10/11/2015

Commémorer dignement la fusillade de 1932

Pour la première fois hier soir, je me suis rendu à Plainpalais, pour commémorer les victimes de la fusillade commise il y a 83 ans, à quelques mètres de l'endroit depuis lequel j'écris ce billet.

 

Commémorer la fusillade de Plainpalais, c'est rappeler l'histoire de la répression - et du meurtre - de manifestants venus clamer leur opposition au fascisme, à une époque où l'Union Nationale (parti suisse antimarxiste et antisémite, sympathisant des nazis) de Géo Oltramare comptait 15 députés au Grand Conseil genevois. C'est rappeler que l'antifascisme est une idéologie qui dépassait déjà les simples frontières partisanes avant même le début de la seconde guerre mondiale. S'opposer au fascisme, c'était (et c'est) s'opposer à l'idéologie de la haine, de la domination, de la division par excellence.

 

La fusillade de Plainpalais représente le paroxysme, à l'échelle genevoise, des tensions politiques des années 30. Les gaffes des autorités de droite de l'époque, largement aidés par une armée incompétente et répressive (dont les recrues inexpérimentées tuèrent 13 manifestants et badauds non-armés), leur ont valu une lourde sanction politique de la part des Genevois en deuil. Cet événement a ensuite mené à une division historique du socialisme qui perdure encore aujourd'hui. Je m'attendais donc logiquement à une commémoration solennelle, reposant sur le message simple et rassembleur de: "plus jamais ça".

 

Je fus déçu en mal. Certes, comme le veut la coutume, on prononça les noms des victimes pendant que les participants à la commémoration déposaient des fleurs au pied du monument. Mais la part de superflu était impressionnante: des banderoles "save the refugees", des pancartes de soutien à la grève de ce mardi, des discours contre le "paquet Berset" et la réforme de l'AVS, etc. J'étais venu pour commémorer un événement symbolique de l'anti-fascisme, j'ai eu l'impression de me retrouver au beau milieu d'un rassemblement d'Ensemble à Gauche, devant subir les mêmes discours que j'entends à n'importe quel événement politique, avec les mêmes arguments, les mêmes revendications. Plusieurs messages brouillés dans une masse hétérogène où les victimes de 1932 disparaissent dans la masse.

 

Je suis bien évidemment pour que les réfugiés soient protégés et accueillis: qu'ils subissent la galère dans leur pays d'origine, sur la route de l'exil ou ici, sur le plancher des vaches. De plus, je soutiens la grève d'aujourd'hui, je m'opposerai vraisemblablement au budget 2016 vu la direction qu'il semble prendre, et je m'opposerai - comme à peu près tout le monde à gauche dans ce canton - aux deux points spécifiques de la réforme de l'AVS qui posent problème (retraite des femmes à 65 ans, baisse du taux de conversion à 6%). Par ailleurs, cette réforme de l'AVS est habituellement nommée "paquet Berset", selon toute évidence par des personnes qui n'ont pas compris que les voix minoritaires du Conseil fédéral sont tenues secrètes en application de la LOGA, rendant impossible la tâche de savoir quelle majorité gouvernementale est à l'origine des points éventuellement problématiques.

 

Dans les commémorations de 1932, il y a une dimension symbolique, solennelle, qui a de toute évidence été abandonnée par les organisateurs. Le soir de chaque 9 novembre est devenu un simple prétexte pour organiser des meetings de gauche sur des sujets qui sont certes importants, mais qui n'ont qu'une pertinence très marginale vis-à-vis de l'objectif de la manifestation. Meeting d'une gauche d'ailleurs si sectaire, que le "paquet Berset" a été jugé plus pertinent en ouverture de la manifestation qu'une intervention d'une représentante du GSsA, quand bien même les événements de 1932 étaient éminemment empreints des idées antimilitaristes.

 

La manifestation en souvenir de la fusillade de 1932 ne doit plus être une simple occasion en or de faire de la comm' pour certains milieux de gauche. Elle doit rester (l'a-t-elle seulement été un jour?) dans le cadre d'une commémoration, où le respect dû aux morts reste la priorité, le message est également important, mais sans oublier que ce message se limite logiquement à l'antifascisme et à l'affirmation des droits fondamentaux, nécessaires à la démocratie. Si la situation ne change pas, alors cette manifestation, au potentiel rassembleur pourtant notable, restera l'apanage d'une minorité. Et je ne serai pas le dernier à trouver que c'est dommage.

Écrit par Diego Esteban dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |

25/03/2014

La définition de la responsabilité selon Olivier Jornot

La campagne de Me Pierre Bayenet, auquel tous présageaient une défaite écrasante en vue de l'élection du Procureur général le 13 avril prochain, vient de recevoir un soutien inattendu, celui de l'actuel Procureur général Olivier Jornot lui-même.

 

Ce dernier a livré une interview au quotidien Le Temps, dans un contexte où les stratégies du magistrat sont cassées les unes après les autres par le Tribunal Fédéral (concernant sa politique pénitentiaire). L'ancien Député PLR, élu en 2012 par le Grand Conseil (grâce notamment à sa propre voix, en violation manifeste de l'article 24 LRGC concernant l'obligation de s'abstenir lorsqu'un intérêt personnel est en jeu relativement à un vote), désormais chargé de faire appliquer la loi et de diriger l'action de l'Etat dans le domaine de la justice, a tenu des propos pour le moins curieux:

 

"Je ne me sens pas responsable des lacunes de l'Etat en matière pénitentiaire. [...] Je ne suis pas responsable de l'outil carcéral."

 

La réponse à cette déclaration, on peut la trouver dans l'institution du protocole. Il s'agit de l'introduction indispensable à toute apparition publique des autorités: l'ordre d'appel des titulaires de fonctions étatiques majeures est la première indication donnée sur l'importance de ces fonctions. Or, le Procureur général occupe le troisième rang dans la liste, après le Président du Conseil d'Etat (actuellement, il s'agit de François Longchamp) et le Président du Grand Conseil (actuellement, il d'agit d'Antoine Droin). Dans les processions officielles, les chefs du cortège sont ainsi les trois personnes représentant chacun des trois pouvoirs traditionnels. Dans ces cortèges, le Procureur général représente la justice dans son ensemble et précède les autres magistrat-e-s, devant même les six autres Conseillers-ères d'Etat, les 99 autres Député-e-s et toutes et tous les magistrats du pouvoir judiciaire.

 

En connaissant donc la fonction capitale de représentation qui réside dans le rôle de Procureur général, comment l'actuel titulaire de ce rôle peut-il valablement nier toute responsabilité des actions prises par l'appareil judiciaire à la tête duquel il se trouve justement? Cette attitude de l'autruche est inadmissible, et j'avoue qu'elle me surprend: la notion de responsabilité étant chère aux libéraux-radicaux, je me demande si c'est en tant que PLR, ou en tant qu'ancien militant du parti d'extrême-droite Vigilance, que le chef de la justice genevoise tient ces propos... Dans tous les cas, il est clair que si le poste de Procureur Général ne sied pas au sens des responsabilités d'Olivier Jornot, il est grand temps que celui-ci trouve une fonction qui lui corresponde davantage.

 

"Face à des délinquants inexpulsables, souvent originaires du Maghreb, l'Etat est démuni. J'ai donc décidé de lutter contre ce phénomène en utilisant la condamnation pénale pour leur rendre le séjour inconfortable et leur montrer qu'ils n'ont pas d'avenir ici. Cela prendra le temps qu'il faut. C'est avant tout une politique de protection de la population et pas de résolution des problèmes."

 

Je suis sans doute sur le point de me lancer dans le débat le plus ancien de la politique judiciaire, mais il me faut le dire: les violations du droit dans leur ensemble constituent toujours un échec pour la société, en raison du fait que celle-ci n'a pas su les prévenir avant qu'elles surviennent. Cet échec est réparable, et la réaction adéquate réside dans une pesée équilibrée entre prévention et répression, soit entre le fait d'empêcher la survenance d'une infraction, et la sanction infligée à toute personne qui en commet.

 

S'agissant du volet répressif, il ne doit pas constituer une simple mise à l'écart des délinquants ou criminels dans une boîte de conserve loin des regards, car ces condamnés n'en ressortiraient pas davantage enclins à suivre les règles légales et morales qui prévalent ici et ailleurs. Au contraire, soulignons que la délinquance, cas échéant la criminalité, ne sont pas des caractéristiques irréversiblement ancrées chez une personne y succombant à un moment donné: ce n'est pas une fatalité génétique; même pour la pédophilie, les psychologues s'accordent pour dire que cette maladie n'est pas forcément inguérissable. Ainsi, derrière la sanction, il doit y avoir un but de réinsertion de la personne au sein de la société. Ma conviction est que seul un tel fonctionnement de la condamnation judiciaire peut aspirer à véritablement régler les problèmes de délinquance et de criminalité.

 

Mais rien de tout cela chez Olivier Jornot, qui ne cherche nullement à résoudre des problèmes, comme il l'affirme ci-dessus. Il affirme vouloir utiliser la condamnation pénale contre des délinquants "pour leur rendre le séjour inconfortable et leur montrer qu'ils n'ont pas d'avenir ici." Outre le fait que l'Etat a certainement d'autres chats à fouetter que de s'acharner à rendre le séjour de délinquants et de criminels inexpulsables "inconfortable", cette déclaration est inquiétante, car elle révèle le désir du Procureur général de pousser la punition le plus loin possible, quel qu'en soit le coût: la Tribune de Genève a récemment rapporté le cas d'un homme ayant été emprisonné plusieurs fois pour le motif de séjour illégal, avec pour seul élément notable dans son casier judiciaire une amende en lien avec la loi sur les stupéfiants. Drogue ou pas, il ne s'agit que d'une simple amende, mais, malgré l'absurdité de cette situation, Olivier Jornot ne voit aucune objection au fait de mettre - plusieurs fois - en prison un homme au motif qu'il a été condamné - une fois - à une amende. De mon point de vue, un tel acharnement est incompréhensible et inadmissible. Je ne donnerai jamais ma voix à un homme qui donne dans l'ultra-répressif aveugle, rappellant les heures sombres de la justice, lorsque le pouvoir de répression de l'Etat était davantage utilisé comme arme contre la population, en particulier contre les minorités.

 

Et si Olivier Jornot croit que sa politique de répression à relents autoritaires (probablement issus de son passage à Vigilance) est une politique de "protection de la population", qu'il aille le dire aux habitants de Puplinge, Choulex, Vandoeuvres, Thônex, et d'autres communes avoisinantes, aux gardiens de la prison de Champ-Dollon ainsi qu'à leurs familles, à toutes les personnes directement menacées par la survenance d'un très probable point de rupture dans le tristement célèbre pénitencier. Le jour où la surpopulation de Champ-Dollon aura conduit à son explosion, jamais la population n'aura été aussi menacée: Oliver Jornot garnit continuellement une bombe à retardement avec davantage d'explosifs, en affirmant inconsciemment que cela va garantir la sécurité de la population...

 

L'actuel Procureur général n'a qu'une volonté très sélective d'assurer le triomphe de la loi, et ne veut pas endosser la responsabilité de ses faits et gestes. En ce qui me concerne, j'opte clairement et sans hésiter pour l'avocat Pierre Bayenet dans l'élection qui approche, car il est évident qu'il assumera pleinement et fidèlement son rôle. Ses détracteurs le qualifient d'angélique sans se douter que ce qualificatif lui va très bien, puisque ce spécialiste des droits de l'homme est le seul à s'opposer à Olivier Jornot, qui les viole, et que l'on peut sans gêne qualifier de diabolique. Le candidat du PLR ne mérite pas une victoire-fleuve, vu la taille de ses manquements, vu le nombre croissant de condamnations du Tribunal Fédéral, vu son idéologie nauséabonde. Pierre Bayenet mérite sa chance pour plusieurs raisons, notamment car il n'a jamais eu de mandat électif (contrairement à Olivier Jornot, qui fut Député juste avant d'être élu Procureur général - notamment par lui-même) et garderait une certaine indépendance vis-à-vis des partis politiques, ou encore car il ne prône pas une application différenciée de la loi. C'est pourquoi je vous invite à voter pour lui le 13 avril prochain.

 

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Pour lire l'interview en entier, avec des commentaires de William Rappard, avocat et membre du Parti Vert'libéral, cliquez ici: http://lespetitsdiagnosticsdukrappard.blog.tdg.ch/

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16/10/2013

A quel jeu Philippe Morel joue-t-il?

Nombreux furent les observateurs politiques surpris de voir dans le 12:45 de la RTS (lundi 7 octobre) le docteur Philippe Morel, député du PDC au Grand Conseil réélu la veille, sourire franchement le soir des élections avec toute l'équipe électorale du MCG, sur les lieux où ce parti fêtait ses résultats électoraux.

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Philippe Morel s'était déjà fait remarquer par ses affiches électorales personnelles (avec lesquelles il a notamment inondé les médias, alors qu'il n'était "que" candidat au Grand Conseil) sur une dizaine de culs de bus au moins. Il fut, grâce aux dizaines de milliers de francs qu'il a investis dans sa campagne, le premier élu de la liste du PDC (derrière Luc Barthassat et Serge Dal Busco).

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L'actualité politique fut agitée - début 2013 - par l'annonce de plusieurs défections de membres PDC, qui ont quitté ce parti pour aller rejoindre le MCG (Delphine Perella-Gabus ou Sandra Golay par exemple). Pourtant, et le PDC a été clair sur ce point, le MCG est un parti aux antipodes des principes de la démocratie chrétienne. De ce fait, la démarcation politique avec le MCG a dû clairement être affirmée par le PDC.

1382309_420775224689363_1950545203_n.jpgDe ce fait, on peut avoir de la peine à comprendre pourquoi Philippe Morel s'affiche à la télévision publique, à un moment particulièrement sensible (le soir des élections), en compagnie des figures les plus médiatisées d'un parti adversaire du sien, dans son fief de campagne. Les politiciens adeptes de l’ambiguïté, surtout en ce qui concerne les candidats, n'inspirent en général pas confiance: si Philippe Morel pense que seul l'argent qu'il a dépensé en grosses sommes peut lui offrir sa réélection, c'est que ses propositions sont insuffisantes. S'il ne montre pas clairement sa ligne politique (en tant qu'élu du peuple, c'est le minimum qu'il doit à celui-ci), il se rendra rapidement compte que l'argent ne suffit pas, lorsque le peuple lui barrera la route aux prochaines élections.

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13/10/2013

Mauro Poggia, troglodyte maladroit

Ce dimanche, une semaine après le premier tour des élections au Conseil d'Etat, Mauro Poggia, candidat encore en lice, s'est fendu d'un article sur son blog, dans lequel il nous explique qu'en réalité, le MCG n'est pas un parti antifrontalier. En effet, dans un des derniers tous-ménages du MCG, il était question de "l'épidémie de frontaliers qui n'était pas éradiquée". Mais dans une plaidoirie qui se voulait l'expression de l'évidence la plus incontestable, Mauro Poggia tenta de nous convaincre du fait que l'association des termes "épidémie" et "frontaliers" n'était pas imputable à ses véritables auteurs, mais uniquement au lecteur qui "s'éloigne de la déclaration première". C'est vrai qu'il saute aux yeux que derrière "l'épidémie de frontaliers" se cache un raisonnement sain et réfléchi, que seuls les médisants ne sauraient appréhender à sa juste valeur... Sans m'attarder sur l'auto-déresponsabilisation habituelle dont font preuve les représentants du MCG, je vous cite une phrase tirée de cet article et qui a particulièrement retenu mon attention:

"L’article quant à lui indiquait pourtant clairement que les frontaliers en tant que personnes n’étaient pas visés et que c’était la problématique de l’invasion de travailleurs frontaliers qui était en cause"

Je me demande bien quelle sera sa réaction le jour où je parlerai de l'élection de ses camarades comme d'une "infection MCG qu'il faut supprimer", tout en précisant que je ne vise aucune des personnes élues. Malgré toutes ses acrobaties argumentatives, il échoue dans sa tentative de brouiller les esprits: le MCG est bel et bien un parti antifrontalier, ce que Mauro Poggia ne pourrait raisonnablement nier que si c'est dans une grotte qu'il a vécu ces huit dernières années.

 

Cependant, un unique titre dans un seul tous-ménages ne saurait à lui seul expliquer pourquoi le MCG est un parti antifrontalier. Cette caractéristique du mouvement fondé par Eric Stauffer sous le nom de "Mouvement Blochérien Genevois", en référence à un ancien Conseiller Fédéral UDC qui fut éjecté du gouvernement pour irrespect de la collégialité, découle d'une de ses idées-phare: "réservons les emplois aux Genevois" (selon la dernière formulation en date). Il est vrai qu'avant le MCG, personne ne parlait des frontaliers: les représentants de ce jeune parti ont donc bondi sur l'occasion d'ériger cette catégorie de travailleurs en bouc-émissaire commode des problèmes de l'emploi à Genève. Depuis lors, le frontalier est - à tort - devenu un "problème". En effet, le postulat premier du MCG (les frontaliers prennent les emplois des Genevois) a récemment été contredit par une étude très sérieuse menée par le Professeur Yves Flückiger, qui y nie toute corrélation entre le nombre de frontaliers et le taux du chômage.

 

Malgré cette étude, le MCG a poursuivi sur la voie du préjugé et continue encore de marteler sa volonté de lutter contre la présence de travailleurs frontaliers dans le monde genevois de l'emploi. Le terme de "frontalier", quant à lui, a une acceptation géographique et une acceptation juridique. Lorsqu'on interroge un représentant du MCG sur le sens précis qu'il donne à ce qualificatif, on dirait que celui-ci n'a pas d'autre définition que celle d'une personne travaillant sur Genève mais habitant ailleurs, d'où les accusations (fondées) contre ce parti de discrimination des Genevois habitant en France. En effet, lorsque l'on voit que moins d'un logement sur 200 est vacant sur l'intégralité du territoire genevois, qu'est-ce qui justifie de stigmatiser ses concitoyens en raison de leur lieu de résidence, si celui-ci n'est pas forcément volontaire? De rares membres du parti, dont l'avocate Danièle Magnin, affirment que le statut de "frontalier" est plutôt considéré sous son acceptation juridique, et que le parti s'attaque en réalité aux "euro-frontaliers", mais il est naïf de leur part que de croire que ce point de vue est celui que le MCG présente à la population à travers ses affiches (voir exemples ci-dessous).

 

Le MCG ne s'émeut pas du fait que ses propres slogans, affiches et autres formes de communication insufflent un amalgame aussi malsain que faux, visant à ériger les frontaliers comme un véritable problème de société, ce qu'ils ne sont manifestement pas. Pour les élections au Grand Conseil du 6 octobre dernier, ce parti avait présenté 99 candidats, dont un certain François Duc, Genevois frontalier domicilié à Gaillard: lorsque cette information fut diffusée dans la presse, ce candidat a été victime de harcèlement, principalement de la part de sympathisants MCG. Je tiens cette information d'un membre du bureau du MCG, qui n'a visiblement pas compris qu'à force d'insister sur la fausse croyance qu'un frontalier en plus est un emploi en moins pour les Genevois, elle s'installe dans les esprits et détruit toute forme de bon sens. Face à cette situation, le fait que le MCG la cautionne par le silence permet ainsi de confirmer qu'il s'agit bel et bien d'un parti antifrontalier.

 

Mais ce débat est un faux débat. Faire croire aux Genevois que les frontaliers sont un problème, alors même que cette opinion est déjà fausse, en affirmant qu'agir de ce côté-là améliorera leur situation, tient purement du mensonge. De plus, il est de notoriété internationale que la thématique de l'emploi est extrêmement complexe, et avancer une solution-miracle revient à faire preuve d'une simplicité malhonnête. 

 

Voir aussi l'article du Temps en rapport avec ce même sujet, ou cet article du Courrier, ou ce communiqué de presse du MCG, ou cet article de la Tribune de Genève (les exemples montrant l'incohérence du MCG sont extrêmement nombreux).

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Vos élu-e-s par commune

Le Grand Conseil de la République et canton de Genève est l'un des rares en Suisse à être élu selon le système proportionnel intégral. En d'autres termes, là où la majorité des cantons sont subdivisés en plusieurs régions électorales comprenant un nombre déterminé de représentants à élire au parlement cantonal, les Genevois, qu'ils viennent d'Avusy, d'Anières, de Meyrin, de Veyrier ou de Céligny, élisent chacun les 100 députés du législatif cantonal, et non uniquement ceux de leur circonscription électorale. Cependant, il n'est pas inutile de se pencher sur le lieu d'origine de chacun-e des élu-e-s, afin d'étudier la représentation territoriale du parlement cantonal.

 

Quelques statistiques: pop v cand: Bardonnex (0.5-2.1) - Bellevue (0.7-0.2) / cand v élu: Aïre/Anières (0.4-1.7) - Chêne-Bourg (2.5-0.9) / pop v élu: Aïre (0.2-1.7) - Avully/Collex (0.4-0)

 

(Mise à jour 7 mars 2017) Méthode: la commune d'origine est celle indiquée sur les listes électorales, même si un déménagement a eu lieu entre-temps. Il est indiqué pour chaque candidat s'il est élu député, député suppléant, au Conseil d'Etat/Conseil national (incompatibilité avec la fonction de député), démissionnaire, décédé ou non-élu. Il est également indiqué son parti (ou son ancien parti s'il siège comme député hors-parti). Pour chaque commune, il est indiqué son nombre de candidats, la part de cette commune dans le nombre total de candidats, la proportion de la population qui y vit, et le pourcentage d'élus issus de cette commune.

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Candidat-e-s au Grand Conseil: 476

Communes représentées chez les candidat-e-s: 37/45 

(aucun-e candidat-e pour Avully, Céligny, Chancy, Collex-Bossy, Gy, Jussy, Laconnex ou Presinge)

Député-e-s au Grand Conseil: 100

Député-e-s suppléant-e-s au Grand Conseil: 18

Communes représentées au Grand Conseil: 29/45

(les candidat-e-s représentant Cartigny, Corsier, Dardagny, Genthod, Meinier, Perly-Certoux, Pregny-Chambésy, et Russin n'ont pas été élu-e-s)

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Aire-la-Ville (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Raymond Wicky (PLR), Norbert Maendly (UDC, vient-ensuite)

  

Anières (0.5% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Jean-Luc Forni (PDC), Antoine Barde (PLR)

 

Avully (0.4% de la population, 0 candidats)

 

Avusy (0.3% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus, 1 Conseillère d'Etat)

  • Conseil d'Etat (1): Anne Emery-Torracinta (PS)

 

Bardonnex (0.5% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Députés (2): Christian Frey (PS, vient-ensuite), Georges Vuillod (PLR, vient-ensuite)
  • Conseil d'Etat (1): Luc Barthassat (PDC)
  • Non-élu-e-s (7): Sophie Dubuis (PLR), Daniel Fischer (PDC), Richard Saas (Vert'libéraux), Olivier Sauty, Guillaume Sauty, Philippe Heimo, Mary Gervasoni (MCG)

 

Bellevue (0.7% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Christian Decorvet (MCG)

  

Bernex (2.1% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats. 3.4% des élus, 1 Conseiller d'Etat)

  • Député-e-s (3): Jean Romain (PLR), Sophie Forster Carbonnier (Verts), Florian Gander (MCG, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Claire Martenot (Ensemble à Gauche)
  • Député démissionnaire (1): Michel Ducommun (22.01.2015, Ensemble à Gauche)
  • Conseil d'Etat (1): Serge dal Busco (PDC)
  • Non-élu-e-s (6): Guylaine Antille-Dubois (PS), Lauren Baddeley (Verts), Luc Gioria (PDC), Laurent Dubois (Vert'libéraux), Gregory Jolly, Alexandre Nieto (MCG)

  

Carouge (4.3% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 4.2% des élus)

  • Députés (4): Serge Hiltpold (PLR), Bertrand Buchs (PDC), Sandro Pistis (MCG), Michel Baud (UDC, vient-ensuite)
  • Députée suppléante (1): Céline Roy (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Henriette Stebler, Denise Maillefer (Ensemble à Gauche), Fabian Chapot, Valérie Bourquin (Verts), Adriano Piccoli, Jean-Philippe Terrier (PDC), Joachim Schwitzguebel, François Velen (UDC), Jérôme Montessuit (Vert'libéraux), Rifaat Ayadi, Salah Ben Chaabane, Marie-José Naine (MCG)

 

Cartigny (0.2% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): François George (Vert'libéraux), Xavier Schwitzguébel (UDC)

  

Céligny (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Chancy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Chêne-Bougeries (2.2% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député (1): Henry Rappaz (MCG)
  • Députées suppléantes (2): Marion Sobanek (PS), Delphine Bachmann (PDC)
  • Non-élu-e-s (11): Danielle Meynet, Léon Meynet (Ensemble à Gauche), Danielle Oppliger, Monika Sommer, Christian Colquhoun, Jean Locher (PLR), Christian Pittier (UDC), Virginie Cramer (Vert'libéraux), Michel Sapey, Ayten Basbaydar (MCG), Sophie Zagato (PBD)

 

Chêne-Bourg (1.7% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Beatriz de Candolle (PLR)
  • Députée suppléante démissionnaire (1): Magali Origa (04.06.2015, Verts)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Carlo, Anne-Marie Peysson (Ensemble à Gauche), Géraldine Chanton, Damien Lechevallier (PLR), Julien Fonjallaz (UDC), Jean-Marc Antoine, Louise Pascarella, Samia Aouad-Allaoua, Nguyen Van Minh, Laurence Dematraz (MCG)

  

Choulex (0.2% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): André Pfeffer (UDC, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (2): Samira Allisson (PS), Alain Meylan (PLR)

 

Collex-Bossy (0.4% de la population, 0% des candidats)

 

Collonge-Bellerive (1.6% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Candidats élus (3): Lionel Halpérin (PLR), Olivier Cerutti (PDC), Marc Falquet (UDC)
  • Non-élu-e-s (10): Xavier Lany (Ensemble à Gauche), Loïc Martin, Denis Mazouer, Guy Zwahlen, Norberto Birchler, Christine Bouvier, Carole Lapaire (PLR), Renaud Dupuis (Verts), Michel Stawarz (UDC), Alexis Roussel (Pirates)

  

Cologny (1.1% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Nathalie Schneuwly (PLR, vient-ensuite)
  • Non-élus (2): Patrick Dimier, Daniel Dellagiovanna (MCG)

 

Confignon (0.9% de la population, 9 candidat-e-s; 1.9% des candidats, 0.9% des élus)

  • Candidats élus (1): Jean-Michel Bugnion (Verts)
  • Député démissionaire (1): Daniel Zaugg (24.06.2016, PLR)
  • Non-élu-e-s (7): Yves Zehfus (Ensemble à Gauche), Melik Özden (PS), Sylvie Jay Delattre (PLR), Philippe Massonnet, Dinh Manh Uong (PDC), Valentin Bonny (Pirates), Marie-Inès Maigre (MCG)

  

Corsier (0.4% de la population, 2 candidats; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élus (2): Alexander Eniline (Ensemble à Gauche), Samuel Jaeggi (UDC)

  

Dardagny (0.3% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pierre Duchêne (PLR)

  

Genève (41.1% de la population, 187 candidat-e-s; 39.3% des candidats, 40% des élus)

Député-e-s (47):

  • Ensemble à Gauche: Salika WengerChristian ZauggOlivier BaudPierre Vanek, Pierre Gauthier (vient-ensuite), Jean Batou (vient-ensuite)
  • PS: Jean-Charles RielleLydia Schneider-HausserRomain de Sainte MarieIrène BucheIsabelle BrunierCaroline MartiThomas WengerAlberto Velasco, Nicole Valiquer Grecuccio (vient-ensuite), Jean-Louis Fazio (vient-ensuite)
  • PLR: Gabriel BarrillierPierre ConneEdouard CuendetMichel DucretNathalie Fontanet, Charles Selleger (vient-ensuite), Alexis Barbey (vient-ensuite), Alexandre de Senarclens (vient-ensuite)
  • Verts: Emilie Flamand-LewMathias BuschbeckBoris CalameYves de MatteisSarah Klopmann, Delphine Klopfenstein Broggini (vient-ensuite), François Lefort (vient-ensuite), Frédérique Perler (vient-ensuite)
  • PDC: Anne-Marie von Arx-VernonVincent MaitreGuy Mettan, Jean-Marc Guinchard (vient-ensuite), Jean-Charles Lathion (vient-ensuite)
  • UDC: Christo IvanovThomas Bläsi
  • MCG: Pascal SpuhlerFrançois BaertschiJean-Marie VoumardDanièle MagninDaniel SormanniSandra GolayClaude Jeanneret
  • Hors-parti: Carlos Medeiros (ex-MCG)

Député-e-s suppléant-e-s (7): Maria Perez (Ensemble à Gauche), Maria Casares (PS), Nathalie Hardyn (PLR), Guillaume Käser, Jean Rossiaud (Verts), Alexandra Rys (PDC), Gilbert Catelain (UDC)

Député-e-s démissionnaires (8):

  • Ensemble à Gauche: Rémy Pagani (17.12.2015), Vera Figurek (15.10.2015, vient-ensuite)
  • PS: Sandrine Salerno (refuse le mandat), Antoine Droin (16.04.2015, vient-ensuite)
  • PLR: Renaud Gautier (13.11.2014)
  • UDC: Yves Nidegger (refuse le mandat), Michel Amaudruz (17.12.2015)
  • MCG: Jean Sanchez (23.06.2016)

Conseil national (2): Lisa Mazzone (Verts), Benoît Genecand (PLR)

Non-élu-e-s (144):

  • Ensemble à Gauche: Gian-Thierry Sparacino, David Andenmatten, Tobia Schnebli, Arthur Cohen, Corinne Billaud-Khaouchi, Jean-Louis Carlo, Charlotte Meierhofer, Hélène Ecuyer, Mohamed Kenzi, Liliane Marchand, Morten Gisselbaek, Angèle Bilemjian, Diomidis Iliopoulos, Alfredo Camelo, Dominique Brodbeck, Michel Bissig, Brigitte Studer, Carmen Religieux, Yves Mugny
  • PS: Dorothée Marthaler Ghidoni, Jennifer Conti, Albane Schlechten, Roberto Baranzini, Christiane Olivier, Régis de Battista, Adrien Faure, Serge Raemy, Mohammed Benouattaf
  • PLR: Benoît Moget, Laurent Naville, Helena Rigotti, Ivano Rizzello, Vincent Schaller, Olivier Smaga, Gary Bennaïm, Pascal Blanch, Natacha Buffet, Rémy Burri, Andreas Dekany, Béatrice Fuchs, Marie-Hélène Hancock, Muhittin Kiral, Alban Kouango
  • Verts: Philippe Curchod, Sarah Delacoste, Isabelle Descombes, Christophe Dunner, Alfonso Gomez, Uzma Khamis Vannini, Antoine Maulini, Anne Moratti, Corinne Müller Sonntag, Jeffrey Nahas, Jacqueline Roiz, Julide Turgut Bandelier, Michel Bertschy 
  • PDC: Alia Chaker Mangeat, Sébastien Desfayes, Sami Gashi, Alain de Kalbermatten, Claudio Marques, Thomas Putallaz, Daniel Rasolo, Lionel Ricou, Stéphanie Riehle, Raoul Rodriguez, Sophie Tochon, Guy Tornare
  • UDC: Marc-André Rudaz, Philippe Colozier, Geneviève Descloux, Aimé Jolliet, Roger Marty, Pablo Rapin, Kilian Riviera, Pierre Scherb, Yanick Yersin, Jean Zahno
  • Vert'libéraux: Charly Schwarz, Sue Putallaz, Philippe Meyer de Stadelhofen, Louis-Charles Levy, Elisabeth Micheli, William Rappard, Vincent Aeschbacher, Bénédict Devaud, Max Nigg
  • Pirates: Didier Bonny, Willem van Gulik, Alexandre Patti, Sébastien Schopfer, Karine Baud, Jérôme Cuénod-Louvion, Steve Roeck, Ariel Stern, Corine Sudan Olivier, Alexandre Takacs
  • MCG: Cristina le Jeune Giacobbi, Denis Menoud, Sanja Lopar, Jean-Philippe Haas, Laurent Leisi, Mireille Luiset, Najib Bayoudh, Amar Madani, Maria Tramontano, Daniel Dany Pastore, Abdelaziz Houbbi, Cécile Orsat, Olivier Luiset, Vanessa Genoud-Quinodoz, Ming Te Hou, Abdel Ilah Latifi, Ayman Saidi
  • PBD: Charles Piguet, Gilles Champoud, Peter Sob, Alexandre Chevalier, Fabienne Aubry Conne, Amir Kursun, Ghita Djedidi, Yasuka Fader, Sophie Wallez-Lemonnier

 

Genthod (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Martin Carlos Pfister (PDC)

 

Grand-Saconnex (2.5% de la population, 13 candidat-e-s; 2.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christian GrobetMagali Orsini (Ensemble à Gauche)
  • Député suppléant (1): Patrick Hulliger (UDC)
  • Non-élu-e-s (11): Cruz Melchor Eya Nchama (PS), Antoine Orsini, Mirko Righele, Elizabeth Böhler-Goodship (PLR), Laurent Jimaja (Verts), Philippe Mettral (PDC), Eliane Michaud Ansermet (UDC), Jean-Claude Cudre, Jean-Pierre Wavre (Vert'libéraux), Rosemarie Delley (MCG)

  

Gy (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Hermance (0.2% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Marie-Thérèse Engelberts (hors-parti, ex-MCG)
  • Non-élus (3): Roland-Daniel Schneebeli (PLR), Marc Fuhrmann (UDC), Thierry Vidonne (PBD)

  

Jussy (0.3% de la population, 0% des candidats)

  

Laconnex (0.1% de la population, 0% des candidats)

  

Lancy (6.2% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 8.5% des élus)
  • Député-e-s (9): Christian DandrèsSalima MoyardCyril Mizrahi (PS), Bénédicte Montant (PLR), François Lance (PDC), Patrick LussiStéphane Florey (UDC), André PythonChristian Flury (MCG)
  • Député suppléant (1): Jean Fontaine (MCG)
  • Conseil national (1): Roger Golay (MCG)
  • Non-élu-e-s (21): Sébastien Ecuyer, Bernard Dumont, Michel Simkhovitch (Ensemble à Gauche), Muharrem Temel (PS), Ashraf Moussa, Fransisco Taboada, Cédric Vincent (PLR), Damien Bonfanti (Verts), Martine Casutt, Michele Colleoni (PDC), Philippe Perrenoud, Michel Gutknecht, Thierry Kalaidjian, Jean-Paul Otero, Panou Pabouctsidis (UDC), Alicia Devenoges, Grégoire Rinolfi (Pirates), Armando Couto, Bruno Reolon, Kevin Reichenbach, Massimiliano Marra (MCG)

  

 

Meinier (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (2): Julien Dubouchet Corthay (PS), Caroline Bartl-Winterhalter (PBD)

  

Meyrin (4.7% de la population, 17 candidat-e-s; 3.6% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (3): Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche), Jean-François Girardet (MCG), Françoise Sapin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (14): Thomas Savidan (PLR), Esther Hartmann (Verts), Yolande Boccard, Laurent Tremblet (PDC), André Dutruit, Karine Hermenier-Castro (UDC), Parvez Sualeheen (Pirates), Lysianne Gay, Cédric Lustenberger, Marco Gaetanino, Roger Frauchiger, Marlène Inacio, Marie-Laure Dupont (MCG), Anthony Jaria (PBD)

  

Onex (3.8% de la population, 14 candidat-e-s; 2.9% des candidats, 1.7% des élus)

  • Candidat élu (2): Eric Stauffer (hors-parti, ex-MCG), Yvan Zweifel (PLR)
  • Non-élu-e-s (12): Fatima Rime (PS), François Niederhauser (PLR), Moustapha Ouedraogo (PDC), Zora Masé (UDC), Elisabeth Hausermann, Bladymir Corrales (Vert'libéraux), Daniel Ceszkowski (Pirates), Raphael Coudray, Jean-Claude Cantiello, Jean-Paul Derouette, Christian Muller, Alain Ryser (MCG)

  

Perly-Certoux (0.6% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu (1): Pablo Garcia (PS)

  

Plan-les-Ouates (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2% des candidats, 3.4% des élus)

  • Député-e-s (4): Roger Deneys (PS), Patrick Saudan (PLR), Geneviève Arnold (PDC, vient-ensuite), Francisco Valentin (MCG, vient-ensuite)
  • Non-élu-e-s (6): Michel Favre (PLR), Xavier Magnin (PDC), Laurent Seydoux, Jérémy Seydoux (Vert'libéraux), Françoise Coopoosamy, Arbia Abbes (MCG)

  

Pregny-Chambésy (0.8% de la population, 4 candidat-e-s; 0.8% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élu-e-s (4): Rolin Wavre (PLR), Patrice Schaer, Hafida Nadia De Vries Andrié, Hakim-Alex Arherbi (MCG)

  

Presinge (0.2% de la population, 0% des candidats)

  

Puplinge (0.4% de la population, 2 candidat-e-s; 0.4% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Bernhard Riedweg (UDC)
  • Conseil national (1): Céline Amaudruz (UDC)

  

Russin (0.1% de la population, 1 candidate; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Non-élue (1): Sandra Borgeaud (PBD)

  

Satigny (0.8% de la population, 6 candidat-e-s; 1.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député (1): Eric Leyvraz (UDC)
  • Députée démissionnaire (1): Martine Roset (03.12.2015, PDC)
  • Non-élu-e-s (4): Stéphane Tanner (PLR), Michael Andersen (UDC), Morgan Tinguely, Claudio Cori (Vert'libéraux)

  

Soral (0.2% de la population, 1 candidat; 0.2% des candidats, 0% des élus)

  • Député décédé (1): Pierre Weiss (24.04.2015, PLR)

  

Thônex (2.9% de la population, 12 candidat-e-s; 2.5% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Jacques BénéMurat Julian Alder (PLR)
  • Député suppléant (1): Pascal Uehlinger (PLR)
  • Député démissionnaire (1): Ivan Slatkine (12.03.2015, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Ali Uregen (Ensemble à Gauche), Patrick Marchetto (UDC), Fabienne Alfandari (Vert'libéraux), Christophe Andrié, Philippe Zaugg, Jean-Claude Manfredda, Didier Mayor (MCG), Philippe Kunzi (PBD)

  

Troinex (0.5% de la population, 3 candidat-e-s; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députée (1): Simone De Montmollin (PLR)
  • Députée démissionnaire (1): Béatrice Hirsch (22.09.2016, PDC)
  • Non-élu (1): Jean Berthet (PS)

  

Vandoeuvres (0.6% de la population, 3 candidats; 0.6% des candidats, 0.9% des élus)

  • Députés (2): Philippe Morel (hors-parti, ex-PDC), Ronald Zacharias (MCG)
  • Non-élu (1): Jérémy Gardiol (UDC)

  

Vernier (7.3% de la population, 32 candidat-e-s; 6.7% des candidats, 2.5% des élus)

  • Député-e-s (2): Christina Meissner (hors-parti, ex-UDC), Thierry Cerutti (MCG)
  • Député suppléant (1): Marko Bandler (PS)
  • Député-e-s démissionnaires (5): Thierry Apothéloz (refuse le mandat, PS), Michèle Künzler (refuse le mandat, Verts), Philippe Joye (04.12.2014, MCG), Pierre Ronget (22.09.2016, PLR) Frédéric Hohl (26.01.2017, PLR)
  • Conseil d'Etat (1): Antonio Hodgers (Verts)
  • Non-élu-e-s (23): Clarisse Margueron, Massan Missoh (Ensemble à Gauche), Denis Chiaradonna, Andrés Revuelta, Jean-Claude Jaquet (PS), Gilles-Olivier Bron (PLR), Lucia Dahlab, Miguel Limpo, Olivier Perroux, Leyla Ahmari Taleghani (Verts), Yves Magnin, Walid Taieb (PDC), Valérie Cuenca-Berger (UDC), Alain Primatesta (Vert'libéraux), Ana Roch, Brice Arduini, André Sotomayor, Maria Pilar Frieder, Daniel Noel, Rui Oliveira, Marc Frieder, Sébastien Berger (MCG), Alexandre Korkia (PBD)

  

Versoix (2.8% de la population, 11 candidat-e-s; 2.3% des candidats, 0.9% des élus)

  • Député suppléant (1): Patrick Malek-Asghar (PLR)
  • Non-élu-e-s (10): Dominique Deillon, Anne Lise Vadi (Ensemble à Gauche), Sébastien Kaech (PDC), Christian Bardet, Rosa Maria Hussein, Daiki Kunz (UDC), Laila Chaoui, Antonio Angelo, Louisa Schneider, Rachid Bovet (MCG)

  

Veyrier (2.2% de la population, 10 candidat-e-s; 2.1% des candidats, 1.7% des élus)

  • Députés (2): Cyril Aellen (PLR), Christophe Aumeunier (vient-ensuite, PLR)
  • Non-élu-e-s (8): Marie-Lourdes Desardouin (PS), Pierre-André Morand, Sébastien Zulian (PLR), Florian Odin (PDC), Lauriane Mermoud, Louis Olivier (UDC), Marielena Gautrot (Vert'libéraux), Baptiste Mesot (Pirates)

  

Autres (6 candidat-e-s, tous non élus)

  • Bons En Chablais: Danièle Bounaix (Ensemble à Gauche)
  • Ferney-Voltaire: Denis Bucher, Peter Loosli (Verts)
  • Gaillard: François Duc (MCG)
  • Peron: Brigitte Sarrasin Borel (PBD)
  • Vetraz-Monthoux: Antoni Mayer (PDC)

Écrit par Diego Esteban dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook |