu en 2001, lorsque les TPG, les CFF et les mouettes genevoises ont créé la communauté tarifaire "UNIRESO" (dans le but d'éviter aux Genevois-es de payer plusieurs billets pour un seul trajet), raison pour laquelle on parle actuellement de "tarifs UNIRESO". Or, en 13 ans, personne n'a pensé à changer la formulation de la loi, qui parle toujours de "tarifs TPG". Conséquence? Si seuls les tarifs des TPG sont soumis à une loi spéciale, alors que les tarifs de toutes les autres compagnies de transports publics de la région restent tels quels, UNIRESO n'a plus de raison d'être, et chacun reviendra à l'époque des tarifs spécifiques aux trajets qu'ils couvrent (et je ne sais pas si l'on peut espérer garder les mouettes genevoises en vie dans ce contexte). Les autorités l'ont d'ailleurs déjà annoncé: si elle est acceptée, cette initiative fera tomber UNIRESO, ainsi que tous les avantages que ce système fait profiter aux Genevois-es.

 

Des arguments maladroits

 

L'AVIVO se veut rassurante sur la facture financière de son initiative, en affirmant que la baisse des tarifs, et par extension la baisse de revenus pour les TPG, ne nécessitera pas de couper dans les prestations (suppression de lignes de bus, diminution du personnel, etc). C'est faux, car à Genève, il faut le dire, on a de la chance d'avoir des tarifs aussi bas: le ticket "tout genève - 60 minutes" coûterait peut-être 8.50 CHF si les TPG n'avaient que cette unique source de financement, mais heureusement l'Etat de Genève octroie une monumentale subvention de 220 millions de francs qui permet aux TPG de survivre tout en évitant de faire payer un poids financier trop lourd aux utilisateurs-trices. Ce que je réponds à l'AVIVO c'est qu'ils ne doivent pas s'attendre à obtenir le beurre et l'argent du beurre dans la situation d'aujourd'hui, car celle-ci est la moins dommageable pour le plus grand nombre.

 

L'AVIVO affirme ensuite que les erreurs de son initiative (ils ont au moins le courage d'admettre leurs erreurs) peuvent être facilement modifiées par le Grand Conseil après (l'éventuelle) acceptation de l'initiative. Je ne partage pas du tout ce point de vue: d'une part, quand on lance une initiative, on perd le contrôle sur le contenu du texte dès le début de la récolte de l'initiative (en effet, le texte doit rester tel quel, sauf s'il est en partie ou entièrement contraire aux conditions de validité d'une initiative populaire), et si on la rédige n'importe comment, on doit en assumer les conséquences. Et justement, d'autre part, si le peuple accepte l'initiative, il l'accepte en entier, pas seulement les parties qui arrangent l'AVIVO: celle-ci ne peut donc pas "autoriser" le Grand Conseil à modifier un texte qui vient d'être accepté en entier par la population, ce serait totalement anti-démocratique.

 

NON à l'initiative

 

Pour les raisons énoncées ci-dessus, je vous invite à voter NON à l'initiative. Si celle-ci est finalement refusée, l'AVIVO peut envisager de mettre en oeuvre son idée par d'autres moyens, notamment ceux que j'ai mentionnés plus haut. En effet, ce n'était pas le cas l'an dernier lorsque l'initiative a été votée pour la première fois, mais l'AVIVO a maintenant des représentants au Grand Conseil, et peut donc officiellement participer aux travaux parlementaires, qui lui permettront peut-être de se rendre compte des erreurs de ses propositions avant qu'il ne soit trop tard.

 

Donc votez NON à l'initiative de l'AVIVO, comme vous le proposent non seulement plusieurs partis, mais surtout le Parlement des Jeunes Genevois (PJG), le Groupe de Liaison des Associations de Jeunesse (GLAJ) et les jeunesses de partis (sauf la Jeunesse Socialiste, qui a complètement retourné sa veste par rapport à sa prise de position de l'an dernier, abandonnant les conséquences anti-jeunesse, c'est-à-dire le texte de l'initiative, pour soutenir l'idée plus ou moins démocratique de l'AVIVO, c'est-à-dire le titre de l'initiative, qui n'a aucune valeur légale).

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18/10/2013

Tout ça pour la couleur des fesses à poser sur les sièges...

La législature 2013-2018 débutera le 7 novembre prochain au Grand Conseil genevois. Une fois les fesses bien au chaud sur ces sièges trop petits pour nombre d'entre eux (je ne me souviens plus de la dernière fois où Eric Stauffer a réussi à se glisser dans cet espace exigu qui lui est réservé), les nouveaux élus seront - enfin - amenés à travailler, pour concrétiser (ou pas) au sein des commissions parlementaires, les engagements conclus durant la campagne. Ainsi, les premières disputes entre partis se concentrent en premier lieu sur la répartition des sièges dans les commissions, qui comptent 15 membres chacune. Les fuites dans les négociations actuelles du Bureau du Grand Conseil montrent que la notion de représentativité des partis en fonction de leur poids électoral est interprétée de manière assez libre. Voici un petit récapitulatif:

 

Partis Suffrages Sièges
PLR 22.37% 24
MCG 19.23% 20
PS 14.33% 15
PDC 10.61% 11
UDC 10.33% 11
Verts 9.16% 10
EàG 8.75% 9

 

Sachant que le poids de chaque parti chez les électeurs est déjà exprimé dans le nombre de sièges que chaque parti détient au total, c'est en fonction de ce nombre que la répartition dans les commissions, à travers des critères prenant davantage en compte les rapports de force entre les différentes formations politiques, serait déterminée de la manière la plus adéquate. En ce qui concerne un point purement mathématique, un siège en commission équivaut à 6.7 sièges au plénum (6.7 représente donc la valeur de chaque siège en commission par rapport au plénum de 100 députés). Ainsi, voici ce que donnerait la première répartition, selon le nombre de sièges "entiers" attribués à chaque parti:

 

Partis Sièges (plénum) Sièges (commissions) Reste
PLR 24 3 (20.1) 3.9
MCG 20 2 (13.4) 6.6
PS 15 2 (13.4) 1.6
PDC 11 1 (6.7) 4.3
UDC 11 1 (6.7) 4.3
Verts 10 1 (6.7) 3.3
EàG 9 1 (6.7) 2.3

 

Avec cette première répartition, on remarque que le "reste" du MCG, du PDC et de l'UDC dépasse nettement la moitié de la valeur d'un siège en commission, ce qui ordonne qu'un siège de plus soit attribué à chacune de ces formations. De ce fait, il resterait encore un siège à pourvoir, et c'est ici que les choses se compliquent: si on se base sur les partis pris individuellement, on remarque que le PLR a un reste de 3.9, ce qui devrait suffire à lui octroyer le dernier siège. Pourtant, il y a un critère qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est celui des blocs. En effet, la législature 2013-2018 constituera un rapport de force constant entre l'Entente (PLR + PDC: 35 sièges), l'Alternative (PS + Verts + EàG: 34 sièges) et l'extrême-droite (UDC + MCG: 31 sièges), ces trois fronts représentant chacun grosso-modo un tiers du parlement cantonal.

 

Transposé aux commissions, on pourrait s'attendre à ce que chacune de ces trois alliances ayant un poids égal au plénum aient donc un poids égal en commission. Sachant qu'avant l'octroi du dernier siège, l'Alternative disposait de quatre sièges alors que l'extrême-droite (avec moins de sièges au plénum ainsi qu'un nombre inférieur de suffrages populaires), en aurait cinq, il semble parfaitement logique d'attribuer le 15ème siège en commission à un parti de l'Alternative. Ainsi, voici une répartition qui semble équitable:

  • Entente: 5 sièges (3 PLR, 2 PDC)
  • Alternative: 5 sièges (2 PS, 1 Verts, 1 Ensemble à Gauche, + 1 siège)
  • Extrême-droite: 5 sièges (3 MCG, 2 UDC)

 

Il sera intéressant de voir ce qui sera finalement décidé par les partis eux-mêmes: déjà des voix s'élèvent pour réclamer 4 sièges du côté du PLR ou du MCG, 2 pour le PDC mais pas pour l'UDC, etc. En bref, suite à suivre: espérons seulement que les négociations au sujet de la répartition ne s'enveniment pas à un point tel que la logique de la confrontation s'invite et s'installe au Grand Conseil dès le début de la législature, car c'est toute la population qui aurait à en souffrir...

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09/09/2013

Carlos Medeiros ou le politicien de la honte.

Je reviens d'un débat sur la sécurité et l'immigration à Uni Mail, organisé par la radio portugaise de Genève. 

 
Ce débat aurait pu être un bon débat. La tenue de Nathalie Hardyn (PLR), la spontanéité de Miguel Limpo (Verts) et la ferveur de Jocelyne Haller (Ensemble à gauche) étaient autant d'ingrédients qui rendent les débats savoureux. 
 
Mais Carlos Medeiros (MCG) était le vinaigre qui donna à cette mixture un goût rance. S'exprimant en dernier lors du tour d'introduction, il n'a fait que critiquer ses préopinants (s'attaquant aux chômeurs au passage), traiter les Conseillers d'Etat d'autistes, et vomir les slogans infects d'Eric Stauffer. 
 
Par la suite, il employa tous ses moyens à centrer le débat sur les frontaliers et sur lui-même, n'hésitant pas à couper la parole et à insulter les autres intervenants. Il fut à ce point insupportable que même la modératrice (Christiane Pasteur - Le Courrier) dût le lui dire. 
 
Gueuler dans le micro, insulter ses contradicteurs, se contredire à chaque phrase, attaquer car il n'a rien à dire, interrompre l'orateur-trice, tout cela résume le comportement indigeste de cet individu qui, de manière invraisemblable, sera probablement élu au Grand Conseil le 6 octobre!
 
Il n'y a pas que moi qui craint l'accession d'un tel agité sans valeur(s) au législatif: outre le fait que déjà les autres intervenants étaient catastrophés de la performance indigne de ce personnage, le public lui-même l'a très peu apprécié et ne s'est pas gêné pour le lui montrer.

Écrit par Diego Esteban dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook |